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dimanche 15 décembre 2019

Rapport d’orientations budgétaires 2020, intervention de Denis Maljean

Pour en venir au rapport, ou plutôt au débat, d’orientations budgétaires, M. le maire : la configuration spéciale du Conseil municipal de ce soir invite à aller à l’essentiel.
Nous sommes mi-décembre 2019 : ROB 2020. Suivant un délai légal de 2 mois, le vote du BP 2020 aura lieu mi-février 2020, soit 1 mois avant les élections municipales…

Même s’il s’agit d’une obligation légale, je ne commenterai pas la note de contextes international et national, à l’exception de l’exonération de taxe d’habitation qui, bien que « compensée », remet en cause le principe de libre administration des collectivités, donc du poids de la démocratie locale…

Concernant les orientations budgétaires pour la Ville de Loches, je trouve, nous trouvons, peu d’intérêt à commenter des chiffres et tableaux de chiffres, aussi je réitère mon choix de l’an dernier de procéder en illustrant mon propos sous forme d’un bilan de mandat.
Non, M. le maire, cette première présentation fin 2018 n’était pas un premier acte de campagne électorale mais une exigence : celle de rendre concrets vos choix et vos priorités budgétaires de ces dernières années.
Avec un effort pédagogique et citoyen aussi, en mettant en garde les électrices et les électeurs à propos de catalogues de promesses qui leur seront prochainement adressées…

Évaluation du mandat 2014/2020
Cliquez pour agrandir

A propos du fonctionnement, le bilan est plutôt… mitigé : si des évolutions sont notables du côté des actions pour renforcer la notoriété de la ville - d’ailleurs elles ne relèvent pas uniquement de la compétence communale - on ne peut pas en dire autant du “confortement des services à la population”...
Au point de constater que certaines propositions n’avaient été formulées que de façon illusoires voire uniquement électorales ! Je pense plus particulièrement à : 
  • La transformation du boulevard Philippe-Auguste en lieu de spectacle !
  • L’accompagnement de porteurs de projets tels que bowling ou laser game !
  • La patinoire hivernale des Bas-Clos !
  • La promotion de l’apprentissage des langues !
  • La “brigade d’intervention rapide” (déjections canines, propreté) !
  • L’accueil de formation pour les demandeurs d’emplois...
  • Et l’ABANDON, faute d’étude sérieuse préalable puis de promotion active, du service de bus interurbain !

Bref, une gestion constante et courante des services de la Ville, avec des efforts croissants demandés aux personnels depuis plus de 5 ans.

A propos de l’investissement maintenant, le bilan en progression par rapport à l’an dernier reste tout autant mitigé par rapport à VOS promesses.
Certes, nous avons eu l’ouverture de la Maison des associations, même si les limites de l’outil sont déjà perceptibles ;
Certes le pôle scolaire élémentaire  a été rénové, même si la canicule en a démontré les limites ;
Certes le plan local d’urbanisme vient d’être révisé, puis viendra le plan de sauvegarde et de mise en valeur du Site patrimoine remarquable (ex Secteur sauvegardé) ;
Mais AUCUNE de vos propositions d’investissement pour le “développement de l’activité économique : le nerf de la guerre !” [sic] n’ont été tenues !
AUCUN aménagement cyclable n’a été ne serait-ce expérimenté !
Sans parler d’extension de squares, refonte de grands carrefours aux problèmes connus !
Dois-je d’ailleurs rappeler le résultat des mises en ventes de biens communaux ?!
Une auberge de jeunesse ?!
L’état de la voirie communale...
L’extension de cheminements piétonniers...
Des aires de pique-niques...

Sans oublier la dette dont nous reparlerons...

Quelles sont donc vos perspectives pour 2020 et le mandat suivant ? [2020/2026]
De nombreux projets à “l’étude”... C’est pratique les “études” : un retard, un étude !
De lourds investissements sont d’ores et déjà engagés :
  • La gare scolaire, dont personne ne pourra sérieusement contester la nécessité... Un priorité depuis les années 95 !
  • La collégiale, dont l’état de conservation préoccupant ne permet plus d’attendre ;
  • Les remparts, dont les opérations de sécurisations ne pourront cesser d’être engagées...


