Affichage des articles dont le libellé est emprunt toxique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est emprunt toxique. Afficher tous les articles

jeudi 13 février 2020

Dernier conseil municipal du mandat, par La NR

"La gare scolaire s’invite dans le dernier budget du mandat" - La Nouvelle République, 12/02/2020


Le dernier conseil municipal du mandat
de Marc Angenault s’est tenu lundi soir.

© (Photo NR, Charles-Antoine Jaubert)
 
[...]
La capacité de désendettement est de 9,7 années. Elle avait atteint 21,5 années en 2016, « une année difficile », qui s’explique par « l’effet de la renégociation de l’emprunt structuré » (emprunt toxique, NDLR). Pour maîtriser l’endettement (l’encours de la dette est prévu à 11.127.000 euros en 2020), la Ville prévoit un emprunt dit d’équilibre de 1,9 M€ maximum sur lequel seront affectés 500.000 € pour la gare scolaire. 


"Travaux, plainte et remerciements…" - La Nouvelle République, 12/02/2020


[...]
> En fin de séance, le maire a remercié « l’ensemble du conseil municipal » et les agents de la Ville à un mois des élections. « Les séances ont été quelque fois animées, houleuses, tendues, mais sereines et avec du respect », a-t-il souligné. Évoquant la représentativité des élus, « c’est la meilleure des démocraties, c’est le choix du peuple qui est fait à travers les élus ». 



dimanche 15 décembre 2019

Rapport d’orientations budgétaires 2020, intervention de Denis Maljean

Pour en venir au rapport, ou plutôt au débat, d’orientations budgétaires, M. le maire : la configuration spéciale du Conseil municipal de ce soir invite à aller à l’essentiel.
Nous sommes mi-décembre 2019 : ROB 2020. Suivant un délai légal de 2 mois, le vote du BP 2020 aura lieu mi-février 2020, soit 1 mois avant les élections municipales…

Même s’il s’agit d’une obligation légale, je ne commenterai pas la note de contextes international et national, à l’exception de l’exonération de taxe d’habitation qui, bien que « compensée », remet en cause le principe de libre administration des collectivités, donc du poids de la démocratie locale…

Concernant les orientations budgétaires pour la Ville de Loches, je trouve, nous trouvons, peu d’intérêt à commenter des chiffres et tableaux de chiffres, aussi je réitère mon choix de l’an dernier de procéder en illustrant mon propos sous forme d’un bilan de mandat.
Non, M. le maire, cette première présentation fin 2018 n’était pas un premier acte de campagne électorale mais une exigence : celle de rendre concrets vos choix et vos priorités budgétaires de ces dernières années.
Avec un effort pédagogique et citoyen aussi, en mettant en garde les électrices et les électeurs à propos de catalogues de promesses qui leur seront prochainement adressées…

Évaluation du mandat 2014/2020
Cliquez pour agrandir

A propos du fonctionnement, le bilan est plutôt… mitigé : si des évolutions sont notables du côté des actions pour renforcer la notoriété de la ville - d’ailleurs elles ne relèvent pas uniquement de la compétence communale - on ne peut pas en dire autant du “confortement des services à la population”...
Au point de constater que certaines propositions n’avaient été formulées que de façon illusoires voire uniquement électorales ! Je pense plus particulièrement à : 
  • La transformation du boulevard Philippe-Auguste en lieu de spectacle !
  • L’accompagnement de porteurs de projets tels que bowling ou laser game !
  • La patinoire hivernale des Bas-Clos !
  • La promotion de l’apprentissage des langues !
  • La “brigade d’intervention rapide” (déjections canines, propreté) !
  • L’accueil de formation pour les demandeurs d’emplois...
  • Et l’ABANDON, faute d’étude sérieuse préalable puis de promotion active, du service de bus interurbain !

Bref, une gestion constante et courante des services de la Ville, avec des efforts croissants demandés aux personnels depuis plus de 5 ans.

A propos de l’investissement maintenant, le bilan en progression par rapport à l’an dernier reste tout autant mitigé par rapport à VOS promesses.
Certes, nous avons eu l’ouverture de la Maison des associations, même si les limites de l’outil sont déjà perceptibles ;
Certes le pôle scolaire élémentaire  a été rénové, même si la canicule en a démontré les limites ;
Certes le plan local d’urbanisme vient d’être révisé, puis viendra le plan de sauvegarde et de mise en valeur du Site patrimoine remarquable (ex Secteur sauvegardé) ;
Mais AUCUNE de vos propositions d’investissement pour le “développement de l’activité économique : le nerf de la guerre !” [sic] n’ont été tenues !
AUCUN aménagement cyclable n’a été ne serait-ce expérimenté !
Sans parler d’extension de squares, refonte de grands carrefours aux problèmes connus !
Dois-je d’ailleurs rappeler le résultat des mises en ventes de biens communaux ?!
Une auberge de jeunesse ?!
L’état de la voirie communale...
L’extension de cheminements piétonniers...
Des aires de pique-niques...

Sans oublier la dette dont nous reparlerons...

Quelles sont donc vos perspectives pour 2020 et le mandat suivant ? [2020/2026]
De nombreux projets à “l’étude”... C’est pratique les “études” : un retard, un étude !
De lourds investissements sont d’ores et déjà engagés :
  • La gare scolaire, dont personne ne pourra sérieusement contester la nécessité... Un priorité depuis les années 95 !
  • La collégiale, dont l’état de conservation préoccupant ne permet plus d’attendre ;
  • Les remparts, dont les opérations de sécurisations ne pourront cesser d’être engagées...


Les marges de manœuvres sont minces et les conditions plus que contraintes au regard des obligations et de l’endettement de notre Ville !

Evolution de la dette de la ville de Loches pendant le mandat 2014/2020

  • 13,5 M€ (à 14M€) en 2020 ; 10,5M€ (avec le Fonds de soutien de l’Etat, donc toujours nos impôts) !
  • 1M€ de plus qu’en 2014... Certes, “sécurisée”, mais encore bien élevée.
  • Une ville qui vieillit et qui s’isole, à l’écart d’une métropole qui concentre de plus en plus les richesses et les services !
  • Un territoire vaste - trop vaste [la com’ com’ LST] - en difficultés croissantes, au bord de la rupture... Sociale plus particulièrement.


