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lundi 2 décembre 2019

Quelques inquiétudes à propos de l’avenir de la gestion publique de l’eau à Loches et en Sud-Touraine

Château d'eau de Loches
Suite à la sécheresse exceptionnelle de l’été dernier, nous vous rappelions, dans notre tribune libre de septembre, que depuis la fusion des 4 communautés de communes en 1 seule "Loches Sud Touraine", la gestion en régie publique de l’eau potable était la règle commune, même s’il demeure quelques contrats de "délégation de service publique" à des sociétés privées qui se terminent... Et que cette gestion publique de l’eau, ressource stratégique et essentielle à la vie, était la meilleure garantie de son accès à toute la population mais aussi d’investissements réguliers et d’entretien des réseaux de distribution. Et nous concluions que la poursuite de cet objectif commun devrait absolument être reconfirmé lors des élections municipales et communautaires de mars prochain.

La lecture de La Nouvelle République du 15 novembre dernier, au sujet du "lissage" des tarifs du prix de l’eau décidé par le dernier conseil communautaire de "Loches Sud Touraine", suscite néanmoins de sérieuses inquiétudes quant à l’avenir de sa gestion publique. S’il est tout à fait normal que l’ensemble des habitants du territoire paye les mêmes services au même prix, la révision systématique des tarifs à la hausse sur 10 ans interpelle : seraient-ils alignés, à terme, sur ceux pratiqués par les sociétés privées ? Facilitant, à terme, un passage en "délégation de service public" ? Donc en gestion privée. Ce qui serait totalement inacceptable dans le contexte de réchauffement climatique que nous évoquions. Est-ce d’ailleurs encore normal de pouvoir "faire du business" avec une telle ressource en voie de raréfaction ?


Pour les élu-e-s du groupe "Loches : changer d’ère !",
Denis Maljean, conseiller municipal.


samedi 7 septembre 2019

"Denis Maljean renonce aux municipales" - La NR

"Denis Maljean renonce aux municipales" - La Nouvelle République, 04/09/2019

 
Le chef de file de l’opposition, Denis Maljean, ne sera pas candidat
aux municipales en mars 2020.
© Photo NR
 

Le chef de l’opposition lochoise ne sera pas candidat aux municipales en mars 2020. Sévère envers le maire, il ira au bout du mandat. Mais explique ne plus se reconnaître dans la politique actuelle.

 
Le choix est clair et net. « Je ne solliciterai pas les suffrages des Lochois aux municipales de 2020. Ni à la tête d’une liste, ni même comme colistier », annonce Denis Maljean dès le début de l’entretien qu’il nous a accordé. Il continuera à conduire l’opposition (1) face à Marc Angenault jusqu’à la fin du mandat, mais, après neuf années passées au conseil municipal, il ne participera pas à la course au fauteuil de maire de Loches en mars prochain. « C’est une des décisions les plus difficiles que j’ai eues à prendre ces dernières années », souligne Denis Maljean, qui met en avant « le contexte politique », notamment national, dans lequel il confie ne plus se reconnaître. Interview.
 

Vous êtes l’animateur de l’opposition lochoise. Votre légitimité à vous présenter est donc évidente. Pourquoi renoncer à être candidat aux municipales de 2020 ?

Denis Maljean : « Même si elle est mûrement réfléchie depuis cet hiver, ce n’est pas une décision aisée à prendre et à annoncer. Je ne solliciterai pas les suffrages des Lochois aux municipales de 2020. Ni à la tête d’une liste, ni même comme colistier. Si je voulais être un peu caricatural, je dirais que, même si cela ne fait que huit ans que je suis élu, j’ai plutôt l’impression d’appartenir à l’ancien monde politique, d’appartenir à une forme d’engagement politique historique, qui a des valeurs. Je reste persuadé que l’intérêt général, ce n’est pas le cumul des intérêts particuliers. Et que l’on ne défend pas les mêmes choses quand on est de gauche ou quand on est de droite, quand on est libéral ou quand on est favorable à une décision politique plus forte. »
 

La victoire du macronisme, qui prétend abolir les clivages, pèse donc sur votre décision ?

