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dimanche 15 décembre 2019

Rapport d’orientations budgétaires 2020, intervention de Denis Maljean

Pour en venir au rapport, ou plutôt au débat, d’orientations budgétaires, M. le maire : la configuration spéciale du Conseil municipal de ce soir invite à aller à l’essentiel.
Nous sommes mi-décembre 2019 : ROB 2020. Suivant un délai légal de 2 mois, le vote du BP 2020 aura lieu mi-février 2020, soit 1 mois avant les élections municipales…

Même s’il s’agit d’une obligation légale, je ne commenterai pas la note de contextes international et national, à l’exception de l’exonération de taxe d’habitation qui, bien que « compensée », remet en cause le principe de libre administration des collectivités, donc du poids de la démocratie locale…

Concernant les orientations budgétaires pour la Ville de Loches, je trouve, nous trouvons, peu d’intérêt à commenter des chiffres et tableaux de chiffres, aussi je réitère mon choix de l’an dernier de procéder en illustrant mon propos sous forme d’un bilan de mandat.
Non, M. le maire, cette première présentation fin 2018 n’était pas un premier acte de campagne électorale mais une exigence : celle de rendre concrets vos choix et vos priorités budgétaires de ces dernières années.
Avec un effort pédagogique et citoyen aussi, en mettant en garde les électrices et les électeurs à propos de catalogues de promesses qui leur seront prochainement adressées…

Évaluation du mandat 2014/2020
Cliquez pour agrandir

A propos du fonctionnement, le bilan est plutôt… mitigé : si des évolutions sont notables du côté des actions pour renforcer la notoriété de la ville - d’ailleurs elles ne relèvent pas uniquement de la compétence communale - on ne peut pas en dire autant du “confortement des services à la population”...
Au point de constater que certaines propositions n’avaient été formulées que de façon illusoires voire uniquement électorales ! Je pense plus particulièrement à : 
  • La transformation du boulevard Philippe-Auguste en lieu de spectacle !
  • L’accompagnement de porteurs de projets tels que bowling ou laser game !
  • La patinoire hivernale des Bas-Clos !
  • La promotion de l’apprentissage des langues !
  • La “brigade d’intervention rapide” (déjections canines, propreté) !
  • L’accueil de formation pour les demandeurs d’emplois...
  • Et l’ABANDON, faute d’étude sérieuse préalable puis de promotion active, du service de bus interurbain !

Bref, une gestion constante et courante des services de la Ville, avec des efforts croissants demandés aux personnels depuis plus de 5 ans.

A propos de l’investissement maintenant, le bilan en progression par rapport à l’an dernier reste tout autant mitigé par rapport à VOS promesses.
Certes, nous avons eu l’ouverture de la Maison des associations, même si les limites de l’outil sont déjà perceptibles ;
Certes le pôle scolaire élémentaire  a été rénové, même si la canicule en a démontré les limites ;
Certes le plan local d’urbanisme vient d’être révisé, puis viendra le plan de sauvegarde et de mise en valeur du Site patrimoine remarquable (ex Secteur sauvegardé) ;
Mais AUCUNE de vos propositions d’investissement pour le “développement de l’activité économique : le nerf de la guerre !” [sic] n’ont été tenues !
AUCUN aménagement cyclable n’a été ne serait-ce expérimenté !
Sans parler d’extension de squares, refonte de grands carrefours aux problèmes connus !
Dois-je d’ailleurs rappeler le résultat des mises en ventes de biens communaux ?!
Une auberge de jeunesse ?!
L’état de la voirie communale...
L’extension de cheminements piétonniers...
Des aires de pique-niques...

Sans oublier la dette dont nous reparlerons...

Quelles sont donc vos perspectives pour 2020 et le mandat suivant ? [2020/2026]
De nombreux projets à “l’étude”... C’est pratique les “études” : un retard, un étude !
De lourds investissements sont d’ores et déjà engagés :
  • La gare scolaire, dont personne ne pourra sérieusement contester la nécessité... Un priorité depuis les années 95 !
  • La collégiale, dont l’état de conservation préoccupant ne permet plus d’attendre ;
  • Les remparts, dont les opérations de sécurisations ne pourront cesser d’être engagées...


Les marges de manœuvres sont minces et les conditions plus que contraintes au regard des obligations et de l’endettement de notre Ville !

Evolution de la dette de la ville de Loches pendant le mandat 2014/2020

  • 13,5 M€ (à 14M€) en 2020 ; 10,5M€ (avec le Fonds de soutien de l’Etat, donc toujours nos impôts) !
  • 1M€ de plus qu’en 2014... Certes, “sécurisée”, mais encore bien élevée.
  • Une ville qui vieillit et qui s’isole, à l’écart d’une métropole qui concentre de plus en plus les richesses et les services !
  • Un territoire vaste - trop vaste [la com’ com’ LST] - en difficultés croissantes, au bord de la rupture... Sociale plus particulièrement.