Les marges de manœuvres sont minces et les conditions plus que contraintes au regard des obligations et de l’endettement de notre Ville !

Evolution de la dette de la ville de Loches pendant le mandat 2014/2020

  • 13,5 M€ (à 14M€) en 2020 ; 10,5M€ (avec le Fonds de soutien de l’Etat, donc toujours nos impôts) !
  • 1M€ de plus qu’en 2014... Certes, “sécurisée”, mais encore bien élevée.
  • Une ville qui vieillit et qui s’isole, à l’écart d’une métropole qui concentre de plus en plus les richesses et les services !
  • Un territoire vaste - trop vaste [la com’ com’ LST] - en difficultés croissantes, au bord de la rupture... Sociale plus particulièrement.


Pourtant, il n’y a aucune fatalité !
Les atouts sont identifiés ;
Les leviers de communication - route, rail, fibre optique - ne demandent qu’à être actionnés !
Les énergies dissipées par la multiplicité des dossiers et d’études ne demandent qu’à être remobilisées et priorisées...
La demande civique n’a jamais été aussi forte...
[Comme toujours, les volontaires manqueront]

Bref, vous l’avez compris, nous dressons le simple bilan de plusieurs années de retard.

mercredi 2 octobre 2019

A propos du « Site patrimonial remarquable » (SPR, ex « secteur sauvegardé ») de Loches

© Ville de Loches
Comme chaque année, depuis 35 ans cette année, les Journées européennes du Patrimoine ont rencontré un large succès populaire auprès d’un public varié à Loches, comme sur l’ensemble du territoire, confirmant un véritable intérêt des habitants pour le Patrimoine, sa conservation et sa mise en valeur ; qu’il s’agisse du Patrimoine monumental, archéologique ou bâti de propriétés privées exceptionnellement ouvertes à la visite…


 
Si la conservation du Patrimoine relève bien de missions de l’Etat et des collectivités territoriales par le classement ou l’inscription au titre des Monuments Historiques, l’entretien et la mise en valeur, l’ouverture au public… Elle dépend aussi largement du civisme des habitants par l’entretien et la restauration régulière de leurs propriétés. 

A Loches depuis 40 ans existe un « secteur sauvegardé » en centre-ville qui confirme que le Patrimoine est un tout : les monuments historiques majeurs et leur environnement urbain et naturel. Depuis 1 an, est entamée la révision du « plan de sauvegarde et de mise en valeur » du SPR* car son règlement de 1979 est aujourd’hui inadapté non seulement aux exigences environnementales actuelles de l’habitat mais aussi aux perceptions actuelles de sa conservation. 
  
Un bureau d’études rassemblant architecte du Patrimoine, sociologue, historien et géomaticien accompagne d’ailleurs la Ville de Loches dans sa démarche qui relève toujours et encore du civisme de la population. En effet, pour parfaire son diagnostic, le bureau d’études doit réaliser 200 à 300 fiches d’immeubles, il n’a actuellement pu avoir accès à seulement une vingtaine d’habitations. Si la méfiance des propriétaires est légitime, ces visites d’immeubles « de la cave au grenier » n’ont pour unique objectif la meilleure connaissance du Patrimoine bâti pour ajuster au mieux sa nouvelle réglementation ; pour éviter, par exemple, que comme en 1979, nombres de constructions soient désignées comme devant être « à démolir » pour « dégager » la vue sur les remparts : une perception aujourd’hui dépassée.
 
Nous ne pouvons ici que relayer leur appel à ouvrir les portes des maisons et à répondre aux demandes de rendez-vous. 


Pour les élu.e.s de « Loches : changer d’ère ! »,
Denis Maljean, Conseiller municipal. 

