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dimanche 15 décembre 2019

Rapport d’orientations budgétaires 2020, intervention de Denis Maljean

Pour en venir au rapport, ou plutôt au débat, d’orientations budgétaires, M. le maire : la configuration spéciale du Conseil municipal de ce soir invite à aller à l’essentiel.
Nous sommes mi-décembre 2019 : ROB 2020. Suivant un délai légal de 2 mois, le vote du BP 2020 aura lieu mi-février 2020, soit 1 mois avant les élections municipales…

Même s’il s’agit d’une obligation légale, je ne commenterai pas la note de contextes international et national, à l’exception de l’exonération de taxe d’habitation qui, bien que « compensée », remet en cause le principe de libre administration des collectivités, donc du poids de la démocratie locale…

Concernant les orientations budgétaires pour la Ville de Loches, je trouve, nous trouvons, peu d’intérêt à commenter des chiffres et tableaux de chiffres, aussi je réitère mon choix de l’an dernier de procéder en illustrant mon propos sous forme d’un bilan de mandat.
Non, M. le maire, cette première présentation fin 2018 n’était pas un premier acte de campagne électorale mais une exigence : celle de rendre concrets vos choix et vos priorités budgétaires de ces dernières années.
Avec un effort pédagogique et citoyen aussi, en mettant en garde les électrices et les électeurs à propos de catalogues de promesses qui leur seront prochainement adressées…

Évaluation du mandat 2014/2020
Cliquez pour agrandir

A propos du fonctionnement, le bilan est plutôt… mitigé : si des évolutions sont notables du côté des actions pour renforcer la notoriété de la ville - d’ailleurs elles ne relèvent pas uniquement de la compétence communale - on ne peut pas en dire autant du “confortement des services à la population”...
Au point de constater que certaines propositions n’avaient été formulées que de façon illusoires voire uniquement électorales ! Je pense plus particulièrement à : 
  • La transformation du boulevard Philippe-Auguste en lieu de spectacle !
  • L’accompagnement de porteurs de projets tels que bowling ou laser game !
  • La patinoire hivernale des Bas-Clos !
  • La promotion de l’apprentissage des langues !
  • La “brigade d’intervention rapide” (déjections canines, propreté) !
  • L’accueil de formation pour les demandeurs d’emplois...
  • Et l’ABANDON, faute d’étude sérieuse préalable puis de promotion active, du service de bus interurbain !

Bref, une gestion constante et courante des services de la Ville, avec des efforts croissants demandés aux personnels depuis plus de 5 ans.

A propos de l’investissement maintenant, le bilan en progression par rapport à l’an dernier reste tout autant mitigé par rapport à VOS promesses.
Certes, nous avons eu l’ouverture de la Maison des associations, même si les limites de l’outil sont déjà perceptibles ;
Certes le pôle scolaire élémentaire  a été rénové, même si la canicule en a démontré les limites ;
Certes le plan local d’urbanisme vient d’être révisé, puis viendra le plan de sauvegarde et de mise en valeur du Site patrimoine remarquable (ex Secteur sauvegardé) ;
Mais AUCUNE de vos propositions d’investissement pour le “développement de l’activité économique : le nerf de la guerre !” [sic] n’ont été tenues !
AUCUN aménagement cyclable n’a été ne serait-ce expérimenté !
Sans parler d’extension de squares, refonte de grands carrefours aux problèmes connus !
Dois-je d’ailleurs rappeler le résultat des mises en ventes de biens communaux ?!
Une auberge de jeunesse ?!
L’état de la voirie communale...
L’extension de cheminements piétonniers...
Des aires de pique-niques...

Sans oublier la dette dont nous reparlerons...

Quelles sont donc vos perspectives pour 2020 et le mandat suivant ? [2020/2026]
De nombreux projets à “l’étude”... C’est pratique les “études” : un retard, un étude !
De lourds investissements sont d’ores et déjà engagés :
  • La gare scolaire, dont personne ne pourra sérieusement contester la nécessité... Un priorité depuis les années 95 !
  • La collégiale, dont l’état de conservation préoccupant ne permet plus d’attendre ;
  • Les remparts, dont les opérations de sécurisations ne pourront cesser d’être engagées...


Les marges de manœuvres sont minces et les conditions plus que contraintes au regard des obligations et de l’endettement de notre Ville !