Pourtant, il n’y a aucune fatalité !
Les atouts sont identifiés ;
Les leviers de communication - route, rail, fibre optique - ne demandent qu’à être actionnés !
Les énergies dissipées par la multiplicité des dossiers et d’études ne demandent qu’à être remobilisées et priorisées...
La demande civique n’a jamais été aussi forte...
[Comme toujours, les volontaires manqueront]

Bref, vous l’avez compris, nous dressons le simple bilan de plusieurs années de retard.

mercredi 2 octobre 2019

A propos du « Site patrimonial remarquable » (SPR, ex « secteur sauvegardé ») de Loches

© Ville de Loches
Comme chaque année, depuis 35 ans cette année, les Journées européennes du Patrimoine ont rencontré un large succès populaire auprès d’un public varié à Loches, comme sur l’ensemble du territoire, confirmant un véritable intérêt des habitants pour le Patrimoine, sa conservation et sa mise en valeur ; qu’il s’agisse du Patrimoine monumental, archéologique ou bâti de propriétés privées exceptionnellement ouvertes à la visite…


 
Si la conservation du Patrimoine relève bien de missions de l’Etat et des collectivités territoriales par le classement ou l’inscription au titre des Monuments Historiques, l’entretien et la mise en valeur, l’ouverture au public… Elle dépend aussi largement du civisme des habitants par l’entretien et la restauration régulière de leurs propriétés. 

A Loches depuis 40 ans existe un « secteur sauvegardé » en centre-ville qui confirme que le Patrimoine est un tout : les monuments historiques majeurs et leur environnement urbain et naturel. Depuis 1 an, est entamée la révision du « plan de sauvegarde et de mise en valeur » du SPR* car son règlement de 1979 est aujourd’hui inadapté non seulement aux exigences environnementales actuelles de l’habitat mais aussi aux perceptions actuelles de sa conservation. 
  
Un bureau d’études rassemblant architecte du Patrimoine, sociologue, historien et géomaticien accompagne d’ailleurs la Ville de Loches dans sa démarche qui relève toujours et encore du civisme de la population. En effet, pour parfaire son diagnostic, le bureau d’études doit réaliser 200 à 300 fiches d’immeubles, il n’a actuellement pu avoir accès à seulement une vingtaine d’habitations. Si la méfiance des propriétaires est légitime, ces visites d’immeubles « de la cave au grenier » n’ont pour unique objectif la meilleure connaissance du Patrimoine bâti pour ajuster au mieux sa nouvelle réglementation ; pour éviter, par exemple, que comme en 1979, nombres de constructions soient désignées comme devant être « à démolir » pour « dégager » la vue sur les remparts : une perception aujourd’hui dépassée.
 
Nous ne pouvons ici que relayer leur appel à ouvrir les portes des maisons et à répondre aux demandes de rendez-vous. 


Pour les élu.e.s de « Loches : changer d’ère ! »,
Denis Maljean, Conseiller municipal. 

 

samedi 7 septembre 2019

"Denis Maljean renonce aux municipales" - La NR

"Denis Maljean renonce aux municipales" - La Nouvelle République, 04/09/2019

 
Le chef de file de l’opposition, Denis Maljean, ne sera pas candidat
aux municipales en mars 2020.
© Photo NR
 

Le chef de l’opposition lochoise ne sera pas candidat aux municipales en mars 2020. Sévère envers le maire, il ira au bout du mandat. Mais explique ne plus se reconnaître dans la politique actuelle.

 
Le choix est clair et net. « Je ne solliciterai pas les suffrages des Lochois aux municipales de 2020. Ni à la tête d’une liste, ni même comme colistier », annonce Denis Maljean dès le début de l’entretien qu’il nous a accordé. Il continuera à conduire l’opposition (1) face à Marc Angenault jusqu’à la fin du mandat, mais, après neuf années passées au conseil municipal, il ne participera pas à la course au fauteuil de maire de Loches en mars prochain. « C’est une des décisions les plus difficiles que j’ai eues à prendre ces dernières années », souligne Denis Maljean, qui met en avant « le contexte politique », notamment national, dans lequel il confie ne plus se reconnaître. Interview.
 

Vous êtes l’animateur de l’opposition lochoise. Votre légitimité à vous présenter est donc évidente. Pourquoi renoncer à être candidat aux municipales de 2020 ?

Denis Maljean : « Même si elle est mûrement réfléchie depuis cet hiver, ce n’est pas une décision aisée à prendre et à annoncer. Je ne solliciterai pas les suffrages des Lochois aux municipales de 2020. Ni à la tête d’une liste, ni même comme colistier. Si je voulais être un peu caricatural, je dirais que, même si cela ne fait que huit ans que je suis élu, j’ai plutôt l’impression d’appartenir à l’ancien monde politique, d’appartenir à une forme d’engagement politique historique, qui a des valeurs. Je reste persuadé que l’intérêt général, ce n’est pas le cumul des intérêts particuliers. Et que l’on ne défend pas les mêmes choses quand on est de gauche ou quand on est de droite, quand on est libéral ou quand on est favorable à une décision politique plus forte. »
 

La victoire du macronisme, qui prétend abolir les clivages, pèse donc sur votre décision ?

« L’élection présidentielle de 2017 reste pour moi une sorte d’énigme quand aux intentions et aux demandes exprimées par nos concitoyens. Par ailleurs, si je suis attentif aux revendications sociales des Gilets jaunes, la radicalisation de ce mouvement fait que je m’en sens tout autant étranger. Je me pose donc la question de ma propre représentativité par rapport à nos concitoyens qui, par leur vote [aux Européennes, NDLR], ont conservé un score honorable pour la majorité en place ou bien ont fait le choix d’un vote extrémiste. »
 

“ Depuis cinq ans la ville est dans une léthargie certaine ” 

 

Vous semblez pessimiste quant au climat politique général… 

« La violence verbale exprimée par certains de nos concitoyens trouve une vraie caisse de résonance sur les réseaux sociaux. Les violences physiques observées dans certaines manifestations ne sont absolument pas une façon normale de participer au débat démocratique. Oui, on peut se poser la question de l’avenir de nos institutions et de notre République dans les années à venir. Certains élus décident de relever le flambeau. C’est courageux de leur part. Je ne me sens pas la force. »
 

Pourquoi annoncer votre décision de ne pas vous présenter maintenant ?