 

jeudi 26 septembre 2019

Une journée Patrimoine à Loches

jeudi 6 juin 2019

A propos de Patrimoine historique [suite]

La tribune, signée par notre groupe, à propos de la collégiale Saint-Ours a fait sortir de sa réserve le maire honoraire de Loches, Jean-Jacques Descamps.
Notre réponse, point par point à ses observations patrimoniales, mérite d’être connue de tous afin de clarifier la perception un peu différente que nous avons de son bilan [qualifié sous l’angle financier de catastrophique* par “tous les observateurs objectifs”] :

  • Hôtel de Ville & Porte-Picois, dont les eaux pluviales ont déjà entamé la façade restaurée, verdie côté rue Saint-Antoine ; et imbibé le pignon Est jusque dans la salle des mariages...
  • Chancellerie dont on vous laisse constater l’état des peintures du rez-de-chaussée des salles d’interprétation...
  • église Saint-Antoine qui n’était ni inscrite ni classée... Donc bien moins prioritaire que Saint-Ours ! Et dont on peut déplorer que la “mise en lumière” du patrimoine religieux ressemble d’avantage à une chambre mortuaire, bien peu visitée...
  • remparts dont il a fallu attendre deux effondrements pour interventions plutôt qu’un entretien préventif, ce que nous déplorions effectivement dans notre tribune... 
  • Porte royale dont la première étanchéité ratée de la terrasse et les trop rares interventions ponctuelles ont eu raison des voûtes des salles d’étage et des collections “Musée de France” qui y étaient exposées !
  • tombeau d’Agnès Sorel dont la précipitation a nécessité de nouvelles interventions de restauration pour éviter que les scellements inadaptés n’aient raison du gisant d’albâtre...
  • Tour Saint-Antoine dont l’accès et la valorisation de visite nous sont promis depuis au moins 3 mandats. Elle n'aura servi que de pylône pour les antennes de vidéo-surveillance...
  • Quant au patrimoine privé et au “petit patrimoine”, nous vous faisons grâce de commenter les situations bloquées de la "Maison du Centaure" ou du fiasco de l’ancienne école Alfred-de-Vigny !

Nous nous réjouissons qu’enfin débutent les travaux de la collégiale, dont nous avons voté toutes les délibérations en ce sens. Lochois.es, nous sommes tous ambassadeurs du Patrimoine exceptionnel de notre ville que nous aurons coeur à faire découvrir aux nôtres cet été !

 
*Cf. rapport de la Chambre régionale des comptes, fin 2012


Les conseiller.e.s municipaux du groupe « Loches : changer d’ère ! »

 

mercredi 1 mai 2019

A propos de Notre-Dame

© Libération
« NOTRE DRAME » titrait en une, avec justesse, le journal Libération, au lendemain de l’incendie du lundi 15 avril 2019 qui venait de détruire irrémédiablement la charpente du XIIIe siècle de la cathédrale Notre-Dame de Paris et sa flèche, de l’architecte Eugène Viollet-le-Duc [« pionnier » de la restauration des Monuments Historiques au XIXe siècle], mais aussi d’endommager et de fragiliser une part importante – encore à déterminer – de ses maçonneries.
Croyant ou non-croyant, personne n’a pu rester indifférent au sort de cet édifice à la fois religieux et patrimonial, mondialement connu, entre autres, par l’œuvre de Victor Hugo et ses nombreuses adaptations. L’effroi d’une telle perte a entraîné une immense vague de générosité, son lot de prises de paroles publiques et de déclarations d’intentions… Parfois des plus percutantes ! Aux dépens de l’expression de spécialistes, réduite à presque néant au motif d’un « devoir de réserve » de plus en plus restrictif, par la volonté des institutions et surtout du politique.
Quelques architectes et historiens de l’art en colère ont pu dénoncer la gestion calamiteuse par la France de son patrimoine, qui privilégie la reconstruction à l’entretien préventif.

Comment ne pas faire écho avec notre collégiale Notre-Dame ? Ancien vocable de l’église Saint-Ours, classée au titre des Monuments Historiques par la liste de 1840, suite à la demande de Prosper Mérimée aux préfets de dresser la liste des monuments de leur département dont ils estimaient la restauration prioritaire… Un « édifice d'une étrange et sauvage beauté, unique au monde » l’aurait décrite Viollet-le-Duc. Elle est aujourd’hui présentée par le maire et sa majorité comme « un édifice en danger » !
Ici, nulle violence immédiate des flammes, évidemment. La pluie et le temps seulement qui rongent petit à petit les monuments… Mais qui nous incite à nous demander ce qu’en ont bien fait celles et ceux qui en étaient en responsabilité ces 25 dernières années ?!
  


samedi 9 mars 2019

Budget 2019 : pourquoi nous avons voté contre

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que notre intervention lors du débat d’orientations budgétaires 2019, à l’occasion duquel nous avons proposé un bilan des promesses de campagne de la majorité municipale, a fait couler beaucoup d’encre :
  • la NR a publié son propre bilan, le 2 janvier,
  • le maire y a consacré son édito du Loches actualités de janvier,
  • et la première adjointe, sa tribune du dernier bulletin municipal.
 
