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lundi 3 février 2020

A l’heure du bilan

Porte-parole du groupe « Loches : changer d’ère ! », je souhaite profiter de notre avant-dernière « tribune libre » publiée dans Loches Actualités pour remercier, une dernière fois, les Lochoises et Lochois qui par leur vote en mars 2014 nous avaient accordé leur confiance et sur lequel reposait notre légitimité à animer le débat local et la démocratie représentative à Loches pendant ces six ans de mandat.
Je tiens aussi à remercier mes anciens colistières et colistiers de notre liste candidate de 2014, conduite par Jean-Marie Beffara, de la confiance qu’elles et qu’ils m’avaient témoignée, au lendemain de la défaite électorale, en m’élisant unanimement porte-parole de l’opposition municipale pour ces six longues années ; j’espère en avoir été digne.
Je veux aussi remercier les conseillères et conseillers municipaux de notre groupe d’élu-e-s qui ont siégé à mes côtés tout au long de ce mandat communal : Françoise Lesny-Vardelle, Marc Vincent, Christiane Bonvalet [qui a remplacé dès 2015 Franck Roussel] & Philippe Adam [qui a remplacé depuis 2017 Johanne Breton].
Après la trahison de Mme Paquereau qui s’était autoproclamée « conseillère municipale indépendante » dès le conseil municipal d’installation [soit quelques jours seulement après le vote unanime évoqué ci-dessus], je veux les remercier pour leur fidélité, leur solidarité, leur dévouement ; leurs valeurs, leurs réflexions, leurs engagements pour notre ville, son territoire et pour ses habitant.e.s !

A l’heure du bilan, nous avons siégé à plus de 42 conseils municipaux, été représentés à plus de 90 cérémonies ou commémorations, rédigé les 65 « tribunes libres » mensuelles de Loches actu ; publié plus de 340 articles sur notre site internet, plus de 640 tweets et au moins autant sur facebook, adressé par courriel à plus de 700 Lochois près de 9 newsletters trimestrielles, etc. Pour expliquer inlassablement ce que nous avons fait pour Loches et ses habitant.e.s... Et que vive la démocratie locale !

 
Photos : La Renaissance lochoise, La Nouvelle République
& Loches : changer d'ère !

 
Pour les élu.e.s du groupe « Loches : changer d’ère ! »,
Denis Maljean, Conseiller municipal.


dimanche 5 janvier 2020

Bonne année [électorale] 2020 !

© Gaultier Photography
Comme de tradition, nous profitons de notre “tribune libre” du mois de janvier pour vous adresser nos voeux, les meilleurs, pour cette nouvelle année... 

La dernière du mandat 2014/2020 puisque les élections municipales sont programmées le dimanche 15 mars. 
Ce qui n’a pas empêché le maire et sa majorité, lors du conseil municipal de décembre, soit tout juste 3 mois avant ce rendez-vous démocratique, de voter le nouveau Plan local d’urbanisme [PLU] de Loches : la traduction REGLEMENTAIRE de leur projet de développement de notre ville pour les 10 années à venir... 
 Il est vrai que la démarche de révision du PLU avait été engagée il y a près de 2 ans ; et que nous ne pouvons que déplorer la pauvreté de la participation citoyenne (très faible participation des habitants aux réunions publiques ; enquête publique qui ne se résume qu’à des cas particuliers.) 
 
Plusieurs questions restent pour nous en suspend et méritent des éclaircissements. Elles ont été formulées publiquement lors du dernier conseil municipal, sans relais, aucun, dans la presse locale : 
  • “La ligne ferroviaire, dont nous prenons acte de la prudence de la SNCF dans sa réponse pour son avenir proche. Pourtant cette ligne est structurante pour la ville et son territoire, tant pour l’installation de nouvelles familles pouvant aller travailler rapidement et en sécurité dans la métropole tourangelle ; que pour le fret, dans son rétablissement jusqu’à Châteauroux, pour limiter la circulation poids lourds sur la RD 943.
  • La route départementale 943. Nous remarquons également la même « prudence », pour ne pas dire plus, des services du Département quant à son évolution dans la région lochoise… Pourtant un axe majeur pour son désenclavement. 
  • L’accueil des populations nomades. Nous l’avions déjà exprimé : payer près de 100 000 € des études prospective de l’aménagement du territoire communal en repoussant ne serait-ce que les prémices d’une réflexion sur plan semble ni responsable ni cohérent. 
  • La possible ou l’impossible ? “Densification urbaine”. Remarque de l’Etat sur la proximité de la “rocade” traitée uniquement par le prisme individuel phonique… Et les pollutions atmosphériques des habitations ??? Les zones sous-cavées non connues sous les futures zones à lotir… L’interdiction de densification des “écarts” ou hameaux… Le mythe du logement en appartements en zone rurale (ex école Vigny, futur ex centre René-Guillier, ex gendarmerie…)”


Pour les élu.e.s du groupe “Loches : changer d’ère !”, 
Denis Maljean, Conseiller municipal.


lundi 2 décembre 2019

Quelques inquiétudes à propos de l’avenir de la gestion publique de l’eau à Loches et en Sud-Touraine

Château d'eau de Loches
Suite à la sécheresse exceptionnelle de l’été dernier, nous vous rappelions, dans notre tribune libre de septembre, que depuis la fusion des 4 communautés de communes en 1 seule "Loches Sud Touraine", la gestion en régie publique de l’eau potable était la règle commune, même s’il demeure quelques contrats de "délégation de service publique" à des sociétés privées qui se terminent... Et que cette gestion publique de l’eau, ressource stratégique et essentielle à la vie, était la meilleure garantie de son accès à toute la population mais aussi d’investissements réguliers et d’entretien des réseaux de distribution. Et nous concluions que la poursuite de cet objectif commun devrait absolument être reconfirmé lors des élections municipales et communautaires de mars prochain.