« Il reste six mois avant les élections municipales. C’est un temps normal de débat approfondi pour une campagne électorale. J’ai également des questions de plus en plus pressantes de la part des Lochois qui s’intéressent à ce que je fais. Il me paraît honnête de ne pas laisser de faux espoirs quant à une éventuelle candidature de ma part. Mais je n’ai aucun doute sur l’issue des municipales à Loches. »
 

Vous voulez dire que vous pensez que Marc Angenault sera réélu ? 

 « En l’état actuel des forces en présence, Marc Angenault sera réélu, oui, c’est une quasi-évidence. »
 

Ne laissez-vous pas ainsi le champ libre au maire sortant, Marc Angenault ?  

« Ce n’est pas non plus un cadeau fait à Marc Angenault. J’ai la ferme intention de terminer ce mandat avec la même rigueur, la même fermeté et le même débat qui, jusque-là, ont été notre ligne de conduite dans le groupe “ Loches : changer d’ère ”. J’ai un jugement tout à fait sévère sur le mandat qui vient de s’écouler. Nous l’avons exprimé fortement lors du débat d’orientations budgétaires en faisant un bilan des réalisations du maire. Depuis cinq ans, la ville est dans une léthargie certaine. Face à cela, je comprends d’ores et déjà la colère et la déception des gens qui m’ont fait confiance et toujours soutenu. J’ai vraiment le sentiment de laisser orpheline une partie de ma famille politique au sens large et non partisan du terme (2). Ne pas me présenter est une des décisions les plus difficiles que j’ai eues à prendre ces dernières années. »
 
 
(1) Le groupe « Loches : changer d’ère ». (2) Denis Maljean a en effet quitté le PS depuis deux ans.  
 
 

à chaud

Avoir siégé pour être un candidat “ sérieux ”

> Quel bilan tirez-vous de votre action comme animateur de l’opposition lochoise depuis 2014 ?

Denis Maljean : « Ce n’est pas une découverte pour moi : le mandat d’opposant est extrêmement difficile, car, quoi qu’il se passe, on ne peut pas faire basculer une décision prise par la majorité. Cela peut paraître une goutte d’eau, mais je retiendrai le fait d’avoir réussi à faire verser les subventions aux associations avant l’été et non plus au cours du dernier trimestre de l’année. Là-dessus, on a été entendu. Cela semble accessoire, mais cela ne l’est pas pour les associations. L’affaiblissement de notre représentation au sein de la communauté de communes en raison de la scission dont a été responsable Anne Paquereau dès le début du mandat est en revanche une frustration. »

> Vous parliez du climat politique général. Et au plan local, comment le jugez-vous ?

« Je reconnais un très grand respect mutuel dans le débat que l’on a avec le maire de Loches. Même s’il est plus insaisissable que son prédécesseur [Jean-Jacques Descamps] qui assumait nettement sa stratégie et ses décisions. Là, on a eu affaire à des revirements. En dehors de la majorité municipale, j’avoue aussi que, quand je parlais tout à l’heure de violence verbale, j’ai dû porter plainte deux fois au cours de ce mandat pour l’envoi de lettres anonymes à mon domicile et à celui d’autres élus de gauche ainsi que pour des menaces sur les réseaux sociaux. Quand on habite au cœur de la ville, ce sont vraiment des moments désagréables, à des années-lumière de ce que je conçois du débat démocratique. Une des leçons de ce mandat, c’est qu’il faut apprendre à se blinder. Mais il a été également très enrichissant. Notre groupe d’élus est très divers (*) et nous avons toujours réussi à maintenir entre nous un débat serein permettant d’aboutir à une décision commune, collégiale et assumée par tous. »

> Comment voyez-vous ces six mois de campagne qui vont s’ouvrir sans que vous soyez candidat ?

« Je ne m’exprime pas aujourd’hui en tant que porte-parole de l’opposition “ Loches : changer d’ère ”. Et mes colistiers seront libres de s’exprimer, y compris sur leurs intentions quant aux municipales. Mais, comme nous allons bien sûr terminer le mandat, nous serons légitimes pour nous exprimer publiquement pendant la campagne. J’irai même plus loin : pour moi, tout prétendant qui n’a jamais siégé à la table du conseil municipal et qui ne s’est pas déjà frotté aux lourds dossiers que sont le budget ou encore la révision du plan local d’urbanisme et du secteur sauvegardé, ne pourra être considéré comme sérieux. »

(*) Il compte notamment dans ses rangs Marc Vincent, devenu depuis animateurs des macronistes du Lochois. 


à savoir

“ Aucune pression ”

> Depuis quelques mois, Denis Maljean est employé, au sein de la cité royale, par le conseil départemental dirigé par la famille politique de Marc Angenault. Cela a-t-il pu peser dans son retrait de la course aux municipales ? « La question de ma précarité professionnelle a longtemps été un point important dans ma décision, répond Denis Maljean. Mais je n’ai reçu aucune pression. Cela dit, force est de constater, même si les élus ont une liberté d’expression importante, qu’à chaque conseil municipal depuis que j’ai pris ce poste, j’ai dû au moins une fois par réunion de ne pas prendre part au vote car elle impliquait mon employeur. Aujourd’hui, conduire un débat municipal en mettant de côté tout ce qui relie la commune au Département – ce lien essentiel pour nos territoires ruraux –, comme la question des remparts, de la RD 943…, est impossible. »
  