Pourtant, il n’y a aucune fatalité !
Les atouts sont identifiés ;
Les leviers de communication - route, rail, fibre optique - ne demandent qu’à être actionnés !
Les énergies dissipées par la multiplicité des dossiers et d’études ne demandent qu’à être remobilisées et priorisées...
La demande civique n’a jamais été aussi forte...
[Comme toujours, les volontaires manqueront]

Bref, vous l’avez compris, nous dressons le simple bilan de plusieurs années de retard.

samedi 9 mars 2019

Budget 2019 : pourquoi nous avons voté contre

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.
Cliquez ici pour la télécharger.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que notre intervention lors du débat d’orientations budgétaires 2019, à l’occasion duquel nous avons proposé un bilan des promesses de campagne de la majorité municipale, a fait couler beaucoup d’encre :
  • la NR a publié son propre bilan, le 2 janvier,
  • le maire y a consacré son édito du Loches actualités de janvier,
  • et la première adjointe, sa tribune du dernier bulletin municipal.
 
À notre lecture factuelle, point par point (de couleur) de ces promesses, nous n’avons eu que des réponses d’intention mais aucune démonstration ! N’en déplaise au maire, le débat démocratique se construit dans la confrontation des idées et des points de vue : nous attendons donc, comme les Lochois(e)s, des réponses précises, point après point. Et malgré ce qu’écrit la première adjointe, le mandat s’étend de 2014 à 2020, 6 ans, pas 10 ou 12 ans !

Le budget 2019, dernier budget du mandat en exercice, ne permettra absolument pas au maire et son équipe de boucler ses promesses de campagne.
À ce jour, nous maintenons que 5 ont été tenues, 6 quand la maison des associations sera ouverte (seule promesse propre à ce mandat !), 16 sont à des stades d’avancement très différents : 22 sur 66. Les deux autres tiers ont été abandonnés ou doivent être mis à l’ouvrage en un an... Ce qui a motivé notre votre contre ce budget.

Vote contre le compte administratif (bilan financier) 2018 également, car le maire semble satisfait de sa gestion, mais :
  • L’ancienne école Alfred-de-Vigny a-t-elle été enfin vendue ? NON
  • La vie quotidienne des Lochois(e)s s’est-elle améliorée ???
    (à l’exception de quelques remplacements de chaudières ou de l’isolation de l’école Lamblardie)
  • L’augmentation des impôts locaux était-elle indispensable ? NON
    (+1 point de taxe foncière, +15% de taxe d’habitation par suppression d’un abattement)
  • La dette, dont nous ne souhaitons absolument pas qu’elle devienne l’unique caricature de nos propos, s’élevait à 17 214 255,24 € au 31/12/2018. 
 
Pour les élu.e.s du groupe "Loches : changer d’ère !",
Denis Maljean, conseiller municipal.
 
 

lundi 21 janvier 2019

A propos de promesses électorales...

Le rapport d’orientations budgétaires 2019, étape préalable au vote du budget de la ville de Loches, a été débattu lors du dernier conseil municipal de décembre. A cette occasion, nous avons rappelé qu’il s’agissait du dernier débat politique budgétaire du mandat : le budget 2020 étant voté juste avant les élections municipales. Aussi, nous nous sommes évertués à vérifier si ce dernier budget en exercice permettrait au maire et à son équipe de boucler ses promesses de campagne de 2014... Et le moins que l’on puisse affirmer, c’est qu’on est bien loin du compte !

En effet, sur 66 promesses du “projet 2014-2020”, 5 seulement ont été réalisées et concernent, pour les plus gros investissements, la modernisation du pôle scolaire, engagée lors du précédent mandat. 16 sont en cours de réalisation à des stades d’avancement très différents si l’on compare, par exemple, la maison des associations, annoncée pour la fin d’année 2019, et la restauration de la collégiale Saint-Ours, qui s’ouvre pour les 10 années à venir. 8 propositions n’ont pas été évaluées car ne relevant pas directement des compétences notre commune : développement économique ou hôpital. Et à ce jour, 37 promesses n’ont pas été tenues ! Beaucoup concernent des aménagements urbains ou routiers dont le lancement “d’études” ne manquera pas d’être annoncé dans les 14 prochains mois !

“Ces actions ont été chiffrées et seront réalisées sans aucune augmentation d’impôts” promettaient le maire et son équipe, ce qui est faux puisque qu’une augmentation de taxe foncière et la suppression d’un abattement sur la taxe d’habitation ont été votées en 2018. Et “sans endettement supplémentaire” s’engageaient-ils ! Alors qu’il leur faudrait maintenant un second mandat 2020-2026 pour retrouver l’endettement déjà élevé de 9 millions d’euros de 2014... Il est de 17 millions en 2019.

 
Pour les élu.e.s du groupe “Loches : changer d’ère !”,
Denis Maljean, Conseiller municipal.


Vous pouvez évidemment retrouver notre évaluation complète ci-dessous :

Cliquez pour agrandir, clic-droit pour télécharger

 


samedi 29 décembre 2018

Compte-rendu de presse du conseil municipal de Loches dédié au rapport d'orientations budgétaires 2019 [ROB 2019]

"Dernier budget avant inventaire" - La Nouvelle République, le 24/12/2018

  
© La NR

Le débat sur le futur budget 2019 s’est transformé en bilan du mandat de Marc Angenault lors du conseil municipal de vendredi. Un sujet forcément clivant.

Prochaine station : les municipales. Ça vous paraît loin, surtout en cette veille de Noël ? Logique. Sauf que le conseil, vendredi soir, s’est penché sur les orientations budgétaires pour 2019. Et que ce budget sera le dernier du mandat de Marc Angenault, en année pleine. Autrement dit, les choix esquissés vendredi et qui seront votés dans deux mois seront les ultimes avant les municipales. De quoi pouvoir dresser le bilan de la municipalité depuis 2014.