« L’élection présidentielle de 2017 reste pour moi une sorte d’énigme quand aux intentions et aux demandes exprimées par nos concitoyens. Par ailleurs, si je suis attentif aux revendications sociales des Gilets jaunes, la radicalisation de ce mouvement fait que je m’en sens tout autant étranger. Je me pose donc la question de ma propre représentativité par rapport à nos concitoyens qui, par leur vote [aux Européennes, NDLR], ont conservé un score honorable pour la majorité en place ou bien ont fait le choix d’un vote extrémiste. »
 

“ Depuis cinq ans la ville est dans une léthargie certaine ” 

 

Vous semblez pessimiste quant au climat politique général… 

« La violence verbale exprimée par certains de nos concitoyens trouve une vraie caisse de résonance sur les réseaux sociaux. Les violences physiques observées dans certaines manifestations ne sont absolument pas une façon normale de participer au débat démocratique. Oui, on peut se poser la question de l’avenir de nos institutions et de notre République dans les années à venir. Certains élus décident de relever le flambeau. C’est courageux de leur part. Je ne me sens pas la force. »
 

Pourquoi annoncer votre décision de ne pas vous présenter maintenant ?

« Il reste six mois avant les élections municipales. C’est un temps normal de débat approfondi pour une campagne électorale. J’ai également des questions de plus en plus pressantes de la part des Lochois qui s’intéressent à ce que je fais. Il me paraît honnête de ne pas laisser de faux espoirs quant à une éventuelle candidature de ma part. Mais je n’ai aucun doute sur l’issue des municipales à Loches. »
 

Vous voulez dire que vous pensez que Marc Angenault sera réélu ? 

 « En l’état actuel des forces en présence, Marc Angenault sera réélu, oui, c’est une quasi-évidence. »
 

Ne laissez-vous pas ainsi le champ libre au maire sortant, Marc Angenault ?  

« Ce n’est pas non plus un cadeau fait à Marc Angenault. J’ai la ferme intention de terminer ce mandat avec la même rigueur, la même fermeté et le même débat qui, jusque-là, ont été notre ligne de conduite dans le groupe “ Loches : changer d’ère ”. J’ai un jugement tout à fait sévère sur le mandat qui vient de s’écouler. Nous l’avons exprimé fortement lors du débat d’orientations budgétaires en faisant un bilan des réalisations du maire. Depuis cinq ans, la ville est dans une léthargie certaine. Face à cela, je comprends d’ores et déjà la colère et la déception des gens qui m’ont fait confiance et toujours soutenu. J’ai vraiment le sentiment de laisser orpheline une partie de ma famille politique au sens large et non partisan du terme (2). Ne pas me présenter est une des décisions les plus difficiles que j’ai eues à prendre ces dernières années. »
 
 
(1) Le groupe « Loches : changer d’ère ». (2) Denis Maljean a en effet quitté le PS depuis deux ans.  
 
 

à chaud

Avoir siégé pour être un candidat “ sérieux ”

> Quel bilan tirez-vous de votre action comme animateur de l’opposition lochoise depuis 2014 ?

Denis Maljean : « Ce n’est pas une découverte pour moi : le mandat d’opposant est extrêmement difficile, car, quoi qu’il se passe, on ne peut pas faire basculer une décision prise par la majorité. Cela peut paraître une goutte d’eau, mais je retiendrai le fait d’avoir réussi à faire verser les subventions aux associations avant l’été et non plus au cours du dernier trimestre de l’année. Là-dessus, on a été entendu. Cela semble accessoire, mais cela ne l’est pas pour les associations. L’affaiblissement de notre représentation au sein de la communauté de communes en raison de la scission dont a été responsable Anne Paquereau dès le début du mandat est en revanche une frustration. »

> Vous parliez du climat politique général. Et au plan local, comment le jugez-vous ?

« Je reconnais un très grand respect mutuel dans le débat que l’on a avec le maire de Loches. Même s’il est plus insaisissable que son prédécesseur [Jean-Jacques Descamps] qui assumait nettement sa stratégie et ses décisions. Là, on a eu affaire à des revirements. En dehors de la majorité municipale, j’avoue aussi que, quand je parlais tout à l’heure de violence verbale, j’ai dû porter plainte deux fois au cours de ce mandat pour l’envoi de lettres anonymes à mon domicile et à celui d’autres élus de gauche ainsi que pour des menaces sur les réseaux sociaux. Quand on habite au cœur de la ville, ce sont vraiment des moments désagréables, à des années-lumière de ce que je conçois du débat démocratique. Une des leçons de ce mandat, c’est qu’il faut apprendre à se blinder. Mais il a été également très enrichissant. Notre groupe d’élus est très divers (*) et nous avons toujours réussi à maintenir entre nous un débat serein permettant d’aboutir à une décision commune, collégiale et assumée par tous. »

> Comment voyez-vous ces six mois de campagne qui vont s’ouvrir sans que vous soyez candidat ?