La lecture de La Nouvelle République du 15 novembre dernier, au sujet du "lissage" des tarifs du prix de l’eau décidé par le dernier conseil communautaire de "Loches Sud Touraine", suscite néanmoins de sérieuses inquiétudes quant à l’avenir de sa gestion publique. S’il est tout à fait normal que l’ensemble des habitants du territoire paye les mêmes services au même prix, la révision systématique des tarifs à la hausse sur 10 ans interpelle : seraient-ils alignés, à terme, sur ceux pratiqués par les sociétés privées ? Facilitant, à terme, un passage en "délégation de service public" ? Donc en gestion privée. Ce qui serait totalement inacceptable dans le contexte de réchauffement climatique que nous évoquions. Est-ce d’ailleurs encore normal de pouvoir "faire du business" avec une telle ressource en voie de raréfaction ?


Pour les élu-e-s du groupe "Loches : changer d’ère !",
Denis Maljean, conseiller municipal.


samedi 26 octobre 2019

A la mémoire de Jean-Louis VILLIERS, ancien adjoint au maire de Loches

Vendredi 18 octobre dernier était inhumé, à Loches, Monsieur Jean-Louis Villiers. Il avait 85 ans.
Aussi, nous ne pouvions passer sous silence la disparition de notre ancien camarade qui savait parfois nous rappeler qu’il avait “participé à plus de 250 conseils municipaux”...

En effet, il avait été élu de Loches de mars 1977 à mars 2001 [24 années !] alternativement dans la majorité [2 mandats] mais aussi dans l’opposition [2 mandats]. Opposition municipale dont il avait été le porte-parole, que le maire honoraire de Loches, Jean-Jacques Descamps, s’était permis de qualifier, dans ses mémoires, de “peu motivé”... Notre ami Jean-Louis lui avait alors répondu dans La Nouvelle République [28/12/2013] : “Souvenez-vous cependant que, malgré ce manque de motivation, j'ai pu attirer assez de nos concitoyens à une réunion du conseil municipal pour qu'ils montrent leur opposition à votre choix de vous allier au FN [régionales 1998]. Nous avions selon la justice (que vous aviez appelée à votre aide) troublé l'ordre public tellement nous étions motivés”.

En guise d’hommage à Jean-Louis Villiers, en charge, sous le mandat d’Yves Le Garrec [1977-1983], puis Adjoint aux bâtiments communaux, sous le mandat de Christiane Mora [1989-1995], nous souhaitions vous rappeler les projets et réalisations toujours utiles aujourd’hui aux Lochoises et Lochois : la réhabilitation de l’aile gauche du Centre Aquilon [centre d’hébergement & cuisine centrale], la remise en état du pont Pierre-Sémard [menacé alors de circulation réduite aux véhicules légers] qui permet toujours de faire arriver en gare les bus Remi [ex TER], et bien sûr, la réalisation de l’espace Agnès-Sorel [esplanade Christiane-Mora, ex esplanade des Bas-Clos]...


Pour les élu-e-s du groupe “Loches changer d’ère !”, 
Denis Maljean, Conseiller municipal.


Mes remerciements à Annick & Hubert Cornu pour les précisions ; mes excuses à la famille Villiers pour mes imprécisions. Jean-Louis, nos franches discussions me manqueront.


mercredi 2 octobre 2019

A propos du « Site patrimonial remarquable » (SPR, ex « secteur sauvegardé ») de Loches

© Ville de Loches
Comme chaque année, depuis 35 ans cette année, les Journées européennes du Patrimoine ont rencontré un large succès populaire auprès d’un public varié à Loches, comme sur l’ensemble du territoire, confirmant un véritable intérêt des habitants pour le Patrimoine, sa conservation et sa mise en valeur ; qu’il s’agisse du Patrimoine monumental, archéologique ou bâti de propriétés privées exceptionnellement ouvertes à la visite…


 
Si la conservation du Patrimoine relève bien de missions de l’Etat et des collectivités territoriales par le classement ou l’inscription au titre des Monuments Historiques, l’entretien et la mise en valeur, l’ouverture au public… Elle dépend aussi largement du civisme des habitants par l’entretien et la restauration régulière de leurs propriétés. 

A Loches depuis 40 ans existe un « secteur sauvegardé » en centre-ville qui confirme que le Patrimoine est un tout : les monuments historiques majeurs et leur environnement urbain et naturel. Depuis 1 an, est entamée la révision du « plan de sauvegarde et de mise en valeur » du SPR* car son règlement de 1979 est aujourd’hui inadapté non seulement aux exigences environnementales actuelles de l’habitat mais aussi aux perceptions actuelles de sa conservation. 
  
Un bureau d’études rassemblant architecte du Patrimoine, sociologue, historien et géomaticien accompagne d’ailleurs la Ville de Loches dans sa démarche qui relève toujours et encore du civisme de la population. En effet, pour parfaire son diagnostic, le bureau d’études doit réaliser 200 à 300 fiches d’immeubles, il n’a actuellement pu avoir accès à seulement une vingtaine d’habitations. Si la méfiance des propriétaires est légitime, ces visites d’immeubles « de la cave au grenier » n’ont pour unique objectif la meilleure connaissance du Patrimoine bâti pour ajuster au mieux sa nouvelle réglementation ; pour éviter, par exemple, que comme en 1979, nombres de constructions soient désignées comme devant être « à démolir » pour « dégager » la vue sur les remparts : une perception aujourd’hui dépassée.
 
Nous ne pouvons ici que relayer leur appel à ouvrir les portes des maisons et à répondre aux demandes de rendez-vous. 


Pour les élu.e.s de « Loches : changer d’ère ! »,
Denis Maljean, Conseiller municipal. 

 

mercredi 28 août 2019

Au sujet de la sécheresse estivale

Illustration : comparaison inter-annuelle plus réaliste mais qui reste à nuancer
par une différence de stades phénologiques et de dates de récolte (ATMO-RISK)
 
L’été 2019 aura été, une fois de plus, marqué par de fortes chaleurs et - chose plus exceptionnelle dont les spécialistes s’accordent à dire qu’elle deviendra récurrente dans les prochaines années – par pas moins de 2 épisodes de canicules. La sécheresse s’est durablement installée, et Loches et notre territoire ne se distingue évidemment pas du reste de la France…

Depuis la fusion des 4 communautés de communes en 1 seule « Loches Sud Touraine », la gestion en régie publique de l’eau potable est la règle commune, même s’il demeure quelques contrats de « délégation de service publique » à des sociétés privées qui se terminent. Cette gestion publique de l’eau, ressource stratégique et essentielle à la vie, est aujourd’hui la meilleure garantie de son accès à toute la population mais aussi de l’investissement régulier et de l’entretien des réseaux de distribution.