Evolution de la dette de la ville de Loches pendant le mandat 2014/2020

  • 13,5 M€ (à 14M€) en 2020 ; 10,5M€ (avec le Fonds de soutien de l’Etat, donc toujours nos impôts) !
  • 1M€ de plus qu’en 2014... Certes, “sécurisée”, mais encore bien élevée.
  • Une ville qui vieillit et qui s’isole, à l’écart d’une métropole qui concentre de plus en plus les richesses et les services !
  • Un territoire vaste - trop vaste [la com’ com’ LST] - en difficultés croissantes, au bord de la rupture... Sociale plus particulièrement.


Pourtant, il n’y a aucune fatalité !
Les atouts sont identifiés ;
Les leviers de communication - route, rail, fibre optique - ne demandent qu’à être actionnés !
Les énergies dissipées par la multiplicité des dossiers et d’études ne demandent qu’à être remobilisées et priorisées...
La demande civique n’a jamais été aussi forte...
[Comme toujours, les volontaires manqueront]

Bref, vous l’avez compris, nous dressons le simple bilan de plusieurs années de retard.

samedi 9 mars 2019

Budget 2019 : pourquoi nous avons voté contre

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que notre intervention lors du débat d’orientations budgétaires 2019, à l’occasion duquel nous avons proposé un bilan des promesses de campagne de la majorité municipale, a fait couler beaucoup d’encre :
  • la NR a publié son propre bilan, le 2 janvier,
  • le maire y a consacré son édito du Loches actualités de janvier,
  • et la première adjointe, sa tribune du dernier bulletin municipal.
 
À notre lecture factuelle, point par point (de couleur) de ces promesses, nous n’avons eu que des réponses d’intention mais aucune démonstration ! N’en déplaise au maire, le débat démocratique se construit dans la confrontation des idées et des points de vue : nous attendons donc, comme les Lochois(e)s, des réponses précises, point après point. Et malgré ce qu’écrit la première adjointe, le mandat s’étend de 2014 à 2020, 6 ans, pas 10 ou 12 ans !

Le budget 2019, dernier budget du mandat en exercice, ne permettra absolument pas au maire et son équipe de boucler ses promesses de campagne.
À ce jour, nous maintenons que 5 ont été tenues, 6 quand la maison des associations sera ouverte (seule promesse propre à ce mandat !), 16 sont à des stades d’avancement très différents : 22 sur 66. Les deux autres tiers ont été abandonnés ou doivent être mis à l’ouvrage en un an... Ce qui a motivé notre votre contre ce budget.

Vote contre le compte administratif (bilan financier) 2018 également, car le maire semble satisfait de sa gestion, mais :
  • L’ancienne école Alfred-de-Vigny a-t-elle été enfin vendue ? NON
  • La vie quotidienne des Lochois(e)s s’est-elle améliorée ???
    (à l’exception de quelques remplacements de chaudières ou de l’isolation de l’école Lamblardie)
  • L’augmentation des impôts locaux était-elle indispensable ? NON
    (+1 point de taxe foncière, +15% de taxe d’habitation par suppression d’un abattement)
  • La dette, dont nous ne souhaitons absolument pas qu’elle devienne l’unique caricature de nos propos, s’élevait à 17 214 255,24 € au 31/12/2018. 
 
Pour les élu.e.s du groupe "Loches : changer d’ère !",
Denis Maljean, conseiller municipal.
 
 

lundi 21 janvier 2019

A propos de promesses électorales...

Le rapport d’orientations budgétaires 2019, étape préalable au vote du budget de la ville de Loches, a été débattu lors du dernier conseil municipal de décembre. A cette occasion, nous avons rappelé qu’il s’agissait du dernier débat politique budgétaire du mandat : le budget 2020 étant voté juste avant les élections municipales. Aussi, nous nous sommes évertués à vérifier si ce dernier budget en exercice permettrait au maire et à son équipe de boucler ses promesses de campagne de 2014... Et le moins que l’on puisse affirmer, c’est qu’on est bien loin du compte !

En effet, sur 66 promesses du “projet 2014-2020”, 5 seulement ont été réalisées et concernent, pour les plus gros investissements, la modernisation du pôle scolaire, engagée lors du précédent mandat. 16 sont en cours de réalisation à des stades d’avancement très différents si l’on compare, par exemple, la maison des associations, annoncée pour la fin d’année 2019, et la restauration de la collégiale Saint-Ours, qui s’ouvre pour les 10 années à venir. 8 propositions n’ont pas été évaluées car ne relevant pas directement des compétences notre commune : développement économique ou hôpital. Et à ce jour, 37 promesses n’ont pas été tenues ! Beaucoup concernent des aménagements urbains ou routiers dont le lancement “d’études” ne manquera pas d’être annoncé dans les 14 prochains mois !