« Je ne m’exprime pas aujourd’hui en tant que porte-parole de l’opposition “ Loches : changer d’ère ”. Et mes colistiers seront libres de s’exprimer, y compris sur leurs intentions quant aux municipales. Mais, comme nous allons bien sûr terminer le mandat, nous serons légitimes pour nous exprimer publiquement pendant la campagne. J’irai même plus loin : pour moi, tout prétendant qui n’a jamais siégé à la table du conseil municipal et qui ne s’est pas déjà frotté aux lourds dossiers que sont le budget ou encore la révision du plan local d’urbanisme et du secteur sauvegardé, ne pourra être considéré comme sérieux. »

(*) Il compte notamment dans ses rangs Marc Vincent, devenu depuis animateurs des macronistes du Lochois. 


à savoir

“ Aucune pression ”

> Depuis quelques mois, Denis Maljean est employé, au sein de la cité royale, par le conseil départemental dirigé par la famille politique de Marc Angenault. Cela a-t-il pu peser dans son retrait de la course aux municipales ? « La question de ma précarité professionnelle a longtemps été un point important dans ma décision, répond Denis Maljean. Mais je n’ai reçu aucune pression. Cela dit, force est de constater, même si les élus ont une liberté d’expression importante, qu’à chaque conseil municipal depuis que j’ai pris ce poste, j’ai dû au moins une fois par réunion de ne pas prendre part au vote car elle impliquait mon employeur. Aujourd’hui, conduire un débat municipal en mettant de côté tout ce qui relie la commune au Département – ce lien essentiel pour nos territoires ruraux –, comme la question des remparts, de la RD 943…, est impossible. »
  
 
Cliquer pour accéder au fichier .PDF
© NR
 
 

mercredi 28 août 2019

Au sujet de la sécheresse estivale

Illustration : comparaison inter-annuelle plus réaliste mais qui reste à nuancer
par une différence de stades phénologiques et de dates de récolte (ATMO-RISK)
 
L’été 2019 aura été, une fois de plus, marqué par de fortes chaleurs et - chose plus exceptionnelle dont les spécialistes s’accordent à dire qu’elle deviendra récurrente dans les prochaines années – par pas moins de 2 épisodes de canicules. La sécheresse s’est durablement installée, et Loches et notre territoire ne se distingue évidemment pas du reste de la France…

Depuis la fusion des 4 communautés de communes en 1 seule « Loches Sud Touraine », la gestion en régie publique de l’eau potable est la règle commune, même s’il demeure quelques contrats de « délégation de service publique » à des sociétés privées qui se terminent. Cette gestion publique de l’eau, ressource stratégique et essentielle à la vie, est aujourd’hui la meilleure garantie de son accès à toute la population mais aussi de l’investissement régulier et de l’entretien des réseaux de distribution.

La poursuite de cet objectif commun devra absolument être reconfirmé lors des élections municipales et communautaires de mars prochain.


Pour les élu.e.s du groupe « Loches : changer d’ère ! »,
Denis Maljean, Conseiller municipal.
 

lundi 21 janvier 2019

A propos de promesses électorales...

Le rapport d’orientations budgétaires 2019, étape préalable au vote du budget de la ville de Loches, a été débattu lors du dernier conseil municipal de décembre. A cette occasion, nous avons rappelé qu’il s’agissait du dernier débat politique budgétaire du mandat : le budget 2020 étant voté juste avant les élections municipales. Aussi, nous nous sommes évertués à vérifier si ce dernier budget en exercice permettrait au maire et à son équipe de boucler ses promesses de campagne de 2014... Et le moins que l’on puisse affirmer, c’est qu’on est bien loin du compte !

En effet, sur 66 promesses du “projet 2014-2020”, 5 seulement ont été réalisées et concernent, pour les plus gros investissements, la modernisation du pôle scolaire, engagée lors du précédent mandat. 16 sont en cours de réalisation à des stades d’avancement très différents si l’on compare, par exemple, la maison des associations, annoncée pour la fin d’année 2019, et la restauration de la collégiale Saint-Ours, qui s’ouvre pour les 10 années à venir. 8 propositions n’ont pas été évaluées car ne relevant pas directement des compétences notre commune : développement économique ou hôpital. Et à ce jour, 37 promesses n’ont pas été tenues ! Beaucoup concernent des aménagements urbains ou routiers dont le lancement “d’études” ne manquera pas d’être annoncé dans les 14 prochains mois !

“Ces actions ont été chiffrées et seront réalisées sans aucune augmentation d’impôts” promettaient le maire et son équipe, ce qui est faux puisque qu’une augmentation de taxe foncière et la suppression d’un abattement sur la taxe d’habitation ont été votées en 2018. Et “sans endettement supplémentaire” s’engageaient-ils ! Alors qu’il leur faudrait maintenant un second mandat 2020-2026 pour retrouver l’endettement déjà élevé de 9 millions d’euros de 2014... Il est de 17 millions en 2019.