La poursuite de cet objectif commun devra absolument être reconfirmé lors des élections municipales et communautaires de mars prochain.


Pour les élu.e.s du groupe « Loches : changer d’ère ! »,
Denis Maljean, Conseiller municipal.
 

mercredi 3 juillet 2019

Politique-fiction

© La NR
Les résultats des élections européennes de mai dernier sont scrutés de près par tous les états-majors politiques, dans la perspective des élections municipales de mars prochain. Aussi, prêtons-nous au jeu au vu des résultats de Loches :
  • Si l’on considère le découpage droite/gauche classique : la droite historique fait 16,74% (LR+UDI), derrière le centre 21,74% (LREM/Modem), derrière la gauche irresponsablement désunie 23,17% (EELV+PS+ Générations+PCF), bien derrière les populistes 33,75% (RN+FI+DLF, Debout la France+UPR+LP, Patriotes+LO+Alliance jaune ; sans aucun amalgame idéologique entre extrémisme de Le Pen et “populisme de gauche” revendiqué de Mélenchon).
    Mais dans un scrutin européen et à l’heure d’un “nouveau monde” exhorté, ce décompte n’est peut-être pas le plus pertinent.
  • Considérons donc maintenant un découpage pro-européens, majoritaires à 59,49% (LREM/Modem+LR+EEVL+PS+UDI+Générations), contre euro-sceptiques à 35,56% (RN+FI+DLF+PCF+UPR+LP+LO)...
  • Ou encore un décompte pro-Macron, minoritaire à 25,02% (LREM/Modem+UDI) ; anti-Macron à hauteur de 69,34% (RN+LR+EEVL+FI+PS+DLF+Générations +PCF+LP+LO+Alliance jaune)...
  • Et pourquoi pas un comptage pro-Angenault 20,71% (LR+DLF+UDI) contre 71,57% (LREM+RN+EEVL+FI+PS+ Générations+PCF) ?

© La NR
Mais à 4749 électeurs inscrits pour 6299 habitants (Insee 2015), 51,44% de votants dont 2,64% de votes blancs, seulement 48,81% de votes exprimés (moins d’un électeur sur deux !), nous vous projetons donc des scénarios de politique-fiction, aux alliances contre-nature !
Actuellement le changement de majorité municipale ne s’opérerait qu’aux conditions d’une union des gauches locales, en capacité de faire abstraction de toutes questions nationales, c’est-à-dire en accord avec les représentants locaux du parti présidentiel... Un nouveau scénario de politique-fiction ?! Dans un contexte où le RN pourrait localement jouer les trouble-fêtes... Politique-fiction ? Ou matière à nourrir nos réflexions estivales ?

Et un maire libéral et favorable à la réduction massive des fonctionnaires, demandant le maintien des emplois publics suite à l’annonce de la fermeture de l’accueil du public du Centre des impôts de Loches... Politique-fiction ? Non, politique.


Pour les élu.e.s du groupe “Loches : changer d’ère !”,
Denis Maljean, Conseiller municipal.
 
 

jeudi 6 juin 2019

A propos de Patrimoine historique [suite]

La tribune, signée par notre groupe, à propos de la collégiale Saint-Ours a fait sortir de sa réserve le maire honoraire de Loches, Jean-Jacques Descamps.
Notre réponse, point par point à ses observations patrimoniales, mérite d’être connue de tous afin de clarifier la perception un peu différente que nous avons de son bilan [qualifié sous l’angle financier de catastrophique* par “tous les observateurs objectifs”] :

  • Hôtel de Ville & Porte-Picois, dont les eaux pluviales ont déjà entamé la façade restaurée, verdie côté rue Saint-Antoine ; et imbibé le pignon Est jusque dans la salle des mariages...
  • Chancellerie dont on vous laisse constater l’état des peintures du rez-de-chaussée des salles d’interprétation...
  • église Saint-Antoine qui n’était ni inscrite ni classée... Donc bien moins prioritaire que Saint-Ours ! Et dont on peut déplorer que la “mise en lumière” du patrimoine religieux ressemble d’avantage à une chambre mortuaire, bien peu visitée...
  • remparts dont il a fallu attendre deux effondrements pour interventions plutôt qu’un entretien préventif, ce que nous déplorions effectivement dans notre tribune... 
  • Porte royale dont la première étanchéité ratée de la terrasse et les trop rares interventions ponctuelles ont eu raison des voûtes des salles d’étage et des collections “Musée de France” qui y étaient exposées !
  • tombeau d’Agnès Sorel dont la précipitation a nécessité de nouvelles interventions de restauration pour éviter que les scellements inadaptés n’aient raison du gisant d’albâtre...
  • Tour Saint-Antoine dont l’accès et la valorisation de visite nous sont promis depuis au moins 3 mandats. Elle n'aura servi que de pylône pour les antennes de vidéo-surveillance...
  • Quant au patrimoine privé et au “petit patrimoine”, nous vous faisons grâce de commenter les situations bloquées de la "Maison du Centaure" ou du fiasco de l’ancienne école Alfred-de-Vigny !

Nous nous réjouissons qu’enfin débutent les travaux de la collégiale, dont nous avons voté toutes les délibérations en ce sens. Lochois.es, nous sommes tous ambassadeurs du Patrimoine exceptionnel de notre ville que nous aurons coeur à faire découvrir aux nôtres cet été !