C’est l’option qu’a choisie l’opposition, munie du document officiel rassemblant les 66 engagements de campagne du maire Marc Angenault, annoté selon qu’elles ont été, à ses yeux, « réalisées », « en cours » ou « non réalisées ». Sans surprise, Denis Maljean, porte-parole de « Loches : changer d’ère », n’a trouvé qu’une poignée de promesses tenues (cinq, dont la construction de la nouvelle école Vigny et la création du parking de covoiturage).
[...]

Et bien sûr, la dette et l’emprunt toxique…

Depuis la renégociation de l’emprunt toxique, la dette de la Ville est « intégralement sécurisée », comme l’a rappelé le maire vendredi soir. Mais elle est élevée : 17,2 millions d’euros en 2018, encore 17 millions prévus l’an prochain. « Il faudrait un second mandat complet pour retrouver le niveau d’endettement de la Ville de 2014 conformément à vos engagements de campagne », a pointé Denis Maljean pour l’opposition « Loches : changer d’ère ».
[...]
 

L’extension de la zone de Vauzelle fait débat  

Les élus ont débattu du plan local d’urbanisme (PLU) en cours de révision (NR du 19 décembre). La municipalité envisage notamment une extension de 15 hectares de la zone de Vauzelle derrière l’entreprise Zodiac, pour accueillir de nouvelles entreprises [...] Denis Maljean (« Loches : changer d’ère ») a, quant à lui, mis en garde contre « le risque d’inondation » à cet endroit. Il a en revanche salué « l’amélioration des conditions d’accueil des gens du voyage ». La concertation publique sur le PLU va se poursuivre jusqu’au 15 février. 
 

Quid de Vigny et du tribunal ?

• Hôtel au tribunal. Comme la NR l’indiquait le 15 décembre, les voyants sont au vert pour la transformation de l’ancien tribunal en hôtel, et le promoteur souhaite acheter le bâtiment en juillet 2019. Mais le projet implique d’empiéter sur la rue qui longe l’ex-palais de justice. La promesse de vente de cette rue a donc été prolongée vendredi soir jusqu’au 31 décembre 2019. Denis Maljean a attiré l’attention sur la nécessité de veiller, avant tout chantier, aux vestiges archéologiques que le sous-sol peut contenir à cet endroit. Quant au réaménagement de la place de Verdun, lié au projet d’hôtel, il en sera au stade des études en 2019.
• Ex-école Vigny : rien de neuf. Dans les orientations budgétaires pour 2019, il n’a pas été question de la mue de l’ancienne école Vigny en logements portée par le promoteur Patrick Gilles (*).« Vous avez dit lors du dernier conseil que “ le promoteur promeut ”. Nous, on espère seulement qu’il ne promet pas, parce que les promesses… », a souligné Denis Maljean (opposition) en s’adressant au maire.[...]

"Les impôts ne devraient pas augmenter en 2019" - La Renaissance Lochoise, le 26/12/2018

 
© La RL

Lors du dernier conseil municipal de 2018, le rapport d’orientation budgétaire (Rob) a été présenté. Il prévoit les orientations de l’année 2019. Pour un budget qui sera voté en début d’année prochaine.
[...]

Si en 2018 le programme d'emprunt a été conforme aux prévisions, l'opposition par la voix de Denis Maljean a noté un retard dans le projet annoncé de réduction de la dette : "Il faudrait un deuxième mandat complet pour retrouver le niveau de 2014".
[...]
 

La campagne des municipales de 2020 a-t-elle commencé ?

Vendredi 21 décembre, le groupe d'opposition "Loches : changer d'ère !" avait préparé, à l'occasion du dernier conseil de 2018 et de la présentation du rapport d'orientations budgétaire pour 2019, un récapitulatif des 66 promesses de campagne de la majorité. Assortis de points de couleur : rouge non réalisé, orange en cours, vert réalisé.
En effet, le rapport d'orientations budgétaire (Rob 2019) était le dernier "véritable débat sur la politique budgétaire [de ce mandat] car le prochain sera juste avant 2020 et donc juste avant les élections", expliquait Denis Maljean, de "Loches : changer d'ère !". "Nous avons été généreux", indiquait-il.
"Généreux dans le rouge", rétorquait Marc Angenault face à la nuée de points rouges et orange se profilant sur le document distribué [...]
Parmi les 5 points marqués "réalisés", selon l'opposition, la création d'un parking de covoiturage, la construction de l'école Alfred-de-Vigny, le développement des échanges internationaux... Et parmi les "non réalisés", l'aide aux commerçants et artisans pour l'aménagement de leurs locaux [...] commente Denis Maljean. Ou encore l'aménagement du carrefour de la place de Verdun [...]
"C'est bien, [le rouge] c'est la couleur de Noël", continuait le maire de Loches sur le ton de la plaisanterie. Ton qui finalement se durcira, après exposition de la liste des projets non réalisés et l'évocation de la dette de la municipalité [...]
"Il me semble que c'est un apport d'éléments factuels. Mais c'est une évaluation de notre groupe et les gens en prendront ce qu'ils voudront" a rebondi Denis Maljean, mettant en avant un travail qui "contribuera à alimenter le débat démocratique" [...]
 

Une foire à réinventer ?

En 2019, Loches en fête se déroulera du 20 au 22 avril. Ce pendant, Denis Maljean, pour "Loches : changer d'ère !", s'est interrogé sur "l’essoufflement à terme de concept de foire-exposition" [...]

 

mardi 10 avril 2018

"“ Pistolet sur la tempe ” et hausse d’impôts" - La NR au sujet du conseil municipal de Loches dédié au compte admnistratif 2017 et au budget 2018

Aides aux associations : ce qui change

©La Nouvelle République

"La Ville va distribuer 127.000 € aux associations en 2018..."