 
Pour les élu.e.s du groupe “Loches : changer d’ère !”,
Denis Maljean, Conseiller municipal.


Vous pouvez évidemment retrouver notre évaluation complète ci-dessous :

Cliquez pour agrandir, clic-droit pour télécharger

 


lundi 31 décembre 2018

Droit de réponse

Dans Loches actualités de novembre dernier, Mme Paquereau, conseillère municipale “indépendante”, écrivait dans sa tribune : “Non, la Communauté de communes n’est pas une administration de gestion consensuelle comme l’a soutenu D. Maljean lors du dernier conseil municipal.”

Elle faisait référence au conseil municipal du 5 octobre 2018, dont il a été enregistré au procès-verbal : “M. MALJEAN souhaite tout d’abord rappeler un point de désaccord déjà exprimé entre Madame PAQUEREAU et lui. La Communauté de communes est présentée comme devant être un outil au service d’un projet politique alors même qu’à aucun moment une consultation démocratique n’a permis de confirmer le bien fondé de ce projet politique. Il pense que la fusion est bien administrative à ce stade étant donné le décalage des calendriers. Le projet viendra, mais l’administration doit assurer une continuité de service public et être neutre dans les missions qui lui sont données.” [PV adopté à l’unanimité en séance du 23 novembre 2018]
 
 

mercredi 10 octobre 2018

Compte-rendu de presse du conseil municipal de Loches d'octobre 2018

L’emprunt qui fait débat - La Nouvelle République, 08/10/2018

© Photo NR
La Ville a souscrit un emprunt de 700.000 €. En raison d’un retard dans la vente de l’ex-école Vigny ?
 
Au début de l’été, le maire de Loches a souscrit un emprunt de 700.000 €. Une décision que Marc Angenault a prise seul le 12 juillet, comme il en a le droit. L’emprunt courra sur quinze ans. Cet emprunt a été rendu public vendredi soir lors du conseil municipal (1).
[...] 
Il a été mis sur la table par le porte-parole de l’opposition « Loches : changer d’ère » Denis Maljean, dès le début de la réunion. Pour l’opposant, cela donne « la mesure de notre réel débat démocratique. Ce soir, en conseil, nous allons débattre autour de 125.000 € de dépenses alors que, six jours après notre précédent conseil municipal, vous [le maire] avez signé un emprunt d’une valeur de 700.000 € qui engage la commune pour 15 ans sans même nous en avoir informés… ».
[...]
En revanche, le maire n’a pas répondu sur un point. Denis Maljean lui a demandé si l’emprunt venait couvrir « le report d’une année de plus de la vente de l’ancienne école Vigny ». Il est vrai que son montant – 700.000 € – est proche du prix de vente du bâtiment : 750.000 €.
[...]
(1) La loi exige en effet que le maire rende compte, à la fin de chaque réunion du conseil municipal, des décisions qu’il a prises seul en application des pouvoirs qui lui sont accordés. 

 

“ Politiser ” ou ne pas politiser la communauté de communes ? - La NR, le 08/10/2018

[...]
L’eau sera publique
[...]
Le porte-parole de l’opposition « Loches : changer d’ère » Denis Maljean a quant à lui regretté « la lenteur de l’harmonisation. Nous sommes toujours sur un territoire où tous les citoyens ne bénéficient pas des mêmes tarifs ni des mêmes services ». Et de s’interroger : « La gestion de l’eau sera-t-elle enfin publique dans l’ensemble de Loches Sud Touraine ? ».
« C’est la tendance générale », a répondu le maire, par ailleurs premier vice-président de Loches Sud Touraine. « Le passage en régie pour l’eau est prévu au 1er janvier 2019. » 
[...]


Odeurs du centre d’enfouissement des déchets : “ l’ombre au tableau ” - La NR, le 08/10/2018

Après avoir souligné que les mauvaises odeurs émanant du centre d’enfouissement des déchets de la Baillaudière étaient moins ressenties cette année dans le centre de Loches qu’en 2017, le porte-parole de l’opposition Denis Maljean a néanmoins souligné vendredi en conseil municipal que « la semaine dernière encore, une matinée, il était impossible d’ouvrir nos fenêtres. Pourriez-vous rappeler à l’exploitant ses responsabilités ? Ces dérivés soufrés que l’on fait respirer à nos enfants ne sont pas très rassurants. Ils sont également une vraie ombre au tableau pour notre ville qui veut attirer plus de touristes ».
[...]