 
*Cf. rapport de la Chambre régionale des comptes, fin 2012


Les conseiller.e.s municipaux du groupe « Loches : changer d’ère ! »

 

mercredi 1 mai 2019

A propos de Notre-Dame

© Libération
« NOTRE DRAME » titrait en une, avec justesse, le journal Libération, au lendemain de l’incendie du lundi 15 avril 2019 qui venait de détruire irrémédiablement la charpente du XIIIe siècle de la cathédrale Notre-Dame de Paris et sa flèche, de l’architecte Eugène Viollet-le-Duc [« pionnier » de la restauration des Monuments Historiques au XIXe siècle], mais aussi d’endommager et de fragiliser une part importante – encore à déterminer – de ses maçonneries.
Croyant ou non-croyant, personne n’a pu rester indifférent au sort de cet édifice à la fois religieux et patrimonial, mondialement connu, entre autres, par l’œuvre de Victor Hugo et ses nombreuses adaptations. L’effroi d’une telle perte a entraîné une immense vague de générosité, son lot de prises de paroles publiques et de déclarations d’intentions… Parfois des plus percutantes ! Aux dépens de l’expression de spécialistes, réduite à presque néant au motif d’un « devoir de réserve » de plus en plus restrictif, par la volonté des institutions et surtout du politique.
Quelques architectes et historiens de l’art en colère ont pu dénoncer la gestion calamiteuse par la France de son patrimoine, qui privilégie la reconstruction à l’entretien préventif.

Comment ne pas faire écho avec notre collégiale Notre-Dame ? Ancien vocable de l’église Saint-Ours, classée au titre des Monuments Historiques par la liste de 1840, suite à la demande de Prosper Mérimée aux préfets de dresser la liste des monuments de leur département dont ils estimaient la restauration prioritaire… Un « édifice d'une étrange et sauvage beauté, unique au monde » l’aurait décrite Viollet-le-Duc. Elle est aujourd’hui présentée par le maire et sa majorité comme « un édifice en danger » !
Ici, nulle violence immédiate des flammes, évidemment. La pluie et le temps seulement qui rongent petit à petit les monuments… Mais qui nous incite à nous demander ce qu’en ont bien fait celles et ceux qui en étaient en responsabilité ces 25 dernières années ?!
  


mercredi 10 avril 2019

A propos d’engagement

© Astérix - René Goscinny et Albert Uderzo
Il est des moments où l’actualité politique locale n’est pas assez intéressante pour avoir à en disserter... Le budget 2019 a été voté par le maire et sa majorité [à 2 reprises nous avons déjà détaillé les raisons de nos désaccords]. Ils ont aussi acté la fin de la concertation pour la révision du PLU. La prochaine échéance électorale sera le dimanche 26 mai 2019 : les élections européennes, trop éloignées des “réalisations et gestion du conseil municipal” qui seules ont leur place dans un “bulletin d’information générale” [art. L2121-27-1 CGCT]. Les prochaines élections municipales seront organisées dans 1 an ! Et nous le réaffirmons : nous ne sommes pas en campagne.

Aussi, nous avions décidé “d’offrir” notre espace de Tribune libre à une association lochoise dont un projet avait besoin d’être soutenu, une “carte blanche” à un projet dont nous partageons les valeurs environnementales, patrimoniales, humanistes ou citoyennes...
Quelle ne fut pas notre surprise - pour ne pas dire déception - de devoir accuser autant de refus ! Malgré un accord initial très enthousiaste : “ne pas vexer monsieur un-tel ou madame une-telle de la majorité”, “éviter le mélange des genres”, “trop politique”, “pas de vague”, etc. etc.

Mais que sont donc des conseiller.e.s municipaux, dans une petite ville rurale comme Loches, si ce ne sont des bénévoles engagés ? Comme le sont, d’ailleurs, tous les responsables associatifs !
Serions-nous - majorité et opposition confondues - aussi sectaires que certains de nos concitoyens nous trouvent déconnectés ?! Tellement “déconnectés” qu’un tiers des élu.e.s communaux n’a pas pris part au vote des subventions municipales pour les associations, en février dernier, car étant aussi membre d’un bureau associatif local.

Notre satisfaction est d’avoir obtenu, au fur et à mesure du mandat, que le vote des subventions aux associations soit rapproché du vote du budget, pour qu’elles soient versées en début et non en fin d’année, pour améliorer les conditions de vos engagements.


Pour les élu.e.s du groupe “Loches : changer d’ère !”,
Denis Maljean, conseiller municipal.


samedi 9 mars 2019

Budget 2019 : pourquoi nous avons voté contre

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que notre intervention lors du débat d’orientations budgétaires 2019, à l’occasion duquel nous avons proposé un bilan des promesses de campagne de la majorité municipale, a fait couler beaucoup d’encre :
  • la NR a publié son propre bilan, le 2 janvier,
  • le maire y a consacré son édito du Loches actualités de janvier,
  • et la première adjointe, sa tribune du dernier bulletin municipal.
 
À notre lecture factuelle, point par point (de couleur) de ces promesses, nous n’avons eu que des réponses d’intention mais aucune démonstration ! N’en déplaise au maire, le débat démocratique se construit dans la confrontation des idées et des points de vue : nous attendons donc, comme les Lochois(e)s, des réponses précises, point après point. Et malgré ce qu’écrit la première adjointe, le mandat s’étend de 2014 à 2020, 6 ans, pas 10 ou 12 ans !

Le budget 2019, dernier budget du mandat en exercice, ne permettra absolument pas au maire et son équipe de boucler ses promesses de campagne.
À ce jour, nous maintenons que 5 ont été tenues, 6 quand la maison des associations sera ouverte (seule promesse propre à ce mandat !), 16 sont à des stades d’avancement très différents : 22 sur 66. Les deux autres tiers ont été abandonnés ou doivent être mis à l’ouvrage en un an... Ce qui a motivé notre votre contre ce budget.

Vote contre le compte administratif (bilan financier) 2018 également, car le maire semble satisfait de sa gestion, mais :
  • L’ancienne école Alfred-de-Vigny a-t-elle été enfin vendue ? NON
  • La vie quotidienne des Lochois(e)s s’est-elle améliorée ???
    (à l’exception de quelques remplacements de chaudières ou de l’isolation de l’école Lamblardie)
  • L’augmentation des impôts locaux était-elle indispensable ? NON
    (+1 point de taxe foncière, +15% de taxe d’habitation par suppression d’un abattement)
  • La dette, dont nous ne souhaitons absolument pas qu’elle devienne l’unique caricature de nos propos, s’élevait à 17 214 255,24 € au 31/12/2018. 
 