“Ces actions ont été chiffrées et seront réalisées sans aucune augmentation d’impôts” promettaient le maire et son équipe, ce qui est faux puisque qu’une augmentation de taxe foncière et la suppression d’un abattement sur la taxe d’habitation ont été votées en 2018. Et “sans endettement supplémentaire” s’engageaient-ils ! Alors qu’il leur faudrait maintenant un second mandat 2020-2026 pour retrouver l’endettement déjà élevé de 9 millions d’euros de 2014... Il est de 17 millions en 2019.

 
Pour les élu.e.s du groupe “Loches : changer d’ère !”,
Denis Maljean, Conseiller municipal.


Vous pouvez évidemment retrouver notre évaluation complète ci-dessous :

Cliquez pour agrandir, clic-droit pour télécharger

 


lundi 27 août 2018

Débat sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durables (PADD) du plan local d'urbanisme (PLU) de la ville de Loches : intervention de Denis Maljean [remis à jour]

Extrait du Procès-verbal des délibérations du Conseil Municipal
Séance du vendredi 6 juillet 2018

 
© Urban Ism

  
[...]
 
La parole est ensuite donnée aux conseillers municipaux qui souhaitent s’exprimer et réagir sur le contenu du PADD qui vient d’être exposé.

M. MALJEAN apporte une première remarque sur l’accessibilité. Il formule le vœu que les réflexions qui vont être portées sur la ville sur les 10 ans à venir ne soient par virtuelles, si demain la liaison TER venait à disparaître. La question du fret en dehors des marchandises agricoles n’a pas été évoquée mais pourrait être un point d’allègement des contraintes routières.
 
Sur le contexte économique de la ville, il indique qu’il y a deux fois plus d’emplois à Loches que d’actifs alors que parallèlement, la population souffre d’un chômage supérieur à la moyenne de la Région. Il souligne ce décalage, qui dépasse le champ de la réflexion sur le PLU mais constitue un sujet d’interrogation intéressant.
 
M. ANGENAULT lui répond qu’il s’agit d’un problème d’employabilité qu’il convient effectivement de traiter.
 
Sur les chiffres annoncés en matière de dynamique commerciale, M. MALJEAN indique que la zone de chalandise de plus de 50 000 habitants est surprenante sachant que l’offre commerciale se multiplie dans le territoire et devrait réduire cette potentialité de chalandise. 
 
M. ANGENAULT lui répond que ces chiffres sont réels et résultent des études qui ont été faites par la CCI, sur la base de données INSEE.
 
M. MALJEAN indique que le projet de construction du village des marques inquiète énormément la population commerçante du centre-ville et maintient qu’une des conséquences sera la réduction de la zone de chalandise de Loches.
 
M. ANGENAULT lui explique que les flux s’effectuent davantage du sud au nord et beaucoup moins du nord au sud ; c’est-à-dire que les habitants en limite de la métropole consomment majoritairement à la métropole mais qu’une grande partie du territoire situé au Sud de Loches est captée, jusqu’à Buzançais à minima.
 
M. MALJEAN souligne en réponse que l’offre commerciale dans l’Indre se développe aussi. Il ajoute que l’évolution des consommations vers l’économie et les achats via internet doit éveiller une certaine méfiance afin de ne pas sur-développer les surfaces commerciales ce qui risque d’entrainer des zones de friches complètes, comme on peut le constater dans beaucoup d’états du nord des Etats Unis.
 
Concernant les objectifs déclinés en matière de développement urbain, M. MALJEAN rappelle que la Gare scolaire constitue une priorité depuis de nombreuses années et espère sa réalisation prochaine.
 
Concernant l’objectif d’accueillir de nouveaux Lochois, il remarque que cette démarche n’a pas été une priorité jusqu’ici, de façon à maintenir une certaine carte électorale.
 