 
Cliquer pour accéder au fichier .PDF
© NR
 
 

jeudi 6 juin 2019

A propos de Patrimoine historique [suite]

La tribune, signée par notre groupe, à propos de la collégiale Saint-Ours a fait sortir de sa réserve le maire honoraire de Loches, Jean-Jacques Descamps.
Notre réponse, point par point à ses observations patrimoniales, mérite d’être connue de tous afin de clarifier la perception un peu différente que nous avons de son bilan [qualifié sous l’angle financier de catastrophique* par “tous les observateurs objectifs”] :

  • Hôtel de Ville & Porte-Picois, dont les eaux pluviales ont déjà entamé la façade restaurée, verdie côté rue Saint-Antoine ; et imbibé le pignon Est jusque dans la salle des mariages...
  • Chancellerie dont on vous laisse constater l’état des peintures du rez-de-chaussée des salles d’interprétation...
  • église Saint-Antoine qui n’était ni inscrite ni classée... Donc bien moins prioritaire que Saint-Ours ! Et dont on peut déplorer que la “mise en lumière” du patrimoine religieux ressemble d’avantage à une chambre mortuaire, bien peu visitée...
  • remparts dont il a fallu attendre deux effondrements pour interventions plutôt qu’un entretien préventif, ce que nous déplorions effectivement dans notre tribune... 
  • Porte royale dont la première étanchéité ratée de la terrasse et les trop rares interventions ponctuelles ont eu raison des voûtes des salles d’étage et des collections “Musée de France” qui y étaient exposées !
  • tombeau d’Agnès Sorel dont la précipitation a nécessité de nouvelles interventions de restauration pour éviter que les scellements inadaptés n’aient raison du gisant d’albâtre...
  • Tour Saint-Antoine dont l’accès et la valorisation de visite nous sont promis depuis au moins 3 mandats. Elle n'aura servi que de pylône pour les antennes de vidéo-surveillance...
  • Quant au patrimoine privé et au “petit patrimoine”, nous vous faisons grâce de commenter les situations bloquées de la "Maison du Centaure" ou du fiasco de l’ancienne école Alfred-de-Vigny !

Nous nous réjouissons qu’enfin débutent les travaux de la collégiale, dont nous avons voté toutes les délibérations en ce sens. Lochois.es, nous sommes tous ambassadeurs du Patrimoine exceptionnel de notre ville que nous aurons coeur à faire découvrir aux nôtres cet été !

 
*Cf. rapport de la Chambre régionale des comptes, fin 2012


Les conseiller.e.s municipaux du groupe « Loches : changer d’ère ! »

 

mercredi 1 mai 2019

A propos de Notre-Dame

© Libération
« NOTRE DRAME » titrait en une, avec justesse, le journal Libération, au lendemain de l’incendie du lundi 15 avril 2019 qui venait de détruire irrémédiablement la charpente du XIIIe siècle de la cathédrale Notre-Dame de Paris et sa flèche, de l’architecte Eugène Viollet-le-Duc [« pionnier » de la restauration des Monuments Historiques au XIXe siècle], mais aussi d’endommager et de fragiliser une part importante – encore à déterminer – de ses maçonneries.
Croyant ou non-croyant, personne n’a pu rester indifférent au sort de cet édifice à la fois religieux et patrimonial, mondialement connu, entre autres, par l’œuvre de Victor Hugo et ses nombreuses adaptations. L’effroi d’une telle perte a entraîné une immense vague de générosité, son lot de prises de paroles publiques et de déclarations d’intentions… Parfois des plus percutantes ! Aux dépens de l’expression de spécialistes, réduite à presque néant au motif d’un « devoir de réserve » de plus en plus restrictif, par la volonté des institutions et surtout du politique.
Quelques architectes et historiens de l’art en colère ont pu dénoncer la gestion calamiteuse par la France de son patrimoine, qui privilégie la reconstruction à l’entretien préventif.

Comment ne pas faire écho avec notre collégiale Notre-Dame ? Ancien vocable de l’église Saint-Ours, classée au titre des Monuments Historiques par la liste de 1840, suite à la demande de Prosper Mérimée aux préfets de dresser la liste des monuments de leur département dont ils estimaient la restauration prioritaire… Un « édifice d'une étrange et sauvage beauté, unique au monde » l’aurait décrite Viollet-le-Duc. Elle est aujourd’hui présentée par le maire et sa majorité comme « un édifice en danger » !
Ici, nulle violence immédiate des flammes, évidemment. La pluie et le temps seulement qui rongent petit à petit les monuments… Mais qui nous incite à nous demander ce qu’en ont bien fait celles et ceux qui en étaient en responsabilité ces 25 dernières années ?!
  


samedi 9 mars 2019

Budget 2019 : pourquoi nous avons voté contre

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que notre intervention lors du débat d’orientations budgétaires 2019, à l’occasion duquel nous avons proposé un bilan des promesses de campagne de la majorité municipale, a fait couler beaucoup d’encre :
  • la NR a publié son propre bilan, le 2 janvier,
  • le maire y a consacré son édito du Loches actualités de janvier,
  • et la première adjointe, sa tribune du dernier bulletin municipal.
 
À notre lecture factuelle, point par point (de couleur) de ces promesses, nous n’avons eu que des réponses d’intention mais aucune démonstration ! N’en déplaise au maire, le débat démocratique se construit dans la confrontation des idées et des points de vue : nous attendons donc, comme les Lochois(e)s, des réponses précises, point après point. Et malgré ce qu’écrit la première adjointe, le mandat s’étend de 2014 à 2020, 6 ans, pas 10 ou 12 ans !