Pour les élu.e.s du groupe "Loches : changer d’ère !",
Denis Maljean, conseiller municipal.
 
 

lundi 21 janvier 2019

A propos de promesses électorales...

Le rapport d’orientations budgétaires 2019, étape préalable au vote du budget de la ville de Loches, a été débattu lors du dernier conseil municipal de décembre. A cette occasion, nous avons rappelé qu’il s’agissait du dernier débat politique budgétaire du mandat : le budget 2020 étant voté juste avant les élections municipales. Aussi, nous nous sommes évertués à vérifier si ce dernier budget en exercice permettrait au maire et à son équipe de boucler ses promesses de campagne de 2014... Et le moins que l’on puisse affirmer, c’est qu’on est bien loin du compte !

En effet, sur 66 promesses du “projet 2014-2020”, 5 seulement ont été réalisées et concernent, pour les plus gros investissements, la modernisation du pôle scolaire, engagée lors du précédent mandat. 16 sont en cours de réalisation à des stades d’avancement très différents si l’on compare, par exemple, la maison des associations, annoncée pour la fin d’année 2019, et la restauration de la collégiale Saint-Ours, qui s’ouvre pour les 10 années à venir. 8 propositions n’ont pas été évaluées car ne relevant pas directement des compétences notre commune : développement économique ou hôpital. Et à ce jour, 37 promesses n’ont pas été tenues ! Beaucoup concernent des aménagements urbains ou routiers dont le lancement “d’études” ne manquera pas d’être annoncé dans les 14 prochains mois !

“Ces actions ont été chiffrées et seront réalisées sans aucune augmentation d’impôts” promettaient le maire et son équipe, ce qui est faux puisque qu’une augmentation de taxe foncière et la suppression d’un abattement sur la taxe d’habitation ont été votées en 2018. Et “sans endettement supplémentaire” s’engageaient-ils ! Alors qu’il leur faudrait maintenant un second mandat 2020-2026 pour retrouver l’endettement déjà élevé de 9 millions d’euros de 2014... Il est de 17 millions en 2019.

 
Pour les élu.e.s du groupe “Loches : changer d’ère !”,
Denis Maljean, Conseiller municipal.


Vous pouvez évidemment retrouver notre évaluation complète ci-dessous :

Cliquez pour agrandir, clic-droit pour télécharger

 


lundi 31 décembre 2018

Nos vœux pour cette nouvelle année !

Comme il est de tradition dans ce Loches actualités de janvier, nous vous adressons à toutes et à tous, cher.e.s Lochois.es, nos vœux, les meilleurs, pour cette nouvelle année 2019.




Bien sûr nous n’oublions pas, malgré les fêtes, la fin d’année 2018, marquée par la violence dans notre pays... Violence de la vie quotidienne, la vie chère, au point parfois de devenir intenable, comme nous l’ont rappelé les mobilisations des “gilets jaunes” ; violence du débat public, de son “dialogue de sourds” entre nos concitoyen.ne.s et leurs élu.e.s, parfois devenu inaudible à force de déformations jusqu’à la désinformation sur certains réseaux “sociaux” ; violence aussi jusque dans la chair, au prix des vies des victimes, innocentes, de l’attentat du marché de Noël de Strasbourg. Ne les oublions pas !

Alors revenons peut-être aux racines des principes fondateurs de notre République française, à la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, de 1789, qui proclamait dans son article 1er, l’Egalité en droits ; affirmait art. 4, la Liberté ; indiquait art. 6, le concours des Citoyens ou de leurs Représentants à la Loi ; art. 10, le droit de manifester ; art. 11, la liberté de penser et de la presse ; art. 12, la nécessité d’une force publique ; art. 13 et 14, la nécessité de la contribution publique ; etc. La [re]lecture de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, du 10 décembre 1948, devrait être toute aussi inspirante, avant le “grand débat national” qui nous est annoncé.


Pour les élu.e.s du groupe “Loches : changer d’ère !”,
Denis Maljean, Conseiller municipal.

 

Droit de réponse

Dans Loches actualités de novembre dernier, Mme Paquereau, conseillère municipale “indépendante”, écrivait dans sa tribune : “Non, la Communauté de communes n’est pas une administration de gestion consensuelle comme l’a soutenu D. Maljean lors du dernier conseil municipal.”

Elle faisait référence au conseil municipal du 5 octobre 2018, dont il a été enregistré au procès-verbal : “M. MALJEAN souhaite tout d’abord rappeler un point de désaccord déjà exprimé entre Madame PAQUEREAU et lui. La Communauté de communes est présentée comme devant être un outil au service d’un projet politique alors même qu’à aucun moment une consultation démocratique n’a permis de confirmer le bien fondé de ce projet politique. Il pense que la fusion est bien administrative à ce stade étant donné le décalage des calendriers. Le projet viendra, mais l’administration doit assurer une continuité de service public et être neutre dans les missions qui lui sont données.” [PV adopté à l’unanimité en séance du 23 novembre 2018]
 
 

samedi 24 novembre 2018

“Gilets jaunes” ?

© 2008 Sécurité routière
Le sujet politique du moment, c’est les “gilets jaunes” qui s’illustrent à Loches comme ailleurs par leur présence visible, parfois gênante pour la circulation, dans les ronds-points de la rocade de Loches...
Si le point de départ de cette mobilisation citoyenne du samedi 17 novembre était la hausse importante de prix des carburants, bientôt amplifiée par l’annonce d’une augmentation de taxe sur les produits pétroliers ; elle semble aujourd’hui vouloir élargir ses revendications aux questions plus générales de pouvoir d’achat, dans un contexte d’impopularité croissante du Président de la République.