M. ANGENAULT répond que cette remarque est fausse car le solde migratoire est positif à Loches.
 
Sur la nécessité d’augmentation de l’offre de logement, M. MALJEAN souligne que dans le centre historique de Loches, des logements proches de l’insalubrité sont une piste de réflexion sur la valorisation et l’attractivité, ceci afin d’éviter la consommation de nouvelles terres agricoles. Il pense que les propriétaires urbains du centre-ville devraient se mettre d’accord afin de trouver une solution pour les logements situés au-dessus des commerces. Il ajoute que des villes ont réussi à coordonner ce type de réflexion en effectuant des échanges de propriété, ce qui a donné des résultats intéressants et permis de pallier l’absence d’accessibilité des logements par les magasins.
 
M. MALJEAN regrette que la préoccupation de ne pas poursuivre la diminution des terres agricoles n’ait pas été affichée sur des projets récents, en prenant l’exemple de la nouvelle gendarmerie. Il estime en effet qu’une revalorisation complète du bâtiment existant aurait pu être réalisée.
 
Concernant les entrées de ville, il constate que leur valorisation est une priorité affichée aussi depuis 15 ans tout comme d’ailleurs l’aspect esthétique et accessible des zones d’activités comme celle de Vauzelles. Il souligne que Vauzelle a longtemps été une zone à vocation industrielle et que des efforts importants doivent encore être portés sur son traitement urbain.
 
Sur le sujet de la gare et de son pôle multimodal, il estime qu’un pas en arrière a été effectué. En effet, le lancement du bus urbain hebdomadaire aurait permis d’avoir un pôle multimodal avec une desserte urbaine calquée sur les horaires des TER qui se rendent sur la métropole.
 
Sur les modes doux, il regrette que les derniers aménagements urbains ne soient pas exemplaires, notamment rue Porte Poitevine, rue Quintefol et rue du Docteur Martinais.
 
Concernant la qualité de vie, il trouve intéressante l’idée de conserver la variété des paysages. Pendant longtemps, on a pu constater l’absence de règlementation au sein des lotissements. Aujourd’hui, on peut espérer l’intégration de règles d’identification des territoires concernant les lotissements. Il ajoute qu’un cadre règlementaire du bâti est souhaitable.
 
M. MALJEAN remarque que l’exigence écologique ne semble pas être une priorité. Pourtant la requalification de la gendarmerie en éco-quartier, proche de l’Indre (ENS) avait été évoquée lors du dernier débat des municipales.
 
M. MALJEAN trouve intéressante la préservation et la mise en valeur de vues vers la ville depuis les espaces naturels. En revanche, il regrette la situation de la Petite Vallée, au nord de la commune, qui dessert le lieu-dit « l’Etang » et qui est totalement défigurée alors qu’elle se situe à proximité d’une zone naturelle. Les apports de terre horizontaux ne sont pas revégétalisés générant ainsi un risque d’inondation.
 
M. MALJEAN aurait souhaité plus d’explications sur la méthode concrète pour mettre en œuvre la densification de quartiers tout en préservant les paysages.
 
Concernant la qualité de vie, il aborde le sujet de la contrainte olfactive engendrée par le site de la Baillaudière, qui devient insupportable dès le mois d’avril. Ce site se trouve à 5 kms de la zone urbaine et constitue une vraie contrainte pour les habitants. Bien que la compétence relève de la Communauté de Communes, Il lui semble urgent que le déménagement et l’arrêt de ce site figurent dans les réflexions à venir.
 
Sur le sujet des limites urbaines, il rappelle que la déviation est la limite urbaine. Il remarque que beaucoup de zones forestières sont situées à l’Ouest de la ville mais qu’il n’a pas connaissance d’une réflexion quant à une extension à l’Est. Il espère une réflexion commune avec Ferrière, Beaulieu et Perrusson qui peut-être un jour ne seront plus qu’une. Il soulève la possibilité de densification de l’existant au sein des écarts sans attaquer davantage les zones agricoles.
 
Quant au dernier point sur la gestion des eaux pluviales sur la commune, M. MALJEAN considère qu’elle n’est pas prête de s’améliorer aux vues des compétences des entreprises qui interviennent sur la voirie.
 
M. ANGENAULT demande à M. MALJEAN pourquoi il n’a pas posé ces questions lors de la réunion publique.
 
M. MALJEAN répond qu’il a laissé la parole aux Lochois.
 
M. ANGENAULT pense qu’il est le porte-parole de certains Lochois.
 
[...]
 
M. MALJEAN remercie Mme TOST qui pour lui a clarifié ce document mais qui est tout de même un document d’orientations politiques. Il indique qu’il aurait souhaité voir M. le Maire défendre ce document plutôt que de le commenter.
 