Débat. Au nom de l’opposition Loches : changer d’ère, Denis Maljean s’est félicité que les subventions aux associations ne soient plus votées plusieurs mois après le budget, laissant entendre que la municipalité avait tardé à se décider en ce sens. Regrettant que « la participation de la Ville aux associations rapportée au nombre d’habitants » soit « nettement inférieure à celle des communes comparables » à Loches, il a annoncé que son groupe s’abstiendrait.

combien ?
> Secteur « tourisme, animation ». Actuel (4.900 €), ArchéoLoches (500 €), Association des collectionneurs du Lochois (800 €), Association environnementale du Sud Touraine (200 €), Caméra Photo-Club (700 €), comité du personnel communal (3.400 €), école de musique (27.500 €), Familles rurales de Beaulieu-lès-Loches (720 €), Les Baladins (400 €), Les Amis de Saint-Laurent (1.000 €), l’Atelier d’Agnès (1.300 €), la Sociétà savoir
> Principaux investissements prévus en 2018. Chantier de la maison des associations : 850.000 €. Voirie : 316.000 € (notamment fin du chantier de la rue Quintefol). Patrimoine : 187.000 € (notamment la restauration des remparts et les travaux des secteurs sous-cavés).
> Recours à l’emprunt. La commune a les moyens, selon le document de la municipalité présentant le budget, de « supporter un endettement un peu supérieur à la moyenne dans l’attente de cessions d’actifs dormants » (référence à la mise en vente de l’ancienne école Vigny et du Presbytère).é d’horticulture de Touraine (210 €), les Sonates d’automne (11.000 €), le Théâtre du Rossignolet (4.000 €), l’Union des commerçants Ucal (10.000 €) et Versus V Prod (2.000 €).
> Social. ADMR (500 €), APE Mariaude (100 €), APE Lamblardie (135 €), Apeas (100 €), Apel Saint-Martin - Saint-Denis (1.000 €), Association des amis du scoutisme européen de Loches (1.350 €), Association des paralysés de France (100 €), Association des veuves et veufs d’Indre-et-Loire (150 €), Association française des scléroses en plaque (100 €), Association sportive du collège Georges-Besse (1.200 €), Association sportive du lycée Thérèse-Planiol (1.000 €), coopérative Alban-Sarraute (650 €), coopérative scolaire Alfred-de-Vigny (1.500 €), coopérative scolaire Mariaude (700 €), Dire et Guérir (400 €), Éclaireuses et Éclaireurs de France (1.100 €), Fnath (70 €), Ogec Saint-Denis (1.500 €), Planning familial (200 €), Secours catholique (700 €), Société Saint-Vincent-de-Paul (700 €), Usep Les Colibris (1.700 €)
> Sport et autres. Archers lochois (2.000 €), Association culturelle des pratiquants d’aïkido (400 €), Association des coureurs du Lochois (3.400 €), Billard-Club (500 €), Club cœur et santé (100 €), comité de jumelage Loches-Wermelskirchen (2.500 €), Dynamik Loches (550 €), Gamelles 37 (400 €), Gym pour tous (600 €), Judo (850 €), La Gaule lochoise (100 €), Lac basket (1.800 €), Lac football (10.000 €), Lac handball (2.000 €), Lac natation (2.000 €), Loches 37 triathlon (1.000 €), Loches Rugby Olympique-Club (7.800 €), MJC (450 €) ; Nouvelle Alliance Loches-St Andrews (1.500 €), Société vélocipédique lochoise (1.900 €), Tennis-Club du Lochois (1.800 €), tennis de table (300 €), Trans raid ULM-Club (300 €).
> Fêtes patriotiques. Comité d’entente des anciens combattants (1.100 €).

Ancienne école Vigny : pas vendue mais en progrès

© La Nouvelle République

"Le maire l’a annoncé vendredi : il a signé une promesse de vente pour cette friche urbaine en plein centre..."

Pas un mot jusqu’à la toute fin du conseil municipal. Ni pendant le vote du budget 2018 sur lequel nous reviendrons dans notre édition de demain. Ni même lorsque l’opposition a pointé « le retard de désendettement » de la Ville dû à « l’absence des ventes immobilières de l’ancienne école Vigny et de l’ancien Presbytère »… Le maire Marc Angenault a soigneusement gardé l’information pour les questions diverses qui referment les débats du conseil. Se ménageant un certain effet, il a alors annoncé laconiquement, l’air de ne pas y toucher : « J’ai signé une promesse de vente pour l’ancienne école Vigny à hauteur de 750.000 €. Avec une vente qui se réalisera je l’espère avant la fin de l’année. C’est un projet d’immeuble d’habitation avec un ascenseur. » Fermez le ban.

Un lot de consolation pour le centre-ville ?

La Ville de Loches n’a pas été choisie pour bénéficier du dispositif gouvernemental « Action cœur de ville » dont le but est de redonner attractivité et dynamisme aux centres des villes petites et moyennes (NR du 28 mars). Lors du conseil municipal de vendredi, Françoise
à savoir
> Principaux investissements prévus en 2018. Chantier de la maison des associations : 850.000 €. Voirie : 316.000 € (notamment fin du chantier de la rue Quintefol). Patrimoine : 187.000 € (notamment la restauration des remparts et les travaux des secteurs sous-cavés).
> Recours à l’emprunt. La commune a les moyens, selon le document de la municipalité présentant le budget, de « supporter un endettement un peu supérieur à la moyenne dans l’attente de cessions d’actifs dormants » (référence à la mise en vente de l’ancienne école Vigny et du Presbytère).
Lesny-Vardelle (opposition « Loches : changer d’ère ») a indiqué que son groupe « aurait aimé en tant qu’élus avoir connaissance du dossier de candidature [présenté par la municipalité]. Quelles sont les raisons qui expliquent que Loches n’a pas été retenue ? »

Des marges de manœuvre malgré la forte dette

© La Nouvelle République

"Vendredi, lors du conseil municipal, la Ville a fait ses comptes (2017) et voté son budget (2018). Ce qu’il faut en retenir..."