Pour être clair et direct, ce sujet des “gilets jaunes” n’est pas simple à traiter quand on est un-e élu local : en parler, c’est s’exposer à la récupération politicienne ; l’ignorer, c’est faire preuve d’un certain “mépris de classe”...
A Loches, via les réseaux sociaux, nous avions été destinataires d’un “appel à la mobilisation” pour le 17 novembre que nous n’avons pas relayé, le mouvement se revendiquant “apolitique” et “spontané”. Puis dans les colonnes de La Nouvelle République, on pouvait lire que les “gilets jaunes“ lochois “regrettent : “On ne voit aucun élu, aucun maire !””. Pas simple.

Pour être tout à fait franc, ce mouvement social des “gilets jaunes” pose encore bien des questions : la colère des manifestants excuserait-elle les violences verbales ou les dégradations matérielles ? Non. L’agacement des automobilistes justifierait-il de forcer les barrages au risque de renverser manifestants ou forces de l’ordre ? Non. Ce mouvement de protestation peut-il vraiment être apolitique ? Les comptes facebook de “gilets jaunes” lochois partagent aussi des publications complotistes ou extrémistes. L’absence d'encadrement syndical ou partisan, de structure ou de revendications claires ne devrait-elle pas nous alerter ? Les récupérations populistes de ce mouvement populaire s’affirmeront-elles jusque dans l’enceinte du conseil municipal de Loches ?

Denis Maljean, Conseiller municipal,
Porte-parole du groupe “Loches : changer d’ère !”


dimanche 4 novembre 2018

La ligne Tours-Loches en bonne voie ?

Tout espoir n'est pas perdu pour son maintien. Le Conseil régional réaffirme son engagement pour sauver cette ligne avec le lancement d'importants travaux début 2019. Cette "petite ligne" est de grande importance pour le quotidien des usagers de Loches et de son territoire. Le financement débloqué par la Région est une première étape, encore faudra t-il l'apport indispensable de l’État et de la SNCF pour moderniser et pérenniser cette ligne.

Nous sommes tous concernés, usagers ou non, usagers réguliers ou occasionnels, car la fermeture de la ligne entraînera inéluctablement la fermeture de la gare. Or, une commune qui n'a plus de gare est une commune qui s'isole et avec elle l'ensemble de son territoire.

Donner une nouvelle dimension à cette ligne avec un cadencement satisfaisant (trains à des horaires répartis régulièrement sur la journée) diminuera l'utilisation des voitures et des cars avec un double bénéfice pour la sécurité et pour l'environnement. Bénéfice sécuritaire : parce que la sécurisation de la D 943 ne passe pas seulement par son aménagement ; elle passe aussi par une utilisation plus importante du réseau ferré y compris pour le fret. Bénéfice environnemental : parce que moins de circulation routière c'est moins de gaz à effet de serre et donc moins de pollution.

Une offre de transport variée c'est aussi plus d'attractivité pour notre ville et donc un atout supplémentaire pour susciter l'installation de nouveaux habitants et la venue de touristes.

Enfin, comment justifier que Loches, sous-préfecture, puisse perde sa ligne ferroviaire alors que l'autre sous-préfecture, Chinon, a vu sa ligne Tours-Chinon rouverte en 1982, puis modernisée. Il s'agissait là d'un combat politique au service de la population... La mobilisation de tous les élus sera donc déterminante !

 
Pour les élu.e.s du groupe "Loches : changer d’ère !",
Françoise LESNY-VARDELLE, conseillère municipale.

 

lundi 27 août 2018

Débat sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durables (PADD) du plan local d'urbanisme (PLU) de la ville de Loches : intervention de Denis Maljean [remis à jour]

Extrait du Procès-verbal des délibérations du Conseil Municipal
Séance du vendredi 6 juillet 2018

 
© Urban Ism

  
[...]
 
La parole est ensuite donnée aux conseillers municipaux qui souhaitent s’exprimer et réagir sur le contenu du PADD qui vient d’être exposé.

M. MALJEAN apporte une première remarque sur l’accessibilité. Il formule le vœu que les réflexions qui vont être portées sur la ville sur les 10 ans à venir ne soient par virtuelles, si demain la liaison TER venait à disparaître. La question du fret en dehors des marchandises agricoles n’a pas été évoquée mais pourrait être un point d’allègement des contraintes routières.
 
Sur le contexte économique de la ville, il indique qu’il y a deux fois plus d’emplois à Loches que d’actifs alors que parallèlement, la population souffre d’un chômage supérieur à la moyenne de la Région. Il souligne ce décalage, qui dépasse le champ de la réflexion sur le PLU mais constitue un sujet d’interrogation intéressant.
 
M. ANGENAULT lui répond qu’il s’agit d’un problème d’employabilité qu’il convient effectivement de traiter.
 
Sur les chiffres annoncés en matière de dynamique commerciale, M. MALJEAN indique que la zone de chalandise de plus de 50 000 habitants est surprenante sachant que l’offre commerciale se multiplie dans le territoire et devrait réduire cette potentialité de chalandise. 
 
M. ANGENAULT lui répond que ces chiffres sont réels et résultent des études qui ont été faites par la CCI, sur la base de données INSEE.
 
M. MALJEAN indique que le projet de construction du village des marques inquiète énormément la population commerçante du centre-ville et maintient qu’une des conséquences sera la réduction de la zone de chalandise de Loches.
 
M. ANGENAULT lui explique que les flux s’effectuent davantage du sud au nord et beaucoup moins du nord au sud ; c’est-à-dire que les habitants en limite de la métropole consomment majoritairement à la métropole mais qu’une grande partie du territoire situé au Sud de Loches est captée, jusqu’à Buzançais à minima.
 
M. MALJEAN souligne en réponse que l’offre commerciale dans l’Indre se développe aussi. Il ajoute que l’évolution des consommations vers l’économie et les achats via internet doit éveiller une certaine méfiance afin de ne pas sur-développer les surfaces commerciales ce qui risque d’entrainer des zones de friches complètes, comme on peut le constater dans beaucoup d’états du nord des Etats Unis.
 
Concernant les objectifs déclinés en matière de développement urbain, M. MALJEAN rappelle que la Gare scolaire constitue une priorité depuis de nombreuses années et espère sa réalisation prochaine.
 