M. ANGENAULT aurait souhaité que M. MALJEAN ainsi que Mme PAQUEREAU fassent des propositions d’éléments prospectifs et non des critiques sur l’action politique de la majorité. Il ajoute que les éléments figurant dans le document ont été construits avec des personnes représentatives de la population au sein des ateliers, qu’une réunion publique a eu lieu, que les arguments ont été pris en compte et que la réflexion continue.
 
M. MALJEAN répond qu’il lui semblait avoir parlé d’urbanisme et d’aménagement du territoire.


En gras : les éléments publiés dans notre "tribune libre" du LOCHES actualités de septembre 2018
En gris : ceux publiées dans celle d'octobre 2018


vendredi 31 mars 2017

À mi-mandat…

Il y a 3 ans, le dimanche 23 mars 2014, vous – citoyen-ne-s de Loches – élisiez votre Conseil municipal : 29 élu-e-s pour un mandat de 6 années [2014/2020]. 
Il y a 3 ans, le vendredi 28 mars 2014, ce Conseil municipal élisait le maire de Loches par les 23 voix de sa majorité.
Il y a 3 ans, lors de cette même séance du conseil municipal, nous – les 5 élu-e-s du groupe « Loches : changer d’ère ! » [Franck Roussel, remplacé par Christiane Bonvalet ; Françoise Lesny-Vardelle ; Denis Maljean, porte-parole ; Johanne Breton ; Marc Vincent, conseiller communautaire] – nous engagions pour que « questions, discussions, vigilance, alerte, information, représentation de la population et propositions déterminent notre opposition constructive pour Loches ». 

Depuis 3 ans, nos interventions publiques – conseils municipaux, presse, internet… ou bulletins municipaux – n’ont jamais dérogé à cette règle que nous nous étions fixée, dans le respect des personnes et de leurs opinions. 

Ainsi depuis 3 ans, en guise de bilan [hyper]synthétique de mi-mandat, nous avons signé dans les 33 bulletins municipaux LOCHES actualités : 
  • 12 tribunes à propos de démocratie locale et citoyenneté : [dis]fonctionnements des conseils municipaux et communautaires, liberté d’expression et de la presse, vie associative, élections, bilans… 
  • 5 tribunes à propos de finances et gestion calamiteuse de notre ville : questions budgétaires, dette, emprunt toxique… 
  • 5 tribunes à propos de devoir de mémoire : victimes des guerres passées et présentes, de la déportation, des attentats… 
  • 4 tribunes à propos d’économie locale et de promotion du territoire : commerces, hôtels, livres… 
  • 3 tribunes à propos de l’école Alfred-de-Vigny… 
  • 2 tribunes à propos de transport et de circulation. 

Jamais, depuis ces 3 ans de mandat, nous n’avons usé de cet outil de communication de la collectivité pour vous interpeller à propos d’un sujet autre que ceux de la vie lochoise, ni pour porter d’attaques ad hominem. D’autres seraient heureux de bien vouloir s’en inspirer. 

 
Pour les élu-e-s du groupe « Loches : changer d’ère ! », 
Denis Maljean, Conseiller municipal. 

lundi 13 février 2017

Vote du budget primitif 2017 : intervention de Denis Maljean

"Nous poursuivons le cycle budgétaire 2017 entamé il y a 2 mois par le débat d'orientations budgétaires, véritable temps du débat politique sur les finances de notre commune.

Première remarque : le débat s'est tenu en séance du 15 décembre 2016, nous sommes le 10 février 2017. 2 mois moins quelques jours, préjudiciables ?