 

Les autres débats du conseil municipal - La NR, le 09/10/2018

[...]
Culture. Le conseil départemental accorde 18.000 € de subvention à la Ville de Loches pour l’aider à bâtir sa saison culturelle. « C’est 2.000 € de moins qu’en 2017. Même si, l’an dernier, ces 2.000 € étaient fléchés pour une exposition particulière, n’aurait-on pas pu forcer les choses au niveau du Département pour conserver la même somme ? », s’est interrogée Françoise Lesny-Vardelle, pour l’opposition « Loches : changer d’ère », en soulignant la double casquette de Valérie Gervès, à la fois première adjointe de Loches et conseillère départementale. [...] « On n’a pas été mal servis cette année, a renchéri le maire. Mais vous avez raison : il faut toujours demander plus. »
[...]
Associations. L’opposant Denis Maljean a plaidé pour que soit établie « une règle plus générale » concernant la gratuité de l’espace Agnès-Sorel pour les associations. « Entièrement d’accord », a répondu le maire.
Canicule. Une personne âgée de Loches s’est plainte auprès de l’opposition et de la municipalité de n’avoir pas été bien informée des dispositions prises pendant la canicule cet été. Sollicitée par l’opposition, l’adjointe chargée des affaires sociales et des personnes âgées Anne Pinson a rappelé les mesures du plan canicule [...]
Divers. La commune a acquis deux parcelles appartenant à la communauté de communes situées près du Cosec. A demi-mot, la municipalité a laissé entendre qu’il s’agissait de les aménager de manière à éviter l’installation de gens du voyage.


Quelle sécurité la nuit ? - La NR, le 08/10/2018

En fin de conseil municipal, le porte-parole de l’opposition « Loches : changer d’ère » Denis Maljean, a évoqué l’« accès aux secours » pour les Lochois, la nuit. Il a cité, à titre d’exemple, « une représentation théâtrale interrompue [par du tapage] cet été à la Chancellerie. Les organisateurs se sont vu opposer un refus d’envoyer une équipe de la part du régulateur de la gendarmerie de Tours. Peut-on être sûr qu’en cas de besoin, quand les Lochois appellent [la gendarmerie], quelqu’un se déplace ? » [...]  
« C’est un problème de moyens, pour la gendarmerie. Il y a moins d’hommes, les territoires sont plus grands. Le régulateur ne connaît pas le terrain. C’est compliqué », a indiqué Marc Angenault, soulignant l’arrivée récente d’un lieutenant au commandement de la communauté de brigades Loches-Montrésor. « Il est très à l’écoute », a conclu le maire.


Le premier opposant remercie le maire - La NR, le 08/10/2018

A la fin du conseil, le porte-parole de l’opposition Denis Maljean a pris la parole pour saluer le soutien que lui a apporté le maire. « J’ai fait l’objet de menaces et de diffamation en lien avec mon mandat d’élu sur les réseaux sociaux », a expliqué Denis Maljean. Or, la loi ne prévoit pas expressément que la collectivité accorde une assistance juridique à un membre de l’opposition. Mais le maire la lui a proposée malgré tout. « Je vous en remercie », a indiqué Denis Maljean. [...]
 

lundi 16 juillet 2018

Compte-rendu de presse du conseil municipal de Loches de juillet 2018

Loches : une taxe contre les magasins vides pour finir la vacance - La Nouvelle République, 09/07/2018

 

© Photo NR
 La Ville met une pression fiscale sur les friches commerciales. Le conseil municipal a décidé de taxer les locaux commerciaux vacants à hauteur de 10 à 20 %...

La Ville a fixé les taux de la taxe à 10 % la première année d’imposition, 15 % la deuxième année et 20 % à compter de la troisième année. Denis Maljean (opposition, groupe Loches changer d’ère) a demandé si la recette de cette taxe servira réellement à dynamiser le centre-ville. « On ne peut pas affecter des recettes, a répondu le maire Marc Angenault, mais on peut estimer que ce budget ira à la revitalisation du centre-ville » [...] Le maire a dit « avoir en tête » des propriétaires de locaux vacants « qui ne sont pas en situation difficile ».  