Le budget 2019, dernier budget du mandat en exercice, ne permettra absolument pas au maire et son équipe de boucler ses promesses de campagne.
À ce jour, nous maintenons que 5 ont été tenues, 6 quand la maison des associations sera ouverte (seule promesse propre à ce mandat !), 16 sont à des stades d’avancement très différents : 22 sur 66. Les deux autres tiers ont été abandonnés ou doivent être mis à l’ouvrage en un an... Ce qui a motivé notre votre contre ce budget.

Vote contre le compte administratif (bilan financier) 2018 également, car le maire semble satisfait de sa gestion, mais :
  • L’ancienne école Alfred-de-Vigny a-t-elle été enfin vendue ? NON
  • La vie quotidienne des Lochois(e)s s’est-elle améliorée ???
    (à l’exception de quelques remplacements de chaudières ou de l’isolation de l’école Lamblardie)
  • L’augmentation des impôts locaux était-elle indispensable ? NON
    (+1 point de taxe foncière, +15% de taxe d’habitation par suppression d’un abattement)
  • La dette, dont nous ne souhaitons absolument pas qu’elle devienne l’unique caricature de nos propos, s’élevait à 17 214 255,24 € au 31/12/2018. 
 
Pour les élu.e.s du groupe "Loches : changer d’ère !",
Denis Maljean, conseiller municipal.
 
 

lundi 21 janvier 2019

A propos de promesses électorales...

Le rapport d’orientations budgétaires 2019, étape préalable au vote du budget de la ville de Loches, a été débattu lors du dernier conseil municipal de décembre. A cette occasion, nous avons rappelé qu’il s’agissait du dernier débat politique budgétaire du mandat : le budget 2020 étant voté juste avant les élections municipales. Aussi, nous nous sommes évertués à vérifier si ce dernier budget en exercice permettrait au maire et à son équipe de boucler ses promesses de campagne de 2014... Et le moins que l’on puisse affirmer, c’est qu’on est bien loin du compte !

En effet, sur 66 promesses du “projet 2014-2020”, 5 seulement ont été réalisées et concernent, pour les plus gros investissements, la modernisation du pôle scolaire, engagée lors du précédent mandat. 16 sont en cours de réalisation à des stades d’avancement très différents si l’on compare, par exemple, la maison des associations, annoncée pour la fin d’année 2019, et la restauration de la collégiale Saint-Ours, qui s’ouvre pour les 10 années à venir. 8 propositions n’ont pas été évaluées car ne relevant pas directement des compétences notre commune : développement économique ou hôpital. Et à ce jour, 37 promesses n’ont pas été tenues ! Beaucoup concernent des aménagements urbains ou routiers dont le lancement “d’études” ne manquera pas d’être annoncé dans les 14 prochains mois !

“Ces actions ont été chiffrées et seront réalisées sans aucune augmentation d’impôts” promettaient le maire et son équipe, ce qui est faux puisque qu’une augmentation de taxe foncière et la suppression d’un abattement sur la taxe d’habitation ont été votées en 2018. Et “sans endettement supplémentaire” s’engageaient-ils ! Alors qu’il leur faudrait maintenant un second mandat 2020-2026 pour retrouver l’endettement déjà élevé de 9 millions d’euros de 2014... Il est de 17 millions en 2019.

 
Pour les élu.e.s du groupe “Loches : changer d’ère !”,
Denis Maljean, Conseiller municipal.


Vous pouvez évidemment retrouver notre évaluation complète ci-dessous :

Cliquez pour agrandir, clic-droit pour télécharger

 


dimanche 18 février 2018

Débat d’orientations budgétaires 2018 : notes de l'intervention de Denis Maljean

Monsieur le maire,
Je commencerai cette intervention par une première remarque sur le calendrier : je n’ai pas le souvenir d’avoir débattu d’orientations budgétaires aussi tardivement ! Nous sommes quand même déjà mi-février 2018...
D’ailleurs, n’aurait-il pas été pertinent de voter pendant cette même séance le compte administratif 2017 ? C’est-à-dire l’arrêt des comptes au 31 décembre 2017.
Premièrement, nous aurions certainement eu un débat moins “hors-sol” ou “hors solde” si je peux me permettre ce jeu de mots. Deuxièmement nous aurions allégé les débats techniques et chiffrés qui ne passionnent personne lors du prochain conseil, au cours duquel nous débattrons le budget 2018.

Tout ceci nous laisse la même vague impression que quand on tarde à présenter un bilan, c’est que nous pouvons légitimement nous interroger sur le fait que les résultats ne seront pas ceux que vous espériez...

Ayant bien compris, lors du débat d’orientations budgétaires de l’année dernière, que vous n’avez pas vraiment apprécié que nous accompagnions notre contribution de documents de comparaison avec nos proches voisines, Chinon et Amboise, nous nous contenterons de commenter, chapitre par chapitre votre rapport d’orientations.
 

Le contexte international et national

Nous ne perdrons pas de temps à commenter votre note de contexte qui ne présente que peu d’intérêt dans notre débat démocratique local...

Une remarque : l’inflation était proche de 0 en 2015, de +1% en 2017, prévue à +1,1% en 2018, et pourtant vous avez continué (et vous continuerez) à augmenter le prix de nos services municipaux de +2% par an !

Autre remarque de contexte : vous mentionnez la mise en place du dégrèvement de taxe d’habitation dès 2018... Sans pour autant proposer le moindre scénario, la moindre réflexion sur les conséquences sur le budget 2018 ! Ce qui est pourtant bien l’objet de notre débat de ce soir. Ne pas anticiper, c’est subir !