Des « efforts importants » d’économie. Les dépenses de fonctionnement de la Ville sont en baisse. Le résultat, notamment, des « efforts d’économie importants qui ont été faits » et qui ont annulé « l’effet ciseau » consécutif à la baisse des dotations de l’État, selon le maire. En 2018, les dotations de l’État ne diminueront pas. Quant aux économies, elles se poursuivront cette année si le budget 2018 voté vendredi est respecté.
Hausse de la fiscalité. Rompant avec ses promesses de campagne, Marc Angenault a décidé d’augmenter les impôts locaux en 2018 (le taux de la taxe foncière sur le bâti passe de 23,17 % à 24,17 % + fin d’un allégement sur la taxe d’habitation).
Comment aborder la dette ? Suite aux conséquences de l’emprunt toxique qui a dû être renégocié, elle est très élevée, flirtant avec les 18 millions d’euros. « Seulement » 12,6 millions d’euros si, comme le maire qui en a le droit, on retire du calcul la somme versée par l’État à la commune pour l’aider à sortir de l’emprunt toxique. 

à savoir
> Principaux investissements prévus en 2018. Chantier de la maison des associations : 850.000 €. Voirie : 316.000 € (notamment fin du chantier de la rue Quintefol). Patrimoine : 187.000 € (notamment la restauration des remparts et les travaux des secteurs sous-cavés).
> Recours à l’emprunt. La commune a les moyens, selon le document de la municipalité présentant le budget, de « supporter un endettement un peu supérieur à la moyenne dans l’attente de cessions d’actifs dormants » (référence à la mise en vente de l’ancienne école Vigny et du Presbytère).

“ Pistolet sur la tempe ” et hausse d’impôts

Un débat s’est logiquement engagé sur la gestion du maire et le budget 2018 qu’il a présenté. Denis Maljean, pour le groupe d’opposition « Loches : changer d’ère », a pointé « le retard de désendettement » dû à la non-vente de l’ancienne école Vigny (*) et du Presbytère. Il n’a pas laissé passer l’augmentation de la fiscalité locale « contraire à vos promesses électorales » et rappelé à ce propos que l’opposition avait demandé lors du précédent conseil si cette hausse des impôts locaux en annonçait d’autres dans les années à venir, sans obtenir de réponse. Elle n’en a pas eu davantage vendredi.
S’adressant au maire, le porte-parole de l’opposition a en outre fait part de son incompréhension concernant cet accroissement de la fiscalité alors même que les dotations de l’État ne baissent pas et que l’exonération de la taxe d’habitation sera compensée pour la commune : « Nous sommes donc loin du fameux “ effet ciseau ” que vous redoutiez et qui justifiait, selon vous, d’augmenter les impôts. Pourquoi activer le levier fiscal ? » Enfin, Denis Maljean a qualifié de « mitigé » le bilan que pourra afficher Marc Angenault à la fin de son mandat et qui se limiterait selon lui à « une école engagée par votre prédécesseur, une très chère maison des associations et l’usure de notre cœur de ville ».
[...]
Pas convaincu, Denis Maljean a répliqué qu’en 2014 « l’emprunt toxique était connu et la baisse des dotations déjà annoncée. Personne ne vous a mis de pistolet sur la tempe pour vous obliger à inscrire dans vos promesses de campagne que la fiscalité n’augmenterait pas. » 
[...] 
(*) A ce moment-là du débat, la promesse de vente signée par le maire concernant l’ancienne école (lire NR d’hier) n’avait pas encore été abordée. Si la vente se concrétise, elle baisserait l’endettement de 750.000 €. L’opposition « Loches : changer d’ère » et Anne Paquereau ont voté contre la gestion 2017 du maire et le budget 2018 qu’il a présenté. 

Auto… matismes

 Échange rythmé entre le porte-parole de l’opposition et Marc Angenault, vendredi soir.
- Denis Maljean : « Le débat sur votre gestion de notre ville tourne souvent à l’autosatisfaction. »
- « Non, à l’autofinancement », a répondu le maire du tac au tac. Remportant à la fois le prix de la répartie… et de l’autosatisfaction.

Passe d’armes sur la saison culturelle


© La Nouvelle République
 Cette année, la plaquette présentant les spectacles programmés à Loches est sortie tardivement : ces jours-ci. Pourquoi si tard ?, a demandé l’opposition « Loches : changer d’ère » par la voix de Marc Vincent lors du conseil municipal de vendredi.
Marc Vincent a ensuite jugé que la saison culturelle était « un peu un copier-coller d’une année sur l’autre. Est-ce une volonté de votre part ? Le risque c’est que, si l’on a chaque fois l’impression de voir la même chose, on n’ait pas envie d’y retourner… ». 
Pour Marc Vincent, « les thématiques restent les mêmes. Il est quelquefois bien d’avoir des ruptures. »
Toujours le train touristique et toujours Kéolis. Malgré le vote contre de « Loches : changer d’ère » [...] la commune a une nouvelle fois confié jusqu’en 2021 l’exploitation du petit train touristique à la société Kéolis, déjà titulaire du marché et seule à avoir candidaté. « Les années se suivent et se ressemblent », a regretté Philippe Adam, pour l’opposition « Loches : changer d’ère » : « Il y a un manque d’audace manifeste sur ce dossier. Pour trois ans, c’est le statu quo. Un statu quo à 21.000 €. » Une allusion au montant maximum de 7.000 € par an que la Ville s’engage à régler à Kéolis en cas de déficit. Soit à peu près le montant (6.447,54 €) du déficit que la commune a dû éponger au titre de 2017. Ce qui a fait dire à Philippe Adam : « Ce n’est plus une délégation de service public, c’est un partenariat. »
[...]
(2) La fréquentation du petit train n’a pas dépassé les 4.000 passagers depuis 2011. 

 

dimanche 8 avril 2018

Compte administratif 2017 & budget primitif 2018 de la ville de Loches : notes des interventions de Denis Maljean

Compte administratif 2017

Pour rappel, le compte administratif 2017 est l’arrêt de comptes de notre ville au 31 décembre 2017.