Concernant l’objectif d’accueillir de nouveaux Lochois, il remarque que cette démarche n’a pas été une priorité jusqu’ici, de façon à maintenir une certaine carte électorale.
 
M. ANGENAULT répond que cette remarque est fausse car le solde migratoire est positif à Loches.
 
Sur la nécessité d’augmentation de l’offre de logement, M. MALJEAN souligne que dans le centre historique de Loches, des logements proches de l’insalubrité sont une piste de réflexion sur la valorisation et l’attractivité, ceci afin d’éviter la consommation de nouvelles terres agricoles. Il pense que les propriétaires urbains du centre-ville devraient se mettre d’accord afin de trouver une solution pour les logements situés au-dessus des commerces. Il ajoute que des villes ont réussi à coordonner ce type de réflexion en effectuant des échanges de propriété, ce qui a donné des résultats intéressants et permis de pallier l’absence d’accessibilité des logements par les magasins.
 
M. MALJEAN regrette que la préoccupation de ne pas poursuivre la diminution des terres agricoles n’ait pas été affichée sur des projets récents, en prenant l’exemple de la nouvelle gendarmerie. Il estime en effet qu’une revalorisation complète du bâtiment existant aurait pu être réalisée.
 
Concernant les entrées de ville, il constate que leur valorisation est une priorité affichée aussi depuis 15 ans tout comme d’ailleurs l’aspect esthétique et accessible des zones d’activités comme celle de Vauzelles. Il souligne que Vauzelle a longtemps été une zone à vocation industrielle et que des efforts importants doivent encore être portés sur son traitement urbain.
 
Sur le sujet de la gare et de son pôle multimodal, il estime qu’un pas en arrière a été effectué. En effet, le lancement du bus urbain hebdomadaire aurait permis d’avoir un pôle multimodal avec une desserte urbaine calquée sur les horaires des TER qui se rendent sur la métropole.
 
Sur les modes doux, il regrette que les derniers aménagements urbains ne soient pas exemplaires, notamment rue Porte Poitevine, rue Quintefol et rue du Docteur Martinais.
 
Concernant la qualité de vie, il trouve intéressante l’idée de conserver la variété des paysages. Pendant longtemps, on a pu constater l’absence de règlementation au sein des lotissements. Aujourd’hui, on peut espérer l’intégration de règles d’identification des territoires concernant les lotissements. Il ajoute qu’un cadre règlementaire du bâti est souhaitable.
 
M. MALJEAN remarque que l’exigence écologique ne semble pas être une priorité. Pourtant la requalification de la gendarmerie en éco-quartier, proche de l’Indre (ENS) avait été évoquée lors du dernier débat des municipales.
 
M. MALJEAN trouve intéressante la préservation et la mise en valeur de vues vers la ville depuis les espaces naturels. En revanche, il regrette la situation de la Petite Vallée, au nord de la commune, qui dessert le lieu-dit « l’Etang » et qui est totalement défigurée alors qu’elle se situe à proximité d’une zone naturelle. Les apports de terre horizontaux ne sont pas revégétalisés générant ainsi un risque d’inondation.
 
M. MALJEAN aurait souhaité plus d’explications sur la méthode concrète pour mettre en œuvre la densification de quartiers tout en préservant les paysages.
 
Concernant la qualité de vie, il aborde le sujet de la contrainte olfactive engendrée par le site de la Baillaudière, qui devient insupportable dès le mois d’avril. Ce site se trouve à 5 kms de la zone urbaine et constitue une vraie contrainte pour les habitants. Bien que la compétence relève de la Communauté de Communes, Il lui semble urgent que le déménagement et l’arrêt de ce site figurent dans les réflexions à venir.
 
Sur le sujet des limites urbaines, il rappelle que la déviation est la limite urbaine. Il remarque que beaucoup de zones forestières sont situées à l’Ouest de la ville mais qu’il n’a pas connaissance d’une réflexion quant à une extension à l’Est. Il espère une réflexion commune avec Ferrière, Beaulieu et Perrusson qui peut-être un jour ne seront plus qu’une. Il soulève la possibilité de densification de l’existant au sein des écarts sans attaquer davantage les zones agricoles.
 
Quant au dernier point sur la gestion des eaux pluviales sur la commune, M. MALJEAN considère qu’elle n’est pas prête de s’améliorer aux vues des compétences des entreprises qui interviennent sur la voirie.
 
M. ANGENAULT demande à M. MALJEAN pourquoi il n’a pas posé ces questions lors de la réunion publique.
 
M. MALJEAN répond qu’il a laissé la parole aux Lochois.
 
M. ANGENAULT pense qu’il est le porte-parole de certains Lochois.
 
[...]
 
M. MALJEAN remercie Mme TOST qui pour lui a clarifié ce document mais qui est tout de même un document d’orientations politiques. Il indique qu’il aurait souhaité voir M. le Maire défendre ce document plutôt que de le commenter.
 
M. ANGENAULT aurait souhaité que M. MALJEAN ainsi que Mme PAQUEREAU fassent des propositions d’éléments prospectifs et non des critiques sur l’action politique de la majorité. Il ajoute que les éléments figurant dans le document ont été construits avec des personnes représentatives de la population au sein des ateliers, qu’une réunion publique a eu lieu, que les arguments ont été pris en compte et que la réflexion continue.
 
M. MALJEAN répond qu’il lui semblait avoir parlé d’urbanisme et d’aménagement du territoire.


En gras : les éléments publiés dans notre "tribune libre" du LOCHES actualités de septembre 2018
En gris : ceux publiées dans celle d'octobre 2018


lundi 18 juin 2018

A propos de la ligne TER Loches-Tours

"Nous agissons pour aller au-delà du maintien des lignes de proximité, pour qu’elles se conjuguent au futur et non au passé. Ces lignes, notamment Tours-Loches, sont des promesses d’avenir pour ses habitants, ses entreprises et son territoire.” - Cathy MÜNSCH-MASSET, Vice-présidente de la Région Centre-Val de Loire, en séance du mercredi 16 mai 2018. 