Le Village des marques inquiète… ou pas - La Nouvelle République, 09/07/2017


> Le projet de Village des marques à Sorigny inquiète le groupe d’opposition Loches Changer d’ère. Denis Maljean a demandé au maire Marc Angenault sa position sur ce sujet alors que l’Association des maires d’Indre-et-Loire s’est déclarée pour. Le maire de Tours, Christophe Bouchet s’est dit opposé à la création de ce centre de magasins d’usine de plus de 150 boutiques sur 22.000 m2, au sud de Tours, à 35 km environ de Loches. « Je n’ai pas de position, a répondu le maire, qui ne se prononcera qu’en ayant connaissance d’une étude d’impact de ce Village. Le manager commerce travaille sur ce sujet, j’attends son rapport ».
[...]
> « Nous serons vigilants sur le traitement des données sensibles, sociales, de la police municipale, des fichiers électoraux », a indiqué Philippe Adam (opposition). La Ville applique le règlement général sur la protection des données (RGPD) depuis le 25 mai dernier, qui renforce la responsabilité des collectivités locales en la matière. Loches Sud Touraine a décidé de créer un service commun RGPD auquel adhèrent les communes via une convention. Un délégué à la protection des données est en cours de recrutement.
[...]
> Une étude globale des cavités et des coteaux est prévue sur l’ensemble du territoire communal. Pour ce faire, la Ville adhère au syndicat intercommunal Cavités 37 depuis 1988.
[...]
> Le jardin public devient un refuge LPO. Après l’abandon de l’usage des produits phytosanitaires dans les parcs et jardin, la Ville a décidé d’inscrire le site du jardin public au réseau des Refuges LPO (ligue de protection des oiseaux). Elle s’engage à préserver et développer la biodiversité dans cet espace de 15.000 m2.

> Le Projet d’aménagement et de développement durables (PADD) préalable au futur PLU a été présenté aux élus en conseil. Dans les objectifs de la Ville future, l’accroissement de la population de 60 à 80 personnes (+0,1% par an) et une offre nouvelle de 310 à 330 logements neufs.

 

dimanche 18 février 2018

Débat d’orientations budgétaires 2018 : notes de l'intervention de Denis Maljean

Monsieur le maire,
Je commencerai cette intervention par une première remarque sur le calendrier : je n’ai pas le souvenir d’avoir débattu d’orientations budgétaires aussi tardivement ! Nous sommes quand même déjà mi-février 2018...
D’ailleurs, n’aurait-il pas été pertinent de voter pendant cette même séance le compte administratif 2017 ? C’est-à-dire l’arrêt des comptes au 31 décembre 2017.
Premièrement, nous aurions certainement eu un débat moins “hors-sol” ou “hors solde” si je peux me permettre ce jeu de mots. Deuxièmement nous aurions allégé les débats techniques et chiffrés qui ne passionnent personne lors du prochain conseil, au cours duquel nous débattrons le budget 2018.

Tout ceci nous laisse la même vague impression que quand on tarde à présenter un bilan, c’est que nous pouvons légitimement nous interroger sur le fait que les résultats ne seront pas ceux que vous espériez...

Ayant bien compris, lors du débat d’orientations budgétaires de l’année dernière, que vous n’avez pas vraiment apprécié que nous accompagnions notre contribution de documents de comparaison avec nos proches voisines, Chinon et Amboise, nous nous contenterons de commenter, chapitre par chapitre votre rapport d’orientations.
 

Le contexte international et national

Nous ne perdrons pas de temps à commenter votre note de contexte qui ne présente que peu d’intérêt dans notre débat démocratique local...

Une remarque : l’inflation était proche de 0 en 2015, de +1% en 2017, prévue à +1,1% en 2018, et pourtant vous avez continué (et vous continuerez) à augmenter le prix de nos services municipaux de +2% par an !

Autre remarque de contexte : vous mentionnez la mise en place du dégrèvement de taxe d’habitation dès 2018... Sans pour autant proposer le moindre scénario, la moindre réflexion sur les conséquences sur le budget 2018 ! Ce qui est pourtant bien l’objet de notre débat de ce soir. Ne pas anticiper, c’est subir !

Orientations financières pour la ville de Loches

Dépenses de fonctionnement

Concernant maintenant ce qui nous intéresse ce soir : vos orientations budgétaires pour Loches en 2018...
Qu’il s’agisse des charges de personnel et des charges à caractère général, le moins que l’on puisse en dire, c’est que nous observons une grand stabilité depuis 10 ans :

  • Verre à moitié plein : il n’y a pas eu de dérapage en la matière contrairement à votre gestion des charges financières !
  • Verre à moitié vide : vos réorganisations territoriales et de compétences n’y ont strictement rien changé ! Ce qui est quand même bien dommage... 
 
Nous remarquons que vous passez d’un trait de plume le soutien de notre ville au monde associatif... Alors qu’il me semble que nous avions déjà souligné l’an dernier les très grandes disparités avec nos voisines comparables, Chinon et Amboise.
Nous regrettons qu’il n’y ait aucune évolution alors que la vitalité du tissu associatif reflète d’un engagement important de nos concitoyens pour notre ville, ses habitants et notre territoire. 
Faire au mieux à moyen constant, c’est d’emblée limiter toute initiative associative nouvelle et se contenter uniquement de l’existant...