Je tiens à poursuivre avec deux autres points de procédure. Non pas par plaisir, mais elles sont garantes des bonnes conditions d'organisation du débat démocratique :
  • l'article L2121-12 du Code général des collectivités territoriales indique "qu'une  note explicative de synthèse [...] doit être adressée avec la convocation aux membres du conseil municipal."
    Où est-elle ? Ça devient une mauvaise habitude ! Contrairement à vous nous ne disposons ni des compétences ni des données de tout un service financier pour suivre ces questions essentielles de la gestion de notre commune que nous devons analyser en moins d'une semaine !
[Marc Angenault venait de reprocher à Denis Maljean la projection de documents dont il ne disposerait pas 1 semaine à l'avance !!! Ce qui est impossible : l'opposition ne disposant de l'ordre du jour et des projets de délibérations qu'une semaine avant le conseil municipal. Et inutile : contrairement aux documents présentés par le maire et sa majorité, ceux proposés par l'opposition ne sont pas soumis au vote du conseil municipal. La projection est finalement acceptée]
  •   l'article R2313-2 : "les données synthétiques figurent en annexe au budget primitif et au compte administratif auquel elles se rapportent. En outre, les données résultant du dernier compte administratif voté à la date du budget primitif sont reportées sur celui-ci."
    Elles n'y sont pas !
Pour illustrer mon propos : je vous ressorts le dossier de conseil municipal de l'année dernière dans lequel il manquait déjà votre note de synthèse - récupérée à posteriori - mais dans lequel figuraient au moins les évolutions pluriannuelles :
  • du budget,
  • de la fiscalité,
  • du programme d'investissement,
  • de la dette.
Si l'on ne voulait pas débattre du vote du budget 2017, on ne s'y prendrait pas mieux !

Alors nous nous permettrons quelques rappels de ce que nous avions présenté au débat d'orientations budgétaires, ainsi que quelques questions supplémentaires.
  • Concernant les investissements et les opérations d'équipements, annoncées comme pluriannuelles à hauteurs de 2 555 000 €uros, vous en budgétisez 2 362 390 €uros (-192 K€).
  • Nous maintenons notre classement en 3 catégories de vos choix d'investissements :
    - les travaux lourds que l'on a toujours voulu repousser (350 K€) : collégiale, zones sous-cavées et jardin suspendu (il en va de la sécurité de nos concitoyens !), accessibilité peu ou pas anticipée.
    - les opérations nécessaires (585 K€) : remparts, équipements sportifs (nécessité de clarification avec la communauté de communes !), école Lamblardie, économies d'énergie (étant donnée l'explosion des coûts à Loches en 2016 !), révisions du PLU et secteur sauvegardé (dont nous reparlerons ce soir).
    - les futurs ratés (600 K€) : votre maison des associations dont le peu d'informations supplémentaires dont nous disposons (commission d'appel d'offre) ne nous rassure absolument pas sur la pertinence de ce projet mal calibré.
  • Lors du débat d'orientations budgétaires, vous estimiez vos recettes d'investissement à 725 000 €uros alors que vous en budgétisez 1 397 786 €uros ! 2 fois plus !
  • Autre demande de clarification : qu'est-ce qu'un "emprunt d'équilibre" ? A hauteur de 1,6 M€ alors que vous empruntez généralement entre 750 K€ et 1 M€ ?
  • Concernant la dette : une fois de plus, je ne reviendrai pas sur son double affichage avec ou sans fonds de soutien du Gouvernement pour la sortie de l'emprunt toxique... Au 1er janvier 2017, elle est de 17 310 047,54 €uros (Cf. page 90 du budget principal 2017).
    Chiffre que vous voterez et qui sera transmis au ministère.
    Mais peu importe l'affichage : nous vous avions démontré au débat d'orientations budgétaires que nous prenions 1 an et 1 million d'€uros de retard sur vos prévisions de réduction de dette !
DOB 2016 - © Mairie de Loches
BP 2016 - © Mairie de Loches
DOB 2017 - © Mairie de Loches
DOB 2017
mise à l'échelle et assemblage : Denis Maljean
  • Vous confirmez ces retards (1 M€ et 1 an) dans votre budget 2017 :
BP 2017 - © Mairie de Loches
BP 2017 - mise à l'échelle et assemblage : Denis Maljean
Cliquez sur le graphique pour l'agrandir (regarder 2017)
  • Vous m'aviez fait remarquer que ma démonstration reposait sur un exercice avec la non-vente de l'école Alfred-de-Vigny... Pourtant, malgré la budgétisation de cette vente (Cf. page 9 BP 2017), nous enregistrons bien 1 an et 1 M€ de retard de réduction de dette.
    D'ailleurs une explication entre les 756 600 €uros de 2016 et les 1 176 600 €uros de 2017 ? (419 K€ de plus)
[Le maire hésite puis indique la mise en vente de l'établissement "Le Presbytère". Une fois de plus, soit on augmente la dette, soit on vend les "bijoux de famille"]
  • Dernières questions sur le fonctionnement cette fois-ci :
    - les subventions aux associations.
    Nous indiquions lors du débat d'orientations budgétaires moins de 150 K€ (20 €/hab.) alors que la moyenne nationale est de 93 €/hab. et que Chinon y consacre 247 K€.
    Page 16 du BP 2017, vous les augmentez à 2014 180 €uros (+60 K€). Aurions-nous été entendus ?