Pour être tout à fait synthétique, car l’ordre du jour du conseil municipal de ce soir est très chargé et nous ne souhaitons pas que la lourdeur du débat nuise à la compréhension des enjeux, notre sentiment général est que les années se suivent et se ressemblent... Aussi l’an dernier :
  • nous vous rappelions que le vote du compte administratif devait permettre au Conseil municipal de débattre librement de la gestion du maire qui ne doit ni présider ni animer la séquence et se retirer au moment du vote...
  • nous indiquions également l’absence de comparaison dans la note de synthèse entre le compte administratif et le budget voté, ainsi qu’avec les années précédentes...
    A souligner : une petite évolution pour le chapitre fonctionnement, rien pour l’investissement. D’ailleurs la rédaction de la délibération ne mentionne que le fonctionnement !?
    [correction de la rédaction de la délibération avant le vote]
  • enfin, doit-on, une fois de plus, revenir sur l’affichage de la dette ???
    Quand on vote l’arrêt des comptes au 31 décembre 2017 - l’objet de cette délibération - on affiche clairement à la population et à ses représentants la situation réelle au 31 décembre. Ce que vous voterez est indiqué p. 81 : c’est une dette de 18M€ (17 949 189,50 €).
 
Donc, quand une fois de plus, le débat se cantonne à un débat d’affichage, on ne rentre pas dans le fond du débat. Ce qui présente, on peut le comprendre, certains avantages... Mais en rien celui de la clarté du débat démocratique sur votre gestion de notre ville qui tourne souvent à l’autosatisfaction.
En réalité, 
  • vous budgétisez 2,3M€ d’investissements mais n’en réalisez qu’1,7M€ (p. 18).
  • Pour rappel, votre section d’investissement était déficitaire 1,4M€ en 2016... Elle l’est donc de près de 400K€ en 2017.
  • L’absence des ventes immobilières de l’ancienne école Vigny et de l’ancien Presbytère confirment les retards de désendettement de 2M€ par rapport à vos propres prévisions au moment du rachat de l’emprunt toxique (fin 2015 / début 2016).
 
Pour toutes ces raisons, nous voterons CONTRE votre gestion et compte administratif 2017.
 
 
Évolution de la dette pendant le mandat 2014/2020
Chiffres : mairie de Loches
Montage et mise à l'échelle : Denis Maljean
 
 

Budget primitif 2018

Toujours dans l’esprit de ne pas rendre interminable et redondante cette séance chargée, nous souhaitons rappeler :
  • que le débat politique - le débat d’orientations budgétaires 2018 - s’est tenu il y a 2 mois lors du précédent conseil municipal.
  • Qu’à l’occasion de ce DOB 2018, nous avions souligné :
    • La date tardive du vote du budget (nous sommes au début du 2e trimestre) au motif d’une meilleure visibilité quant aux choix du Gouvernement sur les dotations. Or, d’après votre note, il n’en est rien.
    • L’augmentation de la fiscalité locale (taxe foncière ET taxe d’habitation), contraire à vos promesses électorales : unique ? Ou d’autres seront à venir ? Nous n’avons pas eu de réponse.
    • Le retard de désendettement d’1M€/an depuis 2 ans déjà évoqué qui conduira à l’augmentation d’1 tiers de la dette de Loches au terme de votre mandat (9,6M€ en 2014 contre 14,1M€ en 2020, d’après vos prévisions), contraire à vos promesses électorales.
    • Le bilan mitigé que sera celui de votre mandat avec 1 école engagée par votre prédécesseur, 1 chère maison des associations, et , je maintiens, l’usure de notre cœur de ville.

Mais pour aller à l’essentiel,
  • Étant donnée la stabilisation, voire la baisse en 2018 des charges de personnels,
  • Étant donnée l’absence de baisse des dotations de l’Etat en 2018, et la compensation intégrale annoncée de la taxe d’habitation,
  • Nous sommes donc loin du fameux “effet ciseaux” pour reprendre l’expression de vos craintes précédemment exprimées (cf. graph. p. 22)
     
  • Alors pourquoi maintenir les augmentations de fiscalité locale ???
    +1 point TF (+10 à +15%) et +15% TH (suppression de l’abattement)
     
  • Pourquoi activer le levier fiscal qui vous semblait indispensable fin 2017 si, d’après votre note d’autosatisfaction de synthèse, 2018 ne le justifie plus ?
    Vous ajouteriez, au passage, un engagement électoral tenu au bilan très mitigé de votre mandat déjà évoqué.
 
Donc pour rester direct et synthétique : nous voterons CONTRE votre budget 2018.

 

dimanche 18 février 2018

Débat d’orientations budgétaires 2018 : notes de l'intervention de Denis Maljean

Monsieur le maire,
Je commencerai cette intervention par une première remarque sur le calendrier : je n’ai pas le souvenir d’avoir débattu d’orientations budgétaires aussi tardivement ! Nous sommes quand même déjà mi-février 2018...
D’ailleurs, n’aurait-il pas été pertinent de voter pendant cette même séance le compte administratif 2017 ? C’est-à-dire l’arrêt des comptes au 31 décembre 2017.
Premièrement, nous aurions certainement eu un débat moins “hors-sol” ou “hors solde” si je peux me permettre ce jeu de mots. Deuxièmement nous aurions allégé les débats techniques et chiffrés qui ne passionnent personne lors du prochain conseil, au cours duquel nous débattrons le budget 2018.

Tout ceci nous laisse la même vague impression que quand on tarde à présenter un bilan, c’est que nous pouvons légitimement nous interroger sur le fait que les résultats ne seront pas ceux que vous espériez...

Ayant bien compris, lors du débat d’orientations budgétaires de l’année dernière, que vous n’avez pas vraiment apprécié que nous accompagnions notre contribution de documents de comparaison avec nos proches voisines, Chinon et Amboise, nous nous contenterons de commenter, chapitre par chapitre votre rapport d’orientations.
 

Le contexte international et national

Nous ne perdrons pas de temps à commenter votre note de contexte qui ne présente que peu d’intérêt dans notre débat démocratique local...