Recettes de fonctionnement

Nous regrettons le maintien de votre choix des augmentations des impôts locaux (taxe d’habitation et taxe foncière), contraires à vos engagements de campagne.D’autant que votre graphique montre parfaitement qu’à Loches, les impôts n’ont, en fait, jamais cessé d’augmenter ! Puisque depuis 1995 ont été stabilisés les taux mais les bases continuent à augmenter...
 
Recettes taxe d'habitation et taxe foncière (en K€)
© Ville de Loches
 
Maintenant que ce tabou du maintien des taux a sauté, les Lochoises et le Lochois doivent-ils s’attendre à de nouvelles hausses régulières ?

 
Dotations de l'Etat (en K€)
© Ville de Loches
 
Quant aux baisses de dotations de l’Etat : elles n’ont pas chuté de moitié comme le laisserait imaginer votre graphique (p. 11), mais de 25% en 5 ans...
Vous pouvez le critiquer, mais il me semble que le candidat que vous souteniez en 2017 proposer d’aller au delà, quels auraient été ou quels sont donc vos choix dans ce contexte contraint ?

Ni la reconduction permanente des dépenses ni la facilité de l’augmentation des impôts ne sont aujourd’hui les bonnes solutions. 
La seule alternative, c’est celle d’attirer de nouveaux foyers fiscaux, donc de nouveaux habitants et de nouvelles entreprises... Ça fait rentrer plus de recettes fiscales, ça stabilise nos écoles...
Or c’est tout le contraire que vous choisissez : la pression fiscale lochoise fait peur. Elle profite d’ailleurs à nos proches voisines. Et nous perdons 200 habitants en 5 ans.


Autofinancement

Pour résumer la première moitié de nos remarques : vous proposez donc un fonctionnement au fil de l’eau et sans grand imagination qui se traduit par une stagnation depuis 10 ans de notre capacité d’autofinancement.
  

Politique d’investissement

Dépenses d’équipement

Concernant maintenant l’investissement :
  • Patrimoine : collégiale, zones sous-cavées et remparts pour une dépense totale de 185000€. 2 fois moins qu’en 2017 !
    Pour rappel, vous prévoyiez : 100000 € collégiale, 170000€ caves, 100000€ remparts.
  • Maison des associations : après 600000€ en 2017, 1 million en 2018...
    C’est toujours trop cher pour un bâtiment qui ne le méritait pas et un projet global (pas architectural) aux contours toujours flous. Et qui génèrera de nouvelles dépenses de fonctionnement...
  • Développement durable (570000€)
    Musée Lansyer: quelle pertinence de le fermer pendant la saison après avoir, depuis 2 ans, créé une nouvelle dynamique d’expositions ?!
    Ecole Mariaude : nouvelle chaudière, pas d’isolation ?!
    Ecole Lamblardie : isolation, pas d’avantage ? Cette école et ses élèves méritent mieux.
  • Valorisation touristique (30000€) : signalétique. Pas de recherche de partenariat ?
    Nous pensons au CD37 et son million d’investissement (subventionné) dans la Cité royale qui nous assurerait d’une cohérence visuelle dans la signalisation des monuments municipaux et départementaux (nuance dont se contrefiche un visiteur !)
    Mais aussi à LST qui a maintenant la compétence tourisme à laque il n’y a pas besoin de se substituer...
  • Installations sportives (30000€) : contre 130 000 annoncés en 2017, -77%.
    PLU et secteur sauvegardé (105000€) : comme annoncés en 2017.

Recette d’équipement

Concernant vos recettes d’équipement, c’est évidemment votre annonce : “nous prévoyons 1,2M€ pour l’année 2018” qui a retenu notre attention.
Ancienne école Vigny, ancien Presbytère, d’autres cessions envisagées ?
D’ailleurs quel était l’élu ou les élus dont les ventes immobilières étaient LA mission prioritaire en 2017 ? 
Monsieur le Maire ? Madame la Première adjointe aux finances ? 
A moins qu’en 2017, vos priorités étaient plutôt aux élections législatives pour l’un ? Sénatoriales pour l’autre ? 
2 postes incompatibles avec la poursuite de vos mandats exécutifs municipaux !
Quand on sait l’importance et les conséquences de ces ventes pour le désendettement de Loches...


Dette

Justement, depuis le très cher rachat de l’emprunt toxique (pour rappel 8M€ d’indemnités de sortie pour 3M€ de capital emprunté) et la non-vente de l’ancienne école Vigny, Loches accuse un retard de désendettement d’1M€ par an ! 
 
Présentation de la dette dans les débats budgétaires depuis 2016
© Ville de Loches
 
Comme, nous l’indiquons à chaque question budgétaire depuis maintenant 2 ans, il est impossible de débattre sérieusement si, à chaque séance, les graphiques changent de mode de représentation et d’échelle ! Sauf si justement, la comparaison dérange ! 