En avril dernier, quelques semaines après la remise du “rapport Spinetta” sur la SNCF et les “petites lignes”, nous rappelions les difficultés de l’éloignement de nos territoires ruraux, la nécessité de mobilité pour ses habitants et donc l’utilité de notre ligne ferroviaire Loches-Tours... Qui transporte plus de 205 000 voyageurs par an ; est l’axe ferroviaire le plus peuplé du département ; et dont le fret évite le transit de 300 000 tonnes de céréales entre Châteauroux et Tours sur la route départementale 943 ! 
Nous précisions également que le Premier ministre avait écarté des débats du moment les fermetures de ces “petites lignes”. Des questions demeurent quant à leurs financements. 

L’entretien du réseau ferré est une compétence directe de l’Etat et de SNCF Réseau. Des décennies de financements très insuffisants ont conduit à l’état très critique de la ligne Loches-Tours. De premiers travaux ont débuté par le remplacement d’un pont ferroviaire centenaire en sortie de gare de Loches (600 000 € en 2016)... 

Ainsi le 16 mai dernier, la Région Centre-Val de Loire a voté un “Plan de sauvegarde du réseau ferroviaire du quotidien” : près de 250 millions d'euros à mobiliser d'ici à 2025 pour sauvegarder la circulation, la vitesse et la sécurité. La Région propose un financement de 50% du reste à charge, à parité avec l'Etat : un engagement en faveur du service public des transports et de l’égalité entre les territoires, dont le Lochois. 


Pour les élu-e-s du groupe “Loches : changer d’ère !”,
Denis Maljean, Conseiller municipal.
 

samedi 12 mai 2018

A propos du budget 2018

© Mairie de Loches
Peut-être avez-vous été surpris de recevoir tardivement LOCHES actualités au mois d’avril ? C’est tout simplement parce que le maire et sa majorité ont voulu y présenter le budget 2018 qu’ils ont voté en conseil municipal du 6 avril.
Cette publication retardée vous a-t-elle permis de prendre la mesure de leurs choix mais aussi des nuances ou des critiques de l’opposition municipale ? NON puisque seuls les éléments de présentation du maire y ont été publiés.
Ce qui nous permet de vous rappeler que le maire et sa majorité ont la main sur 11,33 pages sur 12 de ce bulletin "d'informations" municipales alors qu’il ne devrait en aucun cas être leur outil personnel de propagande mais un "périodique de communication institutionnelle destiné à informer les administrés sur la vie de la commune".
Et, une fois de plus, "la tribune du groupe majoritaire" rédigée par la première-adjointe ne respectait pas les règles fixées par le règlement intérieur du Conseil municipal : comment accepter qu'une réponse directe à la "tribune de l'opposition", pourtant censée être remise le même jour, puisse être publiée ?!

Mais ne gaspillons pas nos 2000 petits caractères à rappeler ces évidences, consacrons-les à l'explication de nos votes CONTRE le budget 2018 :
  • l'arrêt des comptes au 31 décembre 2017 : dette de 18M€ (17 949 189,50 €),
    soit un retard de désendettement de plus de 2M€ par rapport aux prévisions du maire et de sa majorité au moment du rachat de l’emprunt toxique.
  • Étant donnée la stabilisation, voire la baisse en 2018, des charges de personnels,
  • Étant donnée l’absence de baisse des dotations de l’Etat en 2018 et l’annonce de compensation intégrale de la taxe d’habitation,
  • Alors pourquoi maintenir les augmentations de fiscalité locale ?
    +1 point de taxe foncière (+10 à +15%) et +15% taxe d’habitation (suppression d’abattement)
  • Pourquoi le maire et sa majorité activent le levier fiscal alors que leurs éléments d’autosatisfaction, publiés dans le dernier LOCHES actualités, ne le justifient plus ?

Pour les élu.e.s du groupe “Loches : changer d’ère !”,
Denis Maljean, Conseiller municipal. 


mardi 3 avril 2018

A propos de ruralité

© La Renaissance Lochoise
L’événement politique du mois dernier fut la visite officielle du Président de la République à Loches*, au lycée Thérèse-Planiol, à propos d’Education et de ruralité.
 
Quel meilleur établissement choisir que le lycée public de Loches ? 2ème au classement du taux de réussite au Bac en Indre-et-Loire (96%) et 1er du classement de “valeur ajoutée des lycées” ; critère qui prend, entre autres, en compte les origines sociales des lycéens... Ces résultats nous les devons aux élèves et à la qualité des enseignements de leurs professeurs, depuis leurs classes de maternelle, d’élémentaire puis des collèges ruraux de nos territoires ; sans oublier les investissements soutenus des collectivités locales et de la Région pour les lycées**.
 
Loin de nous l’idée reçue d’un “handicap de ruralité” : c’est le choix d’un cadre et une qualité de vie revendiqués ! Mais si nous sommes fiers de ces atouts, nous n’oublions pas non plus la réalité, les difficultés de l’éloignement et de la mobilité. Car l’autre sujet d’actualité, c’était le “rapport Spinetta” à propos de la SNCF et des “petites lignes”, comme celle Loches-Tours. Serions-nous responsables de la programmation quotidienne à minima de 3 ou 4 trains ? Alors même que plus de 205 000 voyageurs annuels répondent présents ; que c’est l’axe ferroviaire le plus peuplé du département ; que le fret nous évite le transit de 300 000 tonnes de céréales entre Châteauroux et Tours sur la route départementale 943 ! Et que les premiers travaux ont débuté par le remplacement d’un pont ferroviaire centenaire en sortie de gare de Loches (600 000 € en 2016**).
Si le Premier ministre semble avoir écarté des débats du moment les “petites lignes”, il nous faudra rester vigilants quant à la remise à niveau de celle Loches-Tours (40 millions d’euros au plan Etat-Région), car la Région ne pourrait assumer seule un tel investissement.

 
* Seule étape de Touraine où l’ensemble du conseil municipal n’a pas été convié par le maire à l’accueil républicain du Chef de l’Etat.
** J.-M. Beffara était Conseiller régional de 2004 à 2012, puis 1er Vice-président de 2012 à 2015.


Pour les élu.e.s du groupe “Loches : changer d’ère!”,
Denis Maljean, Conseiller municipal.