Orientations financières pour la ville de Loches

Dépenses de fonctionnement

Concernant maintenant ce qui nous intéresse ce soir : vos orientations budgétaires pour Loches en 2018...
Qu’il s’agisse des charges de personnel et des charges à caractère général, le moins que l’on puisse en dire, c’est que nous observons une grand stabilité depuis 10 ans :

  • Verre à moitié plein : il n’y a pas eu de dérapage en la matière contrairement à votre gestion des charges financières !
  • Verre à moitié vide : vos réorganisations territoriales et de compétences n’y ont strictement rien changé ! Ce qui est quand même bien dommage... 
 
Nous remarquons que vous passez d’un trait de plume le soutien de notre ville au monde associatif... Alors qu’il me semble que nous avions déjà souligné l’an dernier les très grandes disparités avec nos voisines comparables, Chinon et Amboise.
Nous regrettons qu’il n’y ait aucune évolution alors que la vitalité du tissu associatif reflète d’un engagement important de nos concitoyens pour notre ville, ses habitants et notre territoire. 
Faire au mieux à moyen constant, c’est d’emblée limiter toute initiative associative nouvelle et se contenter uniquement de l’existant...

Recettes de fonctionnement

Nous regrettons le maintien de votre choix des augmentations des impôts locaux (taxe d’habitation et taxe foncière), contraires à vos engagements de campagne.D’autant que votre graphique montre parfaitement qu’à Loches, les impôts n’ont, en fait, jamais cessé d’augmenter ! Puisque depuis 1995 ont été stabilisés les taux mais les bases continuent à augmenter...
 
Recettes taxe d'habitation et taxe foncière (en K€)
© Ville de Loches
 
Maintenant que ce tabou du maintien des taux a sauté, les Lochoises et le Lochois doivent-ils s’attendre à de nouvelles hausses régulières ?

 
Dotations de l'Etat (en K€)
© Ville de Loches
 
Quant aux baisses de dotations de l’Etat : elles n’ont pas chuté de moitié comme le laisserait imaginer votre graphique (p. 11), mais de 25% en 5 ans...
Vous pouvez le critiquer, mais il me semble que le candidat que vous souteniez en 2017 proposer d’aller au delà, quels auraient été ou quels sont donc vos choix dans ce contexte contraint ?

Ni la reconduction permanente des dépenses ni la facilité de l’augmentation des impôts ne sont aujourd’hui les bonnes solutions. 
La seule alternative, c’est celle d’attirer de nouveaux foyers fiscaux, donc de nouveaux habitants et de nouvelles entreprises... Ça fait rentrer plus de recettes fiscales, ça stabilise nos écoles...
Or c’est tout le contraire que vous choisissez : la pression fiscale lochoise fait peur. Elle profite d’ailleurs à nos proches voisines. Et nous perdons 200 habitants en 5 ans.


Autofinancement

Pour résumer la première moitié de nos remarques : vous proposez donc un fonctionnement au fil de l’eau et sans grand imagination qui se traduit par une stagnation depuis 10 ans de notre capacité d’autofinancement.
  

Politique d’investissement

Dépenses d’équipement

Concernant maintenant l’investissement :
  • Patrimoine : collégiale, zones sous-cavées et remparts pour une dépense totale de 185000€. 2 fois moins qu’en 2017 !
    Pour rappel, vous prévoyiez : 100000 € collégiale, 170000€ caves, 100000€ remparts.
  • Maison des associations : après 600000€ en 2017, 1 million en 2018...
    C’est toujours trop cher pour un bâtiment qui ne le méritait pas et un projet global (pas architectural) aux contours toujours flous. Et qui génèrera de nouvelles dépenses de fonctionnement...
  • Développement durable (570000€)
    Musée Lansyer: quelle pertinence de le fermer pendant la saison après avoir, depuis 2 ans, créé une nouvelle dynamique d’expositions ?!
    Ecole Mariaude : nouvelle chaudière, pas d’isolation ?!
    Ecole Lamblardie : isolation, pas d’avantage ? Cette école et ses élèves méritent mieux.
  • Valorisation touristique (30000€) : signalétique. Pas de recherche de partenariat ?
    Nous pensons au CD37 et son million d’investissement (subventionné) dans la Cité royale qui nous assurerait d’une cohérence visuelle dans la signalisation des monuments municipaux et départementaux (nuance dont se contrefiche un visiteur !)
    Mais aussi à LST qui a maintenant la compétence tourisme à laque il n’y a pas besoin de se substituer...
  • Installations sportives (30000€) : contre 130 000 annoncés en 2017, -77%.
    PLU et secteur sauvegardé (105000€) : comme annoncés en 2017.

Recette d’équipement

Concernant vos recettes d’équipement, c’est évidemment votre annonce : “nous prévoyons 1,2M€ pour l’année 2018” qui a retenu notre attention.
Ancienne école Vigny, ancien Presbytère, d’autres cessions envisagées ?
D’ailleurs quel était l’élu ou les élus dont les ventes immobilières étaient LA mission prioritaire en 2017 ? 
Monsieur le Maire ? Madame la Première adjointe aux finances ? 
A moins qu’en 2017, vos priorités étaient plutôt aux élections législatives pour l’un ? Sénatoriales pour l’autre ? 
2 postes incompatibles avec la poursuite de vos mandats exécutifs municipaux !
Quand on sait l’importance et les conséquences de ces ventes pour le désendettement de Loches...