Une remarque : l’inflation était proche de 0 en 2015, de +1% en 2017, prévue à +1,1% en 2018, et pourtant vous avez continué (et vous continuerez) à augmenter le prix de nos services municipaux de +2% par an !

Autre remarque de contexte : vous mentionnez la mise en place du dégrèvement de taxe d’habitation dès 2018... Sans pour autant proposer le moindre scénario, la moindre réflexion sur les conséquences sur le budget 2018 ! Ce qui est pourtant bien l’objet de notre débat de ce soir. Ne pas anticiper, c’est subir !

Orientations financières pour la ville de Loches

Dépenses de fonctionnement

Concernant maintenant ce qui nous intéresse ce soir : vos orientations budgétaires pour Loches en 2018...
Qu’il s’agisse des charges de personnel et des charges à caractère général, le moins que l’on puisse en dire, c’est que nous observons une grand stabilité depuis 10 ans :

  • Verre à moitié plein : il n’y a pas eu de dérapage en la matière contrairement à votre gestion des charges financières !
  • Verre à moitié vide : vos réorganisations territoriales et de compétences n’y ont strictement rien changé ! Ce qui est quand même bien dommage... 
 
Nous remarquons que vous passez d’un trait de plume le soutien de notre ville au monde associatif... Alors qu’il me semble que nous avions déjà souligné l’an dernier les très grandes disparités avec nos voisines comparables, Chinon et Amboise.
Nous regrettons qu’il n’y ait aucune évolution alors que la vitalité du tissu associatif reflète d’un engagement important de nos concitoyens pour notre ville, ses habitants et notre territoire. 
Faire au mieux à moyen constant, c’est d’emblée limiter toute initiative associative nouvelle et se contenter uniquement de l’existant...

Recettes de fonctionnement

Nous regrettons le maintien de votre choix des augmentations des impôts locaux (taxe d’habitation et taxe foncière), contraires à vos engagements de campagne.D’autant que votre graphique montre parfaitement qu’à Loches, les impôts n’ont, en fait, jamais cessé d’augmenter ! Puisque depuis 1995 ont été stabilisés les taux mais les bases continuent à augmenter...
 
Recettes taxe d'habitation et taxe foncière (en K€)
© Ville de Loches
 
Maintenant que ce tabou du maintien des taux a sauté, les Lochoises et le Lochois doivent-ils s’attendre à de nouvelles hausses régulières ?

 
Dotations de l'Etat (en K€)
© Ville de Loches
 
Quant aux baisses de dotations de l’Etat : elles n’ont pas chuté de moitié comme le laisserait imaginer votre graphique (p. 11), mais de 25% en 5 ans...
Vous pouvez le critiquer, mais il me semble que le candidat que vous souteniez en 2017 proposer d’aller au delà, quels auraient été ou quels sont donc vos choix dans ce contexte contraint ?

Ni la reconduction permanente des dépenses ni la facilité de l’augmentation des impôts ne sont aujourd’hui les bonnes solutions. 
La seule alternative, c’est celle d’attirer de nouveaux foyers fiscaux, donc de nouveaux habitants et de nouvelles entreprises... Ça fait rentrer plus de recettes fiscales, ça stabilise nos écoles...
Or c’est tout le contraire que vous choisissez : la pression fiscale lochoise fait peur. Elle profite d’ailleurs à nos proches voisines. Et nous perdons 200 habitants en 5 ans.


Autofinancement

Pour résumer la première moitié de nos remarques : vous proposez donc un fonctionnement au fil de l’eau et sans grand imagination qui se traduit par une stagnation depuis 10 ans de notre capacité d’autofinancement.
  

Politique d’investissement

Dépenses d’équipement

Concernant maintenant l’investissement :
  • Patrimoine : collégiale, zones sous-cavées et remparts pour une dépense totale de 185000€. 2 fois moins qu’en 2017 !
    Pour rappel, vous prévoyiez : 100000 € collégiale, 170000€ caves, 100000€ remparts.
  • Maison des associations : après 600000€ en 2017, 1 million en 2018...
    C’est toujours trop cher pour un bâtiment qui ne le méritait pas et un projet global (pas architectural) aux contours toujours flous. Et qui génèrera de nouvelles dépenses de fonctionnement...
  • Développement durable (570000€)
    Musée Lansyer: quelle pertinence de le fermer pendant la saison après avoir, depuis 2 ans, créé une nouvelle dynamique d’expositions ?!
    Ecole Mariaude : nouvelle chaudière, pas d’isolation ?!
    Ecole Lamblardie : isolation, pas d’avantage ? Cette école et ses élèves méritent mieux.
  • Valorisation touristique (30000€) : signalétique. Pas de recherche de partenariat ?
    Nous pensons au CD37 et son million d’investissement (subventionné) dans la Cité royale qui nous assurerait d’une cohérence visuelle dans la signalisation des monuments municipaux et départementaux (nuance dont se contrefiche un visiteur !)
    Mais aussi à LST qui a maintenant la compétence tourisme à laque il n’y a pas besoin de se substituer...
  • Installations sportives (30000€) : contre 130 000 annoncés en 2017, -77%.
    PLU et secteur sauvegardé (105000€) : comme annoncés en 2017.

Recette d’équipement

Concernant vos recettes d’équipement, c’est évidemment votre annonce : “nous prévoyons 1,2M€ pour l’année 2018” qui a retenu notre attention.
Ancienne école Vigny, ancien Presbytère, d’autres cessions envisagées ?
D’ailleurs quel était l’élu ou les élus dont les ventes immobilières étaient LA mission prioritaire en 2017 ? 
Monsieur le Maire ? Madame la Première adjointe aux finances ? 
A moins qu’en 2017, vos priorités étaient plutôt aux élections législatives pour l’un ? Sénatoriales pour l’autre ? 
2 postes incompatibles avec la poursuite de vos mandats exécutifs municipaux !
Quand on sait l’importance et les conséquences de ces ventes pour le désendettement de Loches...


Dette

Justement, depuis le très cher rachat de l’emprunt toxique (pour rappel 8M€ d’indemnités de sortie pour 3M€ de capital emprunté) et la non-vente de l’ancienne école Vigny, Loches accuse un retard de désendettement d’1M€ par an ! 
 