    [Le maire indique qu'il s'agit du nouveau projet en partenariat avec l'association Europe Berry Touraine. Pas de changement]
    - la navette Le Lien semble annoncée comme arrêtée au mois de mars (article de presse du 01/02/2017 à propos des vœux de Mme la maire de Beaulieu). Il s'agissait d'un engagement réciproque avec la Région de 3 ans et non de 2. 112 K€ en 2016, 64 K€ en 2017 (-40%). Cf. page 15
    du BP 2017.
    A posteriori, je pense que vous n'avez jamais cru en ce service. Vous l'aviez proposé sans ambition parce que nous en proposions un quotidien. Vous ne l'avez jamais inauguré, ni correctement communiqué, ni accompagné les usagers pour qu'ils se l'approprient. Vous avez bénéficié d'aides conséquentes de la Région... Pour l'abandonner en rase campagne... Quelle mauvaise gestion du bien public !
Vous l'avez compris : nous ne pouvons voter ce budget 2017.
[Vote CONTRE du groupe de "Loches : changer d'ère !]

lundi 31 août 2015

A propos du groupe de l'opposition "Loches : changer d'ère !"

En cette rentrée, nous vous informons de changements dans notre groupe : Franck ROUSSEL, conseiller municipal de Loches et conseiller communautaire de Loches développement quitte, pour raisons familiales et professionnelles, le lochois.
Créateur et chef d’une entreprise basée à Loches, spécialisée dans la « transition énergétique », il a été une des chevilles ouvrières du programme de notre liste, considérant que le développement durable du territoire devait être le cœur de l’action publique, pas seulement une petite touche verte pour se donner bonne conscience.
Tout nouvel élu municipal, Franck s’est donc tout naturellement investi dans les débats de la mise en place du bus interurbain Loches-Beaulieu, regrettant à la fois sa mise en service à minima (seulement 2 jours par semaine) avec un minibus thermique (gasoil) plutôt qu’électrique, alors même que la première année de fonctionnement est subventionnée par la région Centre-Val de Loire à 80% ! Sans oublier ses interventions pour que les enfants de la CLIS retrouvent toute leur place dans la future école Alfred de Vigny…
Premier élu communautaire issu démocratiquement de l’opposition, Franck s’est beaucoup engagé pour une plus juste représentation des élus minoritaires issus des petites communes ou des oppositions municipales... Son action pour l’intérêt général a également été remarquée lors de la mise en vente des « Bains douches », initialement (et illégalement) réservée à l’actuel gérant, par ailleurs adjoint au maire de Loches et conseiller communautaire ! La Préfecture nous a suivi. 
 
Merci à Franck pour cette année et demi de mandat au service des Lochoises et des Lochois ! 

Comme prévu par la loi, Franck ROUSSEL sera remplacé par Christiane BONVALET au conseil municipal, à qui nous souhaitons la bienvenue.
 
Pour les élu-e-s du groupe :
Denis MALJEAN, Conseiller municipal de Loches.
    
   
Télécharger le communiqué de presse : cliquez ici.
   

vendredi 1 mai 2015

A propos du vote du compte administratif

Trois étapes importantes ponctuent la gestion de l’argent public communal :
  • le débat d’orientations budgétaires, véritable moment de confrontation politique, sans vote (conseil municipal de décembre 2014),
  • le vote budget (conseil municipal de janvier 2015), 
  • le vote du compte administratif, arrêt des comptes de la ville au 31 décembre 2014, le bilan financier annuel (dernier conseil municipal d’avril 2015).
C’est donc à propos du compte administratif qu’il nous semble important de vous alerter.

Notre approche des projets de la ville de Loches est suffisamment divergente de celle du maire et de son équipe pour être passée ici en revue (école Alfred-de-Vigny, future maison des associations, bus interurbain, avenir du centre-ville, place des habitants, etc.). Néanmoins deux sujets importants – qui ne devraient pas être clivants – méritent d’être développés : la gestion de l’emprunt toxique et l’avenir des remparts.