Dette

Justement, depuis le très cher rachat de l’emprunt toxique (pour rappel 8M€ d’indemnités de sortie pour 3M€ de capital emprunté) et la non-vente de l’ancienne école Vigny, Loches accuse un retard de désendettement d’1M€ par an ! 
 
Présentation de la dette dans les débats budgétaires depuis 2016
© Ville de Loches
 
Comme, nous l’indiquons à chaque question budgétaire depuis maintenant 2 ans, il est impossible de débattre sérieusement si, à chaque séance, les graphiques changent de mode de représentation et d’échelle ! Sauf si justement, la comparaison dérange ! 

Je vous propose donc le montage suivant pour appuyer ce que je viens d’affirmr (et avec vos chiffres ! Sur la durée du mandat) : 1M€ de retard par an, depuis 2 ans. 
 
Évolution de la dette pendant le mandat 2014/2020
Chiffres : mairie de Loches
Montage et mise à l'échelle : Denis Maljean
 
Soit, pour 2018, une dette qui atteindrait 16,5M€ alors que vous espériez être déjà descendu à 14M€ (chiffre BP 2016 au moment du rachat).
16,5M€, ventes déduites ?

D’autant que vos projections avec un emprunt annuel de 700000€ sont souvent en dessous du million généralement emprunté... Ce qui en fin de mandat se conclura (toujours d’après vos chiffres) à une augmentation de notre dette de 9,6 à 14,1M€ ! Près d’un tiers en plus ! +31,4% Et pour quel bilan ?
Une école qui était engagée par votre prédécesseur. Une maison des associations ? Et un cœur de ville dégradé...

 
Je conclue. Il est certain que sur les sujets financiers, il ne suffit pas de méthode Coué ! Il faut de la rigueur, de l’engagement et de l’efficacité.

Je vous remercie de votre attention.

 

lundi 13 février 2017

Vote du budget primitif 2017 : intervention de Denis Maljean

"Nous poursuivons le cycle budgétaire 2017 entamé il y a 2 mois par le débat d'orientations budgétaires, véritable temps du débat politique sur les finances de notre commune.

Première remarque : le débat s'est tenu en séance du 15 décembre 2016, nous sommes le 10 février 2017. 2 mois moins quelques jours, préjudiciables ?

Je tiens à poursuivre avec deux autres points de procédure. Non pas par plaisir, mais elles sont garantes des bonnes conditions d'organisation du débat démocratique :
  • l'article L2121-12 du Code général des collectivités territoriales indique "qu'une  note explicative de synthèse [...] doit être adressée avec la convocation aux membres du conseil municipal."
    Où est-elle ? Ça devient une mauvaise habitude ! Contrairement à vous nous ne disposons ni des compétences ni des données de tout un service financier pour suivre ces questions essentielles de la gestion de notre commune que nous devons analyser en moins d'une semaine !
[Marc Angenault venait de reprocher à Denis Maljean la projection de documents dont il ne disposerait pas 1 semaine à l'avance !!! Ce qui est impossible : l'opposition ne disposant de l'ordre du jour et des projets de délibérations qu'une semaine avant le conseil municipal. Et inutile : contrairement aux documents présentés par le maire et sa majorité, ceux proposés par l'opposition ne sont pas soumis au vote du conseil municipal. La projection est finalement acceptée]
  •   l'article R2313-2 : "les données synthétiques figurent en annexe au budget primitif et au compte administratif auquel elles se rapportent. En outre, les données résultant du dernier compte administratif voté à la date du budget primitif sont reportées sur celui-ci."
    Elles n'y sont pas !
Pour illustrer mon propos : je vous ressorts le dossier de conseil municipal de l'année dernière dans lequel il manquait déjà votre note de synthèse - récupérée à posteriori - mais dans lequel figuraient au moins les évolutions pluriannuelles :
  • du budget,
  • de la fiscalité,
  • du programme d'investissement,
  • de la dette.
Si l'on ne voulait pas débattre du vote du budget 2017, on ne s'y prendrait pas mieux !