À notre lecture factuelle, point par point (de couleur) de ces promesses, nous n’avons eu que des réponses d’intention mais aucune démonstration ! N’en déplaise au maire, le débat démocratique se construit dans la confrontation des idées et des points de vue : nous attendons donc, comme les Lochois(e)s, des réponses précises, point après point. Et malgré ce qu’écrit la première adjointe, le mandat s’étend de 2014 à 2020, 6 ans, pas 10 ou 12 ans !

Le budget 2019, dernier budget du mandat en exercice, ne permettra absolument pas au maire et son équipe de boucler ses promesses de campagne.
À ce jour, nous maintenons que 5 ont été tenues, 6 quand la maison des associations sera ouverte (seule promesse propre à ce mandat !), 16 sont à des stades d’avancement très différents : 22 sur 66. Les deux autres tiers ont été abandonnés ou doivent être mis à l’ouvrage en un an... Ce qui a motivé notre votre contre ce budget.

Vote contre le compte administratif (bilan financier) 2018 également, car le maire semble satisfait de sa gestion, mais :
  • L’ancienne école Alfred-de-Vigny a-t-elle été enfin vendue ? NON
  • La vie quotidienne des Lochois(e)s s’est-elle améliorée ???
    (à l’exception de quelques remplacements de chaudières ou de l’isolation de l’école Lamblardie)
  • L’augmentation des impôts locaux était-elle indispensable ? NON
    (+1 point de taxe foncière, +15% de taxe d’habitation par suppression d’un abattement)
  • La dette, dont nous ne souhaitons absolument pas qu’elle devienne l’unique caricature de nos propos, s’élevait à 17 214 255,24 € au 31/12/2018. 
 
Pour les élu.e.s du groupe "Loches : changer d’ère !",
Denis Maljean, conseiller municipal.
 
 

lundi 21 janvier 2019

A propos de promesses électorales...

Le rapport d’orientations budgétaires 2019, étape préalable au vote du budget de la ville de Loches, a été débattu lors du dernier conseil municipal de décembre. A cette occasion, nous avons rappelé qu’il s’agissait du dernier débat politique budgétaire du mandat : le budget 2020 étant voté juste avant les élections municipales. Aussi, nous nous sommes évertués à vérifier si ce dernier budget en exercice permettrait au maire et à son équipe de boucler ses promesses de campagne de 2014... Et le moins que l’on puisse affirmer, c’est qu’on est bien loin du compte !

En effet, sur 66 promesses du “projet 2014-2020”, 5 seulement ont été réalisées et concernent, pour les plus gros investissements, la modernisation du pôle scolaire, engagée lors du précédent mandat. 16 sont en cours de réalisation à des stades d’avancement très différents si l’on compare, par exemple, la maison des associations, annoncée pour la fin d’année 2019, et la restauration de la collégiale Saint-Ours, qui s’ouvre pour les 10 années à venir. 8 propositions n’ont pas été évaluées car ne relevant pas directement des compétences notre commune : développement économique ou hôpital. Et à ce jour, 37 promesses n’ont pas été tenues ! Beaucoup concernent des aménagements urbains ou routiers dont le lancement “d’études” ne manquera pas d’être annoncé dans les 14 prochains mois !

“Ces actions ont été chiffrées et seront réalisées sans aucune augmentation d’impôts” promettaient le maire et son équipe, ce qui est faux puisque qu’une augmentation de taxe foncière et la suppression d’un abattement sur la taxe d’habitation ont été votées en 2018. Et “sans endettement supplémentaire” s’engageaient-ils ! Alors qu’il leur faudrait maintenant un second mandat 2020-2026 pour retrouver l’endettement déjà élevé de 9 millions d’euros de 2014... Il est de 17 millions en 2019.

 
Pour les élu.e.s du groupe “Loches : changer d’ère !”,
Denis Maljean, Conseiller municipal.


Vous pouvez évidemment retrouver notre évaluation complète ci-dessous :

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