Je vous propose donc le montage suivant pour appuyer ce que je viens d’affirmr (et avec vos chiffres ! Sur la durée du mandat) : 1M€ de retard par an, depuis 2 ans. 
 
Évolution de la dette pendant le mandat 2014/2020
Chiffres : mairie de Loches
Montage et mise à l'échelle : Denis Maljean
 
Soit, pour 2018, une dette qui atteindrait 16,5M€ alors que vous espériez être déjà descendu à 14M€ (chiffre BP 2016 au moment du rachat).
16,5M€, ventes déduites ?

D’autant que vos projections avec un emprunt annuel de 700000€ sont souvent en dessous du million généralement emprunté... Ce qui en fin de mandat se conclura (toujours d’après vos chiffres) à une augmentation de notre dette de 9,6 à 14,1M€ ! Près d’un tiers en plus ! +31,4% Et pour quel bilan ?
Une école qui était engagée par votre prédécesseur. Une maison des associations ? Et un cœur de ville dégradé...

 
Je conclue. Il est certain que sur les sujets financiers, il ne suffit pas de méthode Coué ! Il faut de la rigueur, de l’engagement et de l’efficacité.

Je vous remercie de votre attention.

 

vendredi 31 mars 2017

À mi-mandat…

Il y a 3 ans, le dimanche 23 mars 2014, vous – citoyen-ne-s de Loches – élisiez votre Conseil municipal : 29 élu-e-s pour un mandat de 6 années [2014/2020]. 
Il y a 3 ans, le vendredi 28 mars 2014, ce Conseil municipal élisait le maire de Loches par les 23 voix de sa majorité.
Il y a 3 ans, lors de cette même séance du conseil municipal, nous – les 5 élu-e-s du groupe « Loches : changer d’ère ! » [Franck Roussel, remplacé par Christiane Bonvalet ; Françoise Lesny-Vardelle ; Denis Maljean, porte-parole ; Johanne Breton ; Marc Vincent, conseiller communautaire] – nous engagions pour que « questions, discussions, vigilance, alerte, information, représentation de la population et propositions déterminent notre opposition constructive pour Loches ». 

Depuis 3 ans, nos interventions publiques – conseils municipaux, presse, internet… ou bulletins municipaux – n’ont jamais dérogé à cette règle que nous nous étions fixée, dans le respect des personnes et de leurs opinions. 

Ainsi depuis 3 ans, en guise de bilan [hyper]synthétique de mi-mandat, nous avons signé dans les 33 bulletins municipaux LOCHES actualités : 
  • 12 tribunes à propos de démocratie locale et citoyenneté : [dis]fonctionnements des conseils municipaux et communautaires, liberté d’expression et de la presse, vie associative, élections, bilans… 
  • 5 tribunes à propos de finances et gestion calamiteuse de notre ville : questions budgétaires, dette, emprunt toxique… 
  • 5 tribunes à propos de devoir de mémoire : victimes des guerres passées et présentes, de la déportation, des attentats… 
  • 4 tribunes à propos d’économie locale et de promotion du territoire : commerces, hôtels, livres… 
  • 3 tribunes à propos de l’école Alfred-de-Vigny… 
  • 2 tribunes à propos de transport et de circulation. 

Jamais, depuis ces 3 ans de mandat, nous n’avons usé de cet outil de communication de la collectivité pour vous interpeller à propos d’un sujet autre que ceux de la vie lochoise, ni pour porter d’attaques ad hominem. D’autres seraient heureux de bien vouloir s’en inspirer. 

 
Pour les élu-e-s du groupe « Loches : changer d’ère ! », 
Denis Maljean, Conseiller municipal. 

mercredi 4 janvier 2017

Premier conseil communautaire de "Loches Sud Touraine"

 
 

mercredi 26 mars 2014

Marc Vincent, Conseiller municipal et communautaire

Marc Vincent, 52 ans, chef d'entreprise.
[doc. de campagne 2014]

 
"Après quelques années dans la gestion commerciale, j’ai créé avec mon épouse, ma première entreprise de communication et évènementiels à Tours en 1989, puis repris une agence de marketing sportif en 1999. Lochois depuis plus de 25 ans et attirés depuis toujours par le tourisme, nous dirigeons aujourd’hui le Luccotel à Loches.

Je souhaite pouvoir soutenir les commerçants, artisans et entreprises de Loches, être partenaire de leur stratégie de développement et anticiper la transmission de leurs affaires pour assurer la pérennité du centre-ville et des zones d’activités. Pour le tourisme, il nous faut fédérer l’ensemble des acteurs afin de créer une véritable destination Loches en Touraine."