Alors nous nous permettrons quelques rappels de ce que nous avions présenté au débat d'orientations budgétaires, ainsi que quelques questions supplémentaires.
  • Concernant les investissements et les opérations d'équipements, annoncées comme pluriannuelles à hauteurs de 2 555 000 €uros, vous en budgétisez 2 362 390 €uros (-192 K€).
  • Nous maintenons notre classement en 3 catégories de vos choix d'investissements :
    - les travaux lourds que l'on a toujours voulu repousser (350 K€) : collégiale, zones sous-cavées et jardin suspendu (il en va de la sécurité de nos concitoyens !), accessibilité peu ou pas anticipée.
    - les opérations nécessaires (585 K€) : remparts, équipements sportifs (nécessité de clarification avec la communauté de communes !), école Lamblardie, économies d'énergie (étant donnée l'explosion des coûts à Loches en 2016 !), révisions du PLU et secteur sauvegardé (dont nous reparlerons ce soir).
    - les futurs ratés (600 K€) : votre maison des associations dont le peu d'informations supplémentaires dont nous disposons (commission d'appel d'offre) ne nous rassure absolument pas sur la pertinence de ce projet mal calibré.
  • Lors du débat d'orientations budgétaires, vous estimiez vos recettes d'investissement à 725 000 €uros alors que vous en budgétisez 1 397 786 €uros ! 2 fois plus !
  • Autre demande de clarification : qu'est-ce qu'un "emprunt d'équilibre" ? A hauteur de 1,6 M€ alors que vous empruntez généralement entre 750 K€ et 1 M€ ?
  • Concernant la dette : une fois de plus, je ne reviendrai pas sur son double affichage avec ou sans fonds de soutien du Gouvernement pour la sortie de l'emprunt toxique... Au 1er janvier 2017, elle est de 17 310 047,54 €uros (Cf. page 90 du budget principal 2017).
    Chiffre que vous voterez et qui sera transmis au ministère.
    Mais peu importe l'affichage : nous vous avions démontré au débat d'orientations budgétaires que nous prenions 1 an et 1 million d'€uros de retard sur vos prévisions de réduction de dette !
DOB 2016 - © Mairie de Loches
BP 2016 - © Mairie de Loches
DOB 2017 - © Mairie de Loches
DOB 2017
mise à l'échelle et assemblage : Denis Maljean
  • Vous confirmez ces retards (1 M€ et 1 an) dans votre budget 2017 :
BP 2017 - © Mairie de Loches
BP 2017 - mise à l'échelle et assemblage : Denis Maljean
Cliquez sur le graphique pour l'agrandir (regarder 2017)
  • Vous m'aviez fait remarquer que ma démonstration reposait sur un exercice avec la non-vente de l'école Alfred-de-Vigny... Pourtant, malgré la budgétisation de cette vente (Cf. page 9 BP 2017), nous enregistrons bien 1 an et 1 M€ de retard de réduction de dette.
    D'ailleurs une explication entre les 756 600 €uros de 2016 et les 1 176 600 €uros de 2017 ? (419 K€ de plus)
[Le maire hésite puis indique la mise en vente de l'établissement "Le Presbytère". Une fois de plus, soit on augmente la dette, soit on vend les "bijoux de famille"]
  • Dernières questions sur le fonctionnement cette fois-ci :
    - les subventions aux associations.
    Nous indiquions lors du débat d'orientations budgétaires moins de 150 K€ (20 €/hab.) alors que la moyenne nationale est de 93 €/hab. et que Chinon y consacre 247 K€.
    Page 16 du BP 2017, vous les augmentez à 2014 180 €uros (+60 K€). Aurions-nous été entendus ?

    [Le maire indique qu'il s'agit du nouveau projet en partenariat avec l'association Europe Berry Touraine. Pas de changement]
    - la navette Le Lien semble annoncée comme arrêtée au mois de mars (article de presse du 01/02/2017 à propos des vœux de Mme la maire de Beaulieu). Il s'agissait d'un engagement réciproque avec la Région de 3 ans et non de 2. 112 K€ en 2016, 64 K€ en 2017 (-40%). Cf. page 15
    du BP 2017.
    A posteriori, je pense que vous n'avez jamais cru en ce service. Vous l'aviez proposé sans ambition parce que nous en proposions un quotidien. Vous ne l'avez jamais inauguré, ni correctement communiqué, ni accompagné les usagers pour qu'ils se l'approprient. Vous avez bénéficié d'aides conséquentes de la Région... Pour l'abandonner en rase campagne... Quelle mauvaise gestion du bien public !
Vous l'avez compris : nous ne pouvons voter ce budget 2017.
[Vote CONTRE du groupe de "Loches : changer d'ère !]

vendredi 1 avril 2016

Vote du budget 2016 : nos questions sans réponse.

Comme vous le savez, la comptabilité publique est organisée en trois étapes :
  • le débat d’orientation budgétaire (DOB), temps du débat démocratique, qui s’est tenu en séance du conseil municipal de janvier 2016,
  • le compte administratif (CA), arrêt des comptes de l’année précédente, objet du conseil municipal de février 2016,
  • le vote du budget (BP), 2 mois après le DOB, qui «met en musique» les choix financiers de la majorité municipale, à l’ordre du jour du conseil de mars 2016.

A l’occasion du vote de ce BP 2016, nous avons d’abord rappelé succinctement :
  • qu’il n’y avait pas d’« anormalité » à ce que nos collectivités territoriales participent de la réduction des déficits de la République,
  • qu’avec près de 6 millions d’€uros (5,8 M€) de fond de soutien pour la sortie de l’emprunt toxique, jamais l’aide de l’Etat n’avait été aussi importante pour aider notre ville à régler sa mauvaise gestion par le maire, son prédécesseur et leurs équipes,
  • la faiblesse de l’accord sur les remparts : 1,5 M€ en 3 ans alors que l’étude chiffrait (en 2013) l’ensemble des travaux à près de 13 M€ !
  • nos interrogations sur la sortie de l’emprunt toxique et les changements critiquables importants dans la vente de l’école Alfred-de-Vigny.

Puis nous avons fait part de notre étonnement de la mention dans le tableau de l’« état de la dette » d’un emprunt de 3 millions d’€uros (3 014 812,33 €), souscrit auprès de la SFIL (ex DEXIA) au taux actuariel de 13,165% :
  • première confirmation : il s’agit bien de l’emprunt toxique !
  • nous le croyions soldé depuis le 7 décembre 2015 par deux nouveaux emprunts d’un peu plus de 11 millions d’€uros (11 279 412,38 €) ; pour rappel : 3 M€ de capital + 8 M€ de pénalités de sortie ! Ils ne sont en fait mobilisés que depuis le 1er janvier 2016…
  • pourquoi au taux de 13% alors que cet emprunt était normalement « capé » (bloqué) au taux maximal de 10% jusqu’en 2017 ?
  • réponse du maire : « je ne sais pas ». Sans le moindre soutien des élu-e-s de sa majorité.

Pour toutes ces raisons, nous avons évidemment voté CONTRE ce budget 2016.


Les élu-e-s du groupe « Loches : changer d’ère ! »