Présentation de la dette dans les débats budgétaires depuis 2016
© Ville de Loches
 
Comme, nous l’indiquons à chaque question budgétaire depuis maintenant 2 ans, il est impossible de débattre sérieusement si, à chaque séance, les graphiques changent de mode de représentation et d’échelle ! Sauf si justement, la comparaison dérange ! 

Je vous propose donc le montage suivant pour appuyer ce que je viens d’affirmr (et avec vos chiffres ! Sur la durée du mandat) : 1M€ de retard par an, depuis 2 ans. 
 
Évolution de la dette pendant le mandat 2014/2020
Chiffres : mairie de Loches
Montage et mise à l'échelle : Denis Maljean
 
Soit, pour 2018, une dette qui atteindrait 16,5M€ alors que vous espériez être déjà descendu à 14M€ (chiffre BP 2016 au moment du rachat).
16,5M€, ventes déduites ?

D’autant que vos projections avec un emprunt annuel de 700000€ sont souvent en dessous du million généralement emprunté... Ce qui en fin de mandat se conclura (toujours d’après vos chiffres) à une augmentation de notre dette de 9,6 à 14,1M€ ! Près d’un tiers en plus ! +31,4% Et pour quel bilan ?
Une école qui était engagée par votre prédécesseur. Une maison des associations ? Et un cœur de ville dégradé...

 
Je conclue. Il est certain que sur les sujets financiers, il ne suffit pas de méthode Coué ! Il faut de la rigueur, de l’engagement et de l’efficacité.

Je vous remercie de votre attention.

 

lundi 1 janvier 2018

Bonne année 2018

Mesdames, Messieurs,
 
Nous vous adressons, par cette « tribune libre », nos vœux pour la nouvelle année. Que 2018 soit, pour vous et vos proches, synonyme de réussite dans la réalisation de vos projets associatifs, professionnels ou familiaux…
 
Nous le souhaitons aussi, bien évidemment, pour notre ville de Loches.

Mais notre responsabilité d’élu-e-s nous invite à la prudence et à la mesure quant à sa situation financière délicate... Traditionnellement, nous débattons en fin d’année des orientations budgétaires de l’année suivante : un débat tant politique sur les choix et les priorités retenus - qui souvent divergent entre majorité et opposition - que technique. Or, lors du dernier conseil municipal, suite à notre demande d’information, le maire a répondu « qu’en raison de l’incertitude pesant notamment sur le montant des crédits que l’État verserait à la commune, il avait préféré décaler le vote du budget en avril prochain. Ce qui, par la force des choses, a conduit à décaler le débat d’orientation budgétaire qui doit obligatoirement avoir lieu deux mois maximum avant l’examen du budget. » [NR du 19/12/2017]
L’argument – tant usité ces dernières années – peine à convaincre et à dissimuler, pour quelques mois encore, les réelles difficultés de gestion du maire et de son équipe municipale, liées à la lourdeur de l’endettement * de la commune, tout récemment accentué par un nouvel emprunt, en l’absence des ventes immobilières attendues depuis quelques années (ancienne école Alfred-de-Vigny et « Presbytère »). 
La seule « promesse » qui sera tenue en 2018 – à laquelle nous nous étions opposés – sera celle de l’augmentation des taxes locales (habitation et foncière).

* 17,3 millions d’€uros au 31/12/2016 [www.impots.gouv.fr] 


Nous en profitons également pour vous informer, en ce début d’année, du remplacement dans notre groupe de Johanne Breton par Philippe Adam, qui rejoint donc à nos côtés le Conseil municipal. 

Merci Johanne pour ton engagement. Bienvenue Philippe ! 


Pour les élu-e-s du groupe « Loches : changer d’ère ! »,


mardi 3 octobre 2017

Loches : triple peine

Si l’impôt est souvent perçu, à droite, comme contraire à la liberté des citoyens, il est généralement utilisé, à gauche, comme un outil de redistribution des richesses, nécessaire à l’égalité républicaine.

A Loches dans les années 90, les impôts locaux étaient considérés comme plutôt élevés. Il faut rappeler que la communauté de communes n’existait pas encore et que notre ville investissait alors seule dans des équipements utiles à l’ensemble de notre territoire rural. L’engagement fut donc pris, en 1995 par M. Descamps, de ne plus augmenter les taux. Mais attention ! Ne plus augmenter les taux, ça n’a jamais été : ne plus augmenter les impôts ! Car par la revalorisation systématique des bases, nos impôts locaux augmentent annuellement d’environ 1%. Pour pouvoir continuer à investir, sans se trahir pendant leurs trois mandats, l’ancien maire et ses équipes ont donc eu recours à l’emprunt et à la dette mais aussi à la vente d’une partie du patrimoine communal.
Nous avons bien souvent rappelé que la dette serait l’impôt de demain, d’autant quand celle-ci s’est révélée pour partie comme « toxique » (avec des taux variables devenus intenables !) Quelle bonne gestion !?

En 2014, dans un contexte déjà connu de baisse de la dépense publique, M. Angenault et son équipe indiquaient sur leur journal de campagne : « Ces actions ont été chiffrées et seront réalisées sans aucune augmentation d’impôts […] Les autres seront soumises à la même rigueur de gestion et rentreront dans le cadre budgétaire de la ville, sans endettement supplémentaire ».

  • La dette a doublé avec le « rachat » de l’emprunt toxique : 17 310 047,54 €uros
    (DOB et BP 2017) 2 444 €/hab, 2 fois et demi la moyenne des villes de 5 000 à 10 000 habitants (959 €/hab),
  • l’ancienne école Vigny ne se vend pas, 
  • les augmentations des taxe d’habitation et taxe foncière ont été votées par la majorité au dernier conseil municipal. 

Pour les Lochoises et les Lochois, c’est bien la triple peine.

Pour les élu-e-s du groupe « Loches : changer d’ère ! »,
Denis Maljean, Conseiller municipal.