Concernant l’emprunt toxique (3 millions d’euros jusqu’en juillet 2036, soit près d’un tiers de la dette de la ville), le taux est actuellement bloqué à 10% jusqu’en 2017. Le maire et sa majorité municipale ont pris la décision de ne rembourser les intérêts qu’au taux d’usure : en dessous de 3% et de mettre en réserve, en « provision budgétaire », la différence. Soit près de 90 000 euros par an. Or sur le compte administratif 2014 n’ont été provisionnés que 70 000 euros. Ce qui nous semble insincère au regard de la situation de notre dette. Nous avons donc refusé de le voter.

Concernant les remparts : nous avons constaté dans ce compte administratif la provision de 453 851,15 euros. Nous avons demandé que cette somme ne soit pas seulement conservée mais augmentée afin de durablement écarter ce risque permanent pour notre centre-ville, pour la sécurité des riverains, pour l’attractivité de notre territoire. En vain.


Pour les élu-e-s du groupe « Loches : changer d’ère ! », Denis MALJEAN, Conseiller municipal.
 

dimanche 1 mars 2015

A propos du LIEN : la "navette Loches-Beaulieu"



Ce mois-ci doit être lancé, par les maires de Loches et Beaulieu, un nouveau service de bus entre nos deux communes, les mercredis et samedis, seulement. Nous pensons que ce projet de desserte bi-hebdomadaire et le parcours retenu n’est pas un vrai service public ouvert à la population : il manque d’universalité.

En effet, l’ensemble des contribuables lochois et bellilociens va, par l’impôt, contribuer à son financement alors qu’une petite partie de la population pourra en bénéficier. Son rythme et son cheminement excluent les actifs et les parents : plus particulièrement ceux qui, très nombreux, vont tous les jours à pieds avec les enfants jusqu’à leur école ; ceux qui travaillent ou se forment à Vauzelles ; ou ceux qui ne choisissent pas le jour de leur rendez-vous à Pôle Emploi (fermé le samedi).



Notre second point de réticence est le mode de transport retenu qui n’a pas voulu donner sa chance à l’électrique alors même que ce service y est parfaitement adapté (distance, temps de parcours et prix du service). Le subventionnement, à hauteur de 80% la première année, incitait à plus d’ambition et à un projet de moyen terme.

En revanche, il répond partiellement à de réels besoins de nos aînés et semblerait, d’après les déclarations du maire de Loches, pouvoir évoluer tel un ballon d’essai auquel il faudrait laisser sa chance. Nous l’espérons, vraiment !


Pour les élu-e-s du groupe "Loches : changer d’ère !",
Denis MALJEAN, Conseiller municipal.
 

dimanche 1 février 2015

Le bus inter-urbain, aussi en débat au conseil municipal

Attribution des marchés de services concernant la mise en œuvre et l’exploitation d’un service de transport public sur le territoire de Loches et Beaulieu-lès-Loches, explication de vote par Denis Maljean :


" C’est au porte-parole de notre groupe que revient la tâche de l’explication de vote de ce soir.

La majorité d’entre-nous pense que ce projet de desserte bi-hebdomadaire et le parcours retenu n’est pas un vrai service public ouvert à la population. Il manque d’universalité.

Je m’explique : l’ensemble des contribuables lochois va, par l’impôt, contribuer à son financement alors qu’une petite partie de la population pourra en bénéficier. Son rythme et son cheminement exclut les actifs et les parents des écoles. Je pense plus particulièrement aux très nombreux d’entre-eux qui viennent à pieds tous les jours à l’école maternelle Mariaude, ou qui travaillent ou se forment à Vauzelles, ou ne choisissent pas le jour de leur rendez-vous à Pôle Emploi.

Le second point de réticence est le mode de transport retenu qui n’a pas voulu donner sa chance à l’électrique alors même que ce service y est parfaitement adapté (distance, temps de parcours et prix du service). Le subventionnement incite à l’ambition et au projet à moyen terme.
 

En revanche, il répond partiellement à de réels besoins de nos aînés et semblerait, d’après vos déclarations, M. le maire, pouvoir évoluer, tel un ballon d’essai auquel il faudrait laisser sa chance.

Voilà pourquoi certains d’entre-nous s’abstiendront, alors que d’autres voteront contre.

Je vous remercie de votre attention. "

Pour le groupe de l'opposition, le porte-parole,
Denis MALJEAN, Conseiller municipal de Loches.
 
 
POUR : 23 (les élu-e-s de la majorité municipale + Anne Paquereau)
ABSTENTION : 1 (Marc